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Unis pour les jeunes de la rue

Une première édition du spectacle-bénéfice pour l’Open House de La Dauphine

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Jérôme Couture, Jonas Tomalty, Robby Johnson, Yvan Pedneault, Marie-Denise Pelletier et Renée Wilkin ont uni leurs voix, mardi, pour venir en aide à la Maison Dauphine.

Tous ces artistes étaient réunis sur la scène du Palais Montcalm pour la première édition du spectacle-bénéfice l’Open House de La Dauphine.

Un spectacle qui reviendra tous les ans et qui a pour objectif d’amasser des fonds pour cette maison qui offre, depuis plus de 25 ans, des services aux jeunes et pour sensibiliser le public à cette réalité.

« La ligne est bien mince entre être dans la rue et rester dans sa famille et avoir une vie décente ou désorganisée. On ne peut pas accepter, dans une ville aussi prospère et qui va bien, de voir des jeunes qui sont dans la rue. C’est notre devoir de s’en occuper », a lancé le maire Régis Labeaume, qui présidait la soirée.

Lancé par le « slam » À cause de Carmen, mettant en vedette les choristes Liana Bureau, Émilie Baillargeon, Christian B. Poulin et Gabriel-Antoine Vallée, la soirée était constituée de chansons interprétées, en solo, en duo, en trio ou en groupe par les artistes, accompagnés par quatre musiciens.

« Viré à l’envers »

La comédienne Guylaine Tremblay est intervenue à quelques occasions, avec des textes racontant le parcours d’un jeune de la rue qui découvre la Maison Dauphine. Des photos de Bob, la jeune photographe (c’est bien une fille) de « La Dauphe », étaient diffusées tout au long de la soirée.

Les pièces choisies avaient toutes des liens avec la thématique des jeunes de la rue, comme Manquer d’amour de Marie-Denise Pelletier.

« Est-ce qu’on guérit un jour d’avoir manqué d’amour ? » a-t-elle lancé à travers les paroles de la chanson.

La chanteuse a mérité une ovation après Tous les cris, les S.O.S. où elle a chanté le premier refrain a capella.

Avant de se lancer dans Jusqu’au bout, Robby Johnson a raconté avoir été secoué lorsqu’il s’est renseigné sur la Maison Dauphine, après avoir été approché pour cette soirée.

« J’ai connu la pauvreté, ne pas pouvoir pas manger, boire de l’eau pour couper sa faim, et voir plein argent autour de moi sans en avoir accès, mais ce n’est rien avec ce que ces jeunes vivent. J’avais une famille, un toit, de l’attention et de l’amour. Ça m’a viré à l’envers », a indiqué le Beauceron.

Le public a eu droit à une très intéressante version de Stairway to Heaven, de Led Zeppelin, solo de guitare inclus, chantée par Jonas, Yvan Pedneault, Robby Johnson, Jérôme Couture, Renée Wilkin, Marie-Denise Pelletier et les voix de 24 choristes, juchés dans les corbeilles au-dessus de la scène. Une version qui a soulevé la foule et qui a été suivie par Quand les hommes vivront d’amour et Imagine, de John Lennon.