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Nouveau projet de gazoduc de 4,5 milliards au Québec

Le tronçon de 750 km partirait du nord-est de l'Ontario pour aboutir au port méthanier de Saguenay

Le projet de gazoduc, mené par le promoteur Gazoduq, partirait du nord-est de l'Ontario pour, en passant par l’Abitibi et le lac Saint-Jean, aboutir au terminal méthanier Énergie Saguenay, à Grande-Anse.
Photo courtoisie Le projet de gazoduc, mené par le promoteur Gazoduq, partirait du nord-est de l'Ontario pour, en passant par l’Abitibi et le lac Saint-Jean, aboutir au terminal méthanier Énergie Saguenay, à Grande-Anse.

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Un nouveau projet de gazoduc de 4,5 milliards de dollars pourrait voir le jour au Québec. Le gazoduc de 750 kilomètres servirait à alimenter en gaz naturel le futur port méthanier de Saguenay.

Le projet de gazoduc, mené par le promoteur Gazoduq, partirait du nord-est de l'Ontario pour, en passant par l’Abitibi et le lac Saint-Jean, aboutir au terminal méthanier Énergie Saguenay, à Grande-Anse.

«C’est un projet porteur qui sera très important pour l’économie du Québec», a indiqué au Journal le président de Gazoduq, Louis Bergeron.

Si tout se déroule comme prévu, la construction du gazoduc long de 750 km débuterait en 2022 pour une mise en service en 2024-2025. Ce projet de gazoduc de 4,5 milliards de dollars vient s’ajouter au projet de terminal méthanier Énergie Saguenay de 9,5 milliards de dollars annoncé en grande pompe en 2014.

Le promoteur Gazoduq prévoit déposer prochainement son projet au ministère de l’Environnement afin de recevoir l’aval du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), ainsi qu’à l’Office national de l’énergie (ONÉ), pour approbation.

Selon M. Bergeron, ce projet de gazoduc «se fera avec la collaboration des communautés locales et autochtones concernées».

Une vaste démarche de consultation et d’information débutera au cours des prochains mois, pour présenter le projet et répondre aux questions des citoyens, assure-t-on.

Le gazoduc devra tenir compte de zones sensibles comme le réservoir Gouin, le lac Abitibi, le lac Saint-Jean, des aires de répartition du caribou forestier et de nombreuses aires protégées, zecs et pourvoiries.

Le promoteur dit écarter d’emblée l'idée de faire passer le gazoduc dans des aires protégées ou des parcs nationaux.

Investissements massifs

Ce projet de gazoduc permettra de fournir du gaz naturel de l’Ouest canadien au complexe Énergie Saguenay, dont les activités doivent démarrer en 2025.

Les retombées économiques du terminal méthanier sont estimées à 810 millions de dollars annuellement.

Le projet Énergie Saguenay, mené par le promoteur GNL Québec, nécessitera des investissements de 9,5 milliards de dollars (7,2 G$ US) et prévoit l'exportation annuelle, par bateaux, de 11 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL) vers l’Europe et l’Asie.

Une fois liquéfié, le gaz naturel occupe 600 fois moins d’espace que dans son état «normal».

Pendant la phase de la construction, qui s’échelonnerait sur plusieurs années, le projet pourrait générer jusqu’à 4000 emplois directs sur le site, en période de pointe.

Parmi les promoteurs de ce projet de gazoduc se trouve le même groupe d’investisseurs que pour le projet de port méthanier Énergie Saguenay, soit les firmes américaines Freestone Capital et Breyer Capital.

James Breyer, de Breyer Capital, a mené de nombreux projets d’investissements en capitaux de risque ces dernières années.

Il faisait notamment partie des premiers investisseurs liés au réseau social Facebook. Sa fortune personnelle est estimée à plus de 3 milliards de dollars US.