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Football collégial: Jonathan Sénécal, un talent générationnel

Jonathan Sénécal
Photo d'archives, Daniel Mallard Jonathan Sénécal

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MONTRÉAL | Si certains avaient des doutes avant le Bol d’Or, ce n’est plus le cas. Le quart-arrière du Phénix du Collège André-Grasset Jonathan Sénécal est véritablement un diamant brut et les différents programmes universitaires canadiens devront redoubler d’ardeur pour l’attirer.

Après avoir été nommé joueur par excellence de la division 1 du football collégial du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) au terme de la saison régulière, Sénécal a poursuivi son travail de démolition dans un gain de 41 à 17 face aux Élans de Garneau. À la mi-temps, il avait déjà cumulé plus de 300 verges de gains et décoché trois passes de touché.

Une performance brillante à laquelle l’instructeur-chef des Élans, Claude Juneau fils, n’avait pas de réponse. «C’est une anomalie, ce gars-là. Il en sort un aux 20 ans à ce niveau», a-t-il concédé après la défaite des siens.

Aux États-Unis?

Bien qu'il n'ait disputé que deux saisons au niveau collégial, Sénécal détient déjà quelques records, notamment pour le nombre de verges de gains par la passe et pour les touchés. Scruté par de nombreux recruteurs de différentes universités canadiennes, il a toutefois avancé qu’il souhaitait terminer ses études collégiales, et donc disputer une dernière campagne avec André-Grasset, avant de penser à son avenir.

«C’est un quart-arrière qui a réellement tous les outils [pour réussir], a d’ailleurs expliqué Peter Regimbald, qui compte 50 ans de service chez les Stingers de Concordia. C’est même un type qui pourrait jouer en première division aux États-Unis. Je ne connais pas ses plans, mais je sais qu’il est bien suivi par des recruteurs du Québec et du Canada.»

«Il est complet. Il a un bras très fort et sa connaissance du jeu est très bonne. On lui parle, on essaie de le recruter, même si je sais bien qu’on doit être au sein d’un groupe de 10 universités qui essaient de le recruter.»

L’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal Danny Maciocia était également au Complexe sportif Claude-Robillard, samedi.

«Je regarde le football collégial depuis de nombreuses années et c’est probablement le meilleur quart-arrière des 15 ou 20 dernières années, a analysé Maciocia. C’est tout un talent. C’est un jeune homme qui se présente bien et qui a tout un avenir. C’est un bon étudiant aussi. C’est sûr qu’il va être en garde demande au Canada, et peut-être même aux États-Unis.»

S’il espère pouvoir compter sur Sénécal en 2020, il s’attend toutefois à ce qu’il soit difficile de le convaincre. «Je pense que tout le monde va tenter de le recruter!»

«[Les universités canadiennes] espèrent toutes qu’il n’aura pas son passeport pour traverser, mais la réalité, c’est qu’il y a de bonnes chances qu’il finisse de l’autre côté», a d’ailleurs avancé le pilote du Phénix, Tony Iadeluca.