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Roy s’oppose à l’envoi de joueurs de 19 ans dans la LAH

L’entraîneur des Diables rouges affirme que les DG de la LNH sont « égoïstes »

Patrick Roy n’accueille pas avec enthousiasme la proposition de certains directeurs généraux de la LNH de permettre à des joueurs de 19 ans de jouer dans la Ligue américaine.
Photo d’archives, Simon Clark Patrick Roy n’accueille pas avec enthousiasme la proposition de certains directeurs généraux de la LNH de permettre à des joueurs de 19 ans de jouer dans la Ligue américaine.

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L’idée de permettre à des choix de première ronde de 19 ans appartenant à une équipe de la Ligue canadienne de jouer dans la Ligue américaine de hockey, plutôt que d’être obligés de revenir au niveau junior comme c’est le cas actuellement, ne plaît pas à l’entraîneur-chef et directeur général des Remparts de Québec, Patrick Roy. Mais alors, vraiment pas !

Cette possibilité a été évoquée la semaine dernière lors de la rencontre des directeurs généraux de la LNH, tenue en marge de la cérémonie d’intronisation au Temple de la renommée du hockey à Toronto. C’est que certains dirigeants aimeraient avoir la possibilité d’envoyer des choix de premier tour dans la LAH pour ainsi conserver l’option de les rappeler dans la grande ligue, si elle les juge prêts à le faire. À l’heure actuelle, un joueur de 19 ans appartenant à une équipe de la Ligue canadienne de hockey n’est pas admissible à jouer dans la Ligue américaine. C’est la LNH ou le junior, point final.

Mauvais à long terme

Marc Bergevin s’est d’ailleurs montré en faveur d’une telle mesure, lui qui se serait probablement prévalu de cette option avec Nick Suzuki cette année.

Mais, pour Roy, les directeurs généraux de la LNH font preuve d’égoïsme en proposant de telles modifications au règlement.

« La pépinière de la LNH, ça restera toujours le hockey junior. Si tu enlèves les meilleurs joueurs, qu’est-ce que tu fais à ton produit ? Tu le diminues ! Les équipes de la LNH ne doivent pas oublier que ce n’est pas parce que tu as repêché un joueur que tu dois négliger le développement des plus jeunes qui seront eux aussi repêchés dans quelques années. Ces jeunes ont besoin de jouer contre les meilleurs pour se développer. Je trouve ça égoïste de penser comme ça. C’est vraiment de penser à sa petite personne plutôt que de voir plus large », a-t-il déploré.

Des exceptions

La LHJMQ, comme les deux autres ligues canadiennes, doit déjà composer annuellement avec de lourdes pertes de joueurs de 18 ou 19 ans qui parviennent à percer leur formation de la LNH.

Roy s’est d’ailleurs retrouvé dans les deux situations. En 2006, il avait dû mettre une croix sur Marc-Édouard Vlasic, puisque ce dernier avait réussi à se tailler une place dans la LNH à 19 ans, puis, en 2013, il avait gardé Nathan MacKinnon avec l’Avalanche alors que ce dernier était âgé de 18 ans.

Mais ça, ce sont des exceptions. Des exceptions qui avaient au préalable été développées dans le hockey junior en se mesurant aux meilleurs joueurs, ajoute-t-il.

« Les joueurs européens ou autres qui viennent ici, c’est parce qu’ils pensent que c’est la meilleure ligue. Si la LCH est la meilleure ligue, c’est parce qu’on y trouve les meilleurs joueurs. C’est un héritage que ces gars-là laissent aux plus jeunes dans leur développement. D’accepter d’envoyer ces joueurs dans la Ligue américaine serait se tirer dans le pied, point à la ligne. »

L’entente entre la Ligue canadienne de hockey et la LNH viendra à échéance dans un an.

 

Philipp Kurashev sur une bonne séquence

Philipp Kurashev
Photo d'archives, Simon Clark
Philipp Kurashev

Ce n’est un secret pour personne que l’apport offensif de Philipp Kurashev avec les Remparts est primordial aux succès de l’équipe.

Grâce à dix points à ses trois derniers matchs, Kurashev venait samedi au sixième rang des pointeurs de la LHJMQ avec 33 points en 22 matchs et presque deux périodes (il reste 21 min 54 s à jouer contre Gatineau dans un match qui sera conclu en janvier).

Pas de doute que le centre suisse livre la marchandise sur le plan offensif.

« Ce qu’il me donne beaucoup, c’est son éthique de travail et son approche. Son mental est excellent. Je le sens réceptif et il veut apprendre. Il sait très bien que quand je lui donne des conseils, c’est dans un seul et unique but : celui de lui permettre de jouer professionnel. Il sait qu’on prend attention aux détails pour lui rendre service », a mentionné Patrick Roy.

Cette éthique de travail, justement, est un aspect que certains recruteurs lui avaient reproché l’an dernier. Considéré par certains comme un possible espoir de première ronde en début de saison, il avait finalement glissé jusqu’au troisième tour. Pour Roy, ce manque d’intensité par moment qu’on lui reprochait, il ne l’a pas vu cette année.

« Il n’est pas toujours parfait, mais au niveau de l’intensité, il l’est presque. Il y a une hargne dans son jeu dernièrement que j’aime beaucoup. »

Rimouski en visite

Kurashev tentera de continuer sur sa séquence offensive dimanche après-midi, alors que l’Océanic de Rimouski sera en ville. La troupe de Serge Beausoleil aura assurément le couteau entre les dents puisque les Remparts avaient balayé la série de deux matchs dans le cadre du week-end des rivalités, il y a quelques semaines.

« C’est sûr qu’ils vont avoir le couteau entre les dents. C’est une très bonne équipe. Ils ont remporté une belle victoire contre Bathurst hier (vendredi). On va devoir être prêts pour ce match, car je m’attends à un bon match de leur part. »

Par ailleurs, Dereck Baribeau s’est de nouveau entraîné avec les Remparts avec un chandail vert (sans contact), samedi après-midi. Patrick Roy aimerait pouvoir l’utiliser vendredi prochain lors de la visite des Foreurs de Val-d’Or.