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Western l’a fait sortir de sa retraite

Clément Lebreux veut venger le revers de l’an dernier

Clément Lebreux (91) lors du camp d’entraînement du Rouge et Or.
Photo d’archives, Stevens Leblanc Clément Lebreux (91) lors du camp d’entraînement du Rouge et Or.

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Clément Lebreux est revenu au jeu pour ce match.

À la retraite après la conquête de la coupe Vanier 2016 pour amorcer un diplôme d’études professionnelles, le plaqueur du Rouge et Or de l’Université Laval a pris les bouchées doubles depuis janvier dernier afin de retrouver son admissibilité qui lui permettrait de disputer sa dernière saison.

Clément Lebreux
Photo d’archives, Stevens Leblanc
Clément Lebreux

« Je suis revenu pour ce match, a résumé Lebreux. Même si je n’étais plus avec l’équipe l’an dernier, la défaite contre Western m’a touché et a été l’élément déclencheur de ma décision de sortir de ma retraite. »

Montagnes russes

Son retour a été parsemé d’embûches. « La saison et la saison morte ont été tumultueuses, a illustré le produit des Cheetahs de Vanier. Je n’ai pas connu la saison souhaitée, mais j’ai profité de chaque moment. De toute façon, c’est le dernier match qui est le plus important. »

Invité au Défi Est-Ouest en mai dernier, Lebreux a raté le match d’étoiles réunissant les plus beaux espoirs du prochain repêchage de la LCF en raison d’une fracture au gros orteil.

Une mononucléose après le match à Montréal face aux Carabins le 8 septembre lui a fait rater trois rencontres.

Lebreux n’était pas au bout de ses peines puisqu’il s’est blessé au dos à la Coupe Dunsmore face aux Bleus.

Il a ainsi raté la Coupe Uteck, samedi dernier, face aux X-Men de St. Francis Xavier.

« Des hauts et des bas, c’est ça la vie », a-t-il philosophé, mardi, après avoir participé à son premier entraînement depuis sa blessure au dos.

« Malgré tout ce que j’ai vécu, je me sens bien et mon niveau de jeu est élevé, a-t-il souligné. Mon cardio et ma forme sont là. Contre Montréal, je me suis blessé sur un jeu qui ne comptait même pas puisque les Carabins avaient demandé un temps d’arrêt. Vendredi dernier, j’avais de la misère à me coucher sur la table du physiothérapeute. Mes mouvements sont revenus fluides, dimanche, et je me sentais bien, aujourd’hui (mardi). »

« Mon genre de match »

Le gaillard de 6 pi 4 po et 296 livres se retrouvera dans son élément face à la puissante attaque terrestre des Mustangs et à leur grosse ligne offensive.

« C’est mon genre de match, a-t-il indiqué. Ça va être physique. Leur ligne offensive est pas mal parmi les meilleures, mais notre ligne défensive aussi. Ça va prendre un travail d’équipe. »

Vincent Desjardins est très heureux de retrouver Lebreux à ses côtés.

« Clément est un pilier au centre de notre ligne, a indiqué le plaqueur étoile. Samuel [Maranda-Bizeau] a connu une belle progression. Dan [Basambombo] a connu une saison du tonnerre. Nous avons de très bons secondeurs avec Kean [Harelimana] et Frédéric Pongo. »

« Nous avons été dominés physiquement l’an dernier, de poursuivre Desjardins, mais ça ne sera pas la même chose cette année. »

« Il n’y a pas de cachette qu’on s’était fait brasser, mais ce n’était pas à l’image de notre équipe et de notre saison. Chapeau à Western pour leur performance, mais nous avons une crotte sur le cœur à chaque fois qu’on regarde la partie de l’an dernier. Marc-Antoine Varin et Cédric Lussier étaient blessés. Nous avions aussi des joueurs de ligne blessés et des secondeurs peu expérimentés. »

Histoire différente

Même si le Rouge et Or n’a accordé qu’un point en trois parties depuis le début des séries éliminatoires, Desjardins est pleinement conscient que ça ne veut plus rien dire et, surtout, que l’opposition n’était pas à la hauteur à chaque match.

« Western représente notre plus grand défi et la meilleure offensive que nous allons affronter cette année, a résumé le produit du CNDF. Depuis qu’on sait que la Coupe Vanier sera présentée à Québec, la date est encerclée sur notre calendrier même si on ne voulait pas regarder trop loin. C’est le scénario idéal de retrouver Western. »

 

« On se prépare pour ce match depuis l’an dernier », affirme Zack Fitzgerald

 

Auteur de ses trois premières interceptions en carrière dans les rangs universitaires à ses trois dernières parties, le demi de coin Zack Fitzgerald et ses potes de la ligne tertiaire auront un gros défi à relever.

