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Le Rouge et Or prendra part à la Coupe Vanier pour une troisième année consécutive

Le Rouge et Or massacre les X-Men 63 à 0 et s’en va à la Coupe Vanier

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Le Rouge et Or de l’Université Laval a obtenu son billet pour une troisième Coupe Vanier consécutive.

Dans un match à sens unique comme tous s’y attendaient, le Rouge et Or a disposé, samedi au PEPS, des X-Men de St.Francis Xavier par la marque de 63-0 pour mettre la main sur la coupe Uteck.

En quête de son 10e titre national en 12 participations à la rencontre ultime, le Rouge et Or obtiendra sa revanche face aux Mustangs de Western, samedi prochain à la maison à l’occasion de la 54e édition de la Coupe Vanier. Les champions en titre ont remporté la Coupe Mitchell en disposant des Huskies de la Saskatchewan par la marque de 47-24, samedi à London. L’an dernier à Hamilton, le Rouge et Or s’était incliné au pointage de 39-17.

Le Rouge et Or a donné le ton en partant en marquant des touchés à ses deux premières possessions pour se forger une priorité de 39-0 à la demie en vertu de cinq passes de touché du joueur par excellence du match Hugo Richard. L’attaque terrestre a contrôlé le match en deuxième avec Alexis Côté qui a amassé 207 verges en 23 courses. Le Rouge et Or a terminé le match avec des gains de 658 verges comparativement à 104 pour les champions de l’Atlantique.

« On s’attendait à une meilleure opposition et à ce que leur front offensif soit plus physique, a souligné l’entraîneur-chef Glen Constantin. La force et l’intensité sont des aspects difficiles à évaluer sur vidéo. Notre front défensif est plus petit, mais il bouge très, très bien et il a beaucoup de levier. Ou bien on a sous-estimé notre équipe ou surestimé nos adversaires. Je ne me plaindrai pas d’avoir eu un match plus facile contrairement à l’an dernier à Calgary où nous avions rencontré de l’adversité avant la Coupe Vanier. »

Plan de match solide

Auteur de cinq passes de touché avant de quitter après la première série en deuxième demie, Richard se réjouissait que Dame nature ait été clémente. « Ce matin (samedi), je suis passé au terrain avant de me rendre au vestiaire et j’étais vraiment content quand nous sommes sortis, a raconté le pivot qui a complété 22 de ses 27 passes pour 327 verges. Nous avons été chanceux. Dans de telles conditions, on ne se pose pas de questions et on peut faire tout ce qu’on veut. Quand on est prêt et qu’on exécute de cette façon, des choses comme ça arrivent. »

« J’aimerais revoir l’interception et quelques passes imprécises, de poursuivre Richard, mais nous avions un plan de match blindé et nous étions prêts à toutes les éventualités. Les schémas défensifs des X-Men n’étaient pas très variés. Ils ont été fidèles à ce qu’ils faisaient sur film. »

Dans le camp adverse, Gary Waterman ne pouvait que constater les dégâts. « Nous n’avons pas joué aussi bien qu’on souhaitait, mais crédit à Laval, a résumé le pilote des X-Men. Laval a très bien exécuté. Ils misent sur un quart-arrière de 5e année et une bonne ligne offensive. On aurait aimé les ralentir après leurs deux premiers touchés en début de match, mais nous n’avons pas été en mesure de le faire. Je suis fier de nos joueurs. Peu de monde nous voyait remporter le titre de l’Atlantique avec un nouveau quart-arrière, mais une poussée en fin de saison nous a permis de gagner. »

Premières séries de rêve pour Forbes-Mombleau

À sa première demi-finale canadienne, la recrue Vincent Forbes-Mombleau s’est illustrée avec trois touchés.

Le demi inséré a capté neuf passes pour 104 verges. « N’importe qui aurait pu être aussi utilisé, a souligné Forbes-Mombleau. Leur système n’était pas compliqué et Hugo (Richard) l’a bien décortiqué. Je suis vraiment content de ma performance et de celle de toute l’équipe. On s’en va au show. »

À ses premiers pas universitaires, le produit du campus Notre-Dame-de-Foy vit une saison de rêve, lui qui a mérité un poste de partant tôt dans l’année. « C’est pour vivre de grandes émotions comme ça que j’ai choisi Laval, a-t-il exprimé. On s’en va jusqu’au bout et je suis vraiment fier. »

Lancé dans la mêlée en deuxième demie, Alexis Côté a terminé la rencontre avec des gains de 207 verges et trois majeurs en 23 portés. « Je ne m’attendais pas à ça, a résumé le porteur de 3e année avec son plus beau sourire. Je suis super content. C’est ma responsabilité d’être prêt quand on fait appel à moi. Nous sommes en demi-finale canadienne et je voulais montrer de belles choses. C’est respectable 200 verges. »

« Malgré l’écart, j’étais affamé et je n’avais pas le choix parce que la ligne offensive me donnait toujours trois ou quatre verges en repoussant le front défensif. Je n’avais qu’à suivre mes trous. »

Fermer les brèches

Samuel Thomassin est l’un des gros bonshommes qui ont ouvert la voie à Côté. « On a dominé physiquement en contrôlant leur front, a souligné le garde étoile. En frappant en partant, on les a assommés et ça leur tentait moins de jouer. »

La défensive du Rouge et Or a limité Jordan Socholotiuk à 43 verges en 18 courses, lui qui en avait amassé 1009 en saison. « C’était vraiment important de contrôler leur porteur de ballon, a expliqué le secondeur Kean Harelimana, auteur de 6,5 plaqués, un échappé recouvert et un provoqué. Il faisait de bonnes lectures, mais notre front a bien fermé les brèches. On avait une bonne cohésion et on a été plus physique qu’eux. Malgré l’écart, nous sommes demeurés concentrés sur la tâche parce qu’on voulait préserver le zéro. »