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Début de match fatal

Les Diables rouges accordent 4 buts en 1re période et l’Océanic l’emporte 5 à 1

Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »
Photo Annie T. Roussel Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »

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Quatre buts sur les cinq premiers lancers du match. C’est ce dont a eu besoin l’Océanic de Rimouski pour venir à bout des Remparts de Québec, dimanche après-midi, au Centre Vidéotron.

La formation de Serge Beausoleil a quitté Québec avec une victoire de 5-1, une douce revanche après que les Diables rouges eurent balayé la série face aux Rimouskois lors du week-end des rivalités, à la fin du mois d’octobre.

Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »
Photo Annie T. Roussel

« Quatre buts, c’est un déficit dur à reprendre. Ça nous a mis au fond du baril dès le début. On a quand même bien travaillé et on n’a pas lâché. Si on avait marqué sur la moitié des chances qu’on a eues, d’après moi, c’est un match égal », a déploré le capitaine des Remparts, Benjamin Gagné.

Trio productif

Les Remparts auraient en effet pu rétrécir l’écart à plusieurs reprises, dont sept fois en avantage numérique, mais en vain. L’Océanic a été particulièrement efficace à bloquer l’enclave.

Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »
Photo Annie T. Roussel

« Leur talent a joué un rôle en début de match. De l’autre côté, je suis fier de mes joueurs parce que ce ne sont pas des situations faciles. Tomber 0-4 et continuer à pousser, mettre de la pression et t’accrocher pour revenir, ça me rend fier. J’ai toujours cru qu’on pouvait revenir dans ce match. Leur gardien a fait les arrêts importants », a par la suite analysé Patrick Roy.

Du côté de l’Océanic, le trio formé de Jimmy Huntington, Alexis Lafrenière et Olivier Garneau a mené la charge offensivement, récoltant à eux trois un total de dix points dans le match.

« On s’attendait à un gros match, a mentionné l’attaquant Huntington. On n’avait pas digéré ce qui s’était passé lors du week-end des rivalités. On savait que ce serait un gros match, que ça allait brasser. Notre ligne est partie avec force et les autres ont suivi. »

Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »
Photo Annie T. Roussel

Avec un but et trois aides, Olivier Garneau en compte maintenant huit en trois parties contre son ancienne formation. Il a d’ailleurs été nommé la deuxième étoile du match, ses compagnons de trio récoltant les deux autres mentions d’honneur de cette rencontre.

Roy en désaccord

Patrick Roy n’a pas voulu mettre le blâme sur Anthony Morrone, qui a cédé quatre fois sur 21 lancers dimanche. « C’est un douzième match de suite pour lui, il fait un job incroyable pour nous autres. Il n’est pas responsable. »
Photo Annie T. Roussel

 

Et ça, Patrick Roy ne l’a pas digéré.

« Ils doivent avoir fait de quoi d’extraordinaire, a-t-il tout d’abord lancé sur un ton sarcastique. Ça me fait rire quand je vois les trois étoiles, c’est uniquement relié aux statistiques. [Andrew] Coxhead a joué tout un match, [Matthew] Grouchy a été incroyable. Quand je sors et que je vois les trois étoiles de l’autre bord dans un match où on a dominé au niveau des lancers, je suis obligé de dire que ça n’aide pas mes cheveux gris », a-t-il poursuivi, avant de pester contre les statisticiens de la LHJMQ qui choisissent les trois étoiles à chaque match au Centre Vidéotron.

« Ils sont dus pour un meeting avec nous », a-t-il ajouté.

Serge Beausoleil et le doux chant des sirènes

Possible, en cinq minutes d’entrevue d’avant-match avec les médias de Québec, de parler de mythologie grecque et de cadeaux de Noël ? Pour l’entraîneur-chef de l’Océanic de Rimouski, Serge Beausoleil, ça se fait en claquant des doigts.

Le coloré entraîneur y est allé de toutes sortes d’images, dimanche avant la rencontre, pour parler de sa formation et de la saison en cours dans la LHJMQ. Tout d’abord questionné à savoir s’il croit que les attentes élevées placées envers son équipe en début de saison avaient eu un effet pervers sur ses joueurs, Beausoleil a puisé dans ses connaissances mythologiques.

« Dans la mythologie grecque, les chants des sirènes attiraient les marins et les navires se fracassaient sur la rive puis les sirènes s’en nourrissaient, a-t-il tout d’abord rappelé. L’effet des attentes envers nous, j’appelle ça des sirènes. On a beau les prévenir et dire aux joueurs de rester centrés sur nous, il reste qu’il y a beaucoup de bruit autour de notre équipe et, parfois, ils oublient. »

Beausoleil a par la suite avoué avoir aimé la dernière séquence de cinq matchs à domicile qui a permis à l’Océanic de récolter huit points sur une possibilité de dix.

« On a eu un mois d’octobre difficile, et parfois ça fait du bien de revenir sur terre », a-t-il reconnu.

Et les cadeaux

Un confrère lui a par la suite demandé s’il était surpris de voir à quel point le classement était serré dans l’Association de l’Est. En ce moment, six points séparent la quatrième de la huitième place. Les Remparts et l’Océanic se retrouvent quant à eux à seulement quatre points d’écart, en faveur de Rimouski.

Beausoleil a donc tout d’abord fait l’éloge des Diables rouges, rappelant que cette formation comptait sur « quatre choix de première ronde en attaque et deux Euros de très grande qualité ».

On lui a alors rappelé qu’être un choix de premier tour, ce n’était pas gage de tout. En acquiesçant, Beausoleil a donné l’exemple de Louis-Filip Côté qui, à 19 ans, a véritablement pris son envol cette année avant de se blesser au genou.

Puis, l’autre image est arrivée.

« Les gars, ce ne sont pas des cadeaux de Noël, ils ne se développent pas tous en même temps ! »

Au diable, les clichés !

1
5
Première période
1-Rim: Jimmy Huntington (15) (MacKinnon) DN-2:10 2-Rim: Olivier Garneau (11) (Huntington, D’Astous) AN-6:28 3-Rim: Jimmy Huntington (16) (Lafrenière, Garneau) 9:12 4-Rim: Jordan Lepage (5) (Garneau, Lafrenière) 12:49
Punitions: Paré (Rim) 1:18, Blackwell (Qué) 6:05, Kurashev (Qué) 10:20, Ouellet (Rim) 13:10, Bowman (Rim) 17:46, Salda (Rim) 17:46.
Deuxième période
5-Qué: Andrew Coxhead (8) (Grouchy, Dubé) 5:02
Punitions: Bowman (Rim) 14:04, Inniss (Rim) 18:25.
Troisième période
6-Rim: Alexis Lafrenière (14) (Garneau, D’Astous) 14:20
Punitions: Gagné (Qué) 5:38, Huntington (Rim) 7:32, Lepage (Rim) 11:09, Robidoux (Qué) 11:09, Paré (Rim) 19:36, Robidoux (Qué) 19:36, Verrette (Qué) 19:36.
Tirs au but
Rimouski 6 - 3 - 13 - 22 Québec 13 - 5 - 9 - 27
Gardiens:
Rim: Colten Ellis (G, 11-7-1), Qué: Anthony Morrone (P, 5-6-0)
Avantages numériques:
Rim: 1 en 4, Qué: 0 en 7
Arbitres:
Kévin Maillé, Samuel Bernier
Juges de lignes:
Jonathan Bolduc, Marc-Antoine Beaulieu
ASSISTANCE:
8868