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Joyeuse manifestation

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C’est la succession des manifestations et des grèves pour diverses causes, cette semaine. Après le Pacte, la manifestation des agriculteurs pour le marché local et contre l’AEUMC, la grève de la SAQ, de Postes Canada et des étudiants pour la rémunération des stages, il semble que l’approche des Fêtes stimule notre fibre mobilisatrice, ou est-ce le froid de novembre qui nous pousse à nous activer ?

Bref, peu importe la raison, il semble que nous soyons plus mobilisés que jamais pour défendre des causes qui nous sont chères.

J’ai donc le goût d’ajouter à cette liste une nouvelle cause. Un objectif qui devrait être prioritaire au Québec et qui regroupe 540 000 personnes. Cette semaine, c’est la 3e édition de la Grande semaine des tout-petits, et je crois profondément qu’il s’agit d’un moment clé pour poursuivre la mobilisation autour de cet enjeu crucial : l’avenir de notre nation.

Vulnérabilité

Il est vrai que nous ne verrons pas demain une marche des tout-petits ; les 0-5 ans ne peuvent se représenter eux-mêmes, faire la grève ou encore signer des pétitions.

Pour se défendre, ils doivent compter sur les adultes autour d’eux. Cependant, force est de constater que dès que l’enfant atteint 6 ans, les parents et grands-parents ne s’intéressent plus autant aux enjeux des 0-5 ans, préférant se concentrer sur l’entrée à l’école.

Pourtant, un enfant sur 4 présente une vulnérabilité dans au moins un des cinq domaines de développement à la maternelle. Cela pourrait être évité, si nous mettions les ressources nécessaires avant 4 ans.

Se mobiliser

Durant cette Grande semaine des tout-petits, il n’y a pas de manifestation prévue. Mais vous pouvez participer à l’une des activités ou encore envoyer une lettre à vos élus pour leur demander d’agir collectivement. C’est plus engageant qu’une signature, mais moins que de fabriquer une pancarte pour aller manifester dans la rue. Pensez-y !