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La descente amoureuse

La descente amoureuse
Photo courtoisie, Julien Blais

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On assistera à une relecture de l’œuvre Platonov, du dramaturge russe Anton Tchekhov. Dans cette adaptation contemporaine signée Angela Konrad on témoignera des relations amoureuses et de la dépendance sous un nouvel angle.

Après avoir tenu le rôle principal dans le film La Bolduc qui était un très grand défi, on pourrait penser que la comédienne Debbie Lynch-White prendra ses nouveaux rôles à interpréter avec un grain de sel.

« Chaque projet pour moi est un grand défi », lance la comédienne qui précise que le théâtre lui manquait après 18 mois d’absence. « Celui-ci est particulier, car c’est la première fois que je joue ce type de personnage, tant au théâtre qu’à l’écran. »

La pièce originale écrite dans les années 1800 déménagera dans une époque contemporaine, néanmoins, la trame de fond et la prémisse demeureront afin de respecter l’œuvre de Tchekhov.

« Nous sommes dans un univers moderne », fait remarquer Debbie Lynch-White qui interprétera Sacha, l’épouse de Platonov.

Ainsi, la pièce sera campée à la maison de campagne d’Anna Petrovna, jeune veuve d’un général, qui invite un groupe d’amis chez elle comme elle a l’habitude de le faire chaque été, à la différence qu’elle devra vendre son manoir prochainement. « On est vraiment dans la petite bourgeoisie », annonce la comédienne.

La descente amoureuse
Photo courtoisie, Julien Blais

Un homme infidèle

Parmi les invités se trouve Platonov, un homme qui semble amoureux de la vie, mais il ne s’agit là que d’une façade. Bien qu’il soit marié à Sacha, il cumule les aventures et souhaite être le centre d’attention.

« On compte quatre personnages féminins et elles ont toutes une histoire avec Platonov, pour la plupart d’infidélité », souligne Debbie Lynch-White.

On aura différentes personnalités féminines dont une plutôt dominatrice, une autre plus romantique tandis qu’une sera plus exhibée. Quant à Sacha, elle est la femme fidèle qui s’occupe de son enfant, une bonne catholique et très lucide. « Elle est un peu la voix de la raison, mais elle vit dans un tourbillon d’angoisse », confie l’actrice qui ajoute qu’elle est au parfum des infidélités de son mari et vit dans le déni par rapport à cela.

La déchéance

En fin de compte, c’est un homme cynique et complexe que l’on découvrira qui plongera dans un très grand désespoir. « On assiste à la déchéance de Platonov et même à celle de tous les autres », révèle la comédienne. « Ils sont tous au bord du gouffre. »

Comme c’est souvent le cas dans les pièces de Tchekhov, la pièce se termine mal. « Il y a quelque chose de désillusionné chez Platonov qui fera ressortir le vide et l’agressivité de chacun dans une très grande lucidité. On n’en sortira pas indemne », conclut-elle.

Par ailleurs, on verra Debbie Lynch-White dans la série Une autre histoire dès janvier prochain. Elle est à peaufiner son spectacle musical Elle était une fois, qui prendra l’affiche au Théâtre Maisonneuve en février avant de partir en tournée. Elle a également lancé son livre, Faut que je te parle.

Platonov Amour Haine et Angles morts

Auteur : Anton Tchekhov

Mise en scène et adaptation : Angela Konrad

Distribution : Violette Chauveau, Samuel Côté, Pascale Drevillon, Renaud Lacelle-Bourdon, Debbie Lynch-White, Marie-Laurence Moreau, Diane Ouimet et Olivier Turcotte

Du 20 novembre au 15 décembre

Au Théâtre Prospero