Les Mustangs de Western misent sur une solide attaque aérienne avec le quart-arrière Chris Merchant et l’ailier espacé Harry McMaster en tête, la meilleure que le Rouge et Or a affrontée cette année.

McMaster a capté 11 passes pour 152 verges et deux touchés à la Coupe Mitchell face aux Huskies de la Saskatchewan.

« Il faudra rester calme, se concentrer sur notre plan de match et leurs joueurs clés, a expliqué Fitzgerald. Leurs receveurs vont au ballon. Il y a une bonne chimie entre Merchant et McMaster. Leur quart-arrière est mobile, ce qui rend notre tâche plus difficile. »

« Depuis notre défaite à la Coupe Vanier l’an dernier, on se prépare pour ce match, de poursuivre le produit des Cheetahs de Vanier. Toutes les heures d’entraînement et de préparation ont été faites pour ça. »

Fitzgerald a réussi un larcin dans chacune des trois parties depuis le début des séries éliminatoires.

« Ça va bien, mais c’est déjà oublié, a-t-il indiqué. Je veux contribuer au succès de l’équipe en finale. »

Contact violent

Frappé par un train répondant au nom de Guillaume Paquet lors de la Coupe Dunsmore face aux Carabins de l’Université de Montréal, Fitzgerald semblait très ébranlé, mais il n’aura raté que quelques jeux.

« Je n’ai que perdu le souffle, a-t-il souligné. Je n’ai heureusement pas été blessé et j’ai pu terminer le match en réussissant une interception. Ça m’a fait du bien. »

Le demi de coin de 2e année a visionné la séquence à plusieurs reprises.

« Il s’est assuré de ne pas me frapper à la tête, a-t-il souligné. J’ai regardé la reprise une dizaine de fois et le plaqué était légal, mais il m’a frappé dans mon angle mort après avoir pris un élan de 10-12 verges. Il s’agissait de son dernier match en carrière et plusieurs joueurs auraient fait la même chose dans une telle situation. »

 

« Ça va être un match pour adultes »

Jean-François Joncas lors de son précédent passage à la barre des Cougars du Collège Champlain.
Photo d'archives
Jean-François Joncas lors de son précédent passage à la barre des Cougars du Collège Champlain.

Pour s’être frotté aux Mustangs de Western à quelques reprises au cours des deux dernières années, Jean-François Joncas, qui était jusqu’à la semaine dernière le coordonnateur offensif des Gryphons de Guelph, s’attend à un match à haut pointage à la Coupe Vanier.

« Ça va être un match pour adultes », a-t-il dit au sujet du duel au sommet entre le Rouge et Or et les Mustangs. L’équipe de Joncas s’est inclinée face aux Mustangs à la Coupe Yates par la marque de 63-14.

« Ça va prendre de 30 à 35 points pour qu’une équipe puisse l’emporter. Ça va être différent d’un match Laval-Montréal. Je serais surpris de voir un pointage de 12-10. Ça devrait être une des bonnes finales des dernières années. »

Dans son élément

Joncas connaît aussi très bien les entraîneurs de Laval, lui qui a porté les couleurs du Rouge et Or de 1999 à 2003.

« Je connais assez bien les entraîneurs pour savoir qu’ils se préparent pour ce match depuis un an, a raconté celui qui a repris la barre des Cougars du Collège Champlain. Ce n’est pas un match comme les autres. Ils ont un plan en tête et je suis curieux de voir c’est quoi. »

Joncas croit que la meilleure façon d’attaquer les champions en titre est de miser sur le jeu aérien.

« La façon de les battre, c’est d’y aller par la passe. Nous n’avons pas eu de succès contre eux par la passe, mais le Rouge et Or est mieux nanti. Leur ligne défensive est bâtie pour arrêter la course, mais on ne retrouve pas de “pass rushers” comme dans le RSEQ. Quand ils veulent mettre de la pression, ils viennent en surnombre. Le secondeur Fraser Sopik est un joueur spécial. Il est excellent en poursuite et pour mettre de la pression. »

Caron d’accord

David Caron abonde dans le même sens. « On a lancé de façon verticale contre eux parce qu’on aimait les duels entre nos receveurs et leurs demis défensifs, a expliqué le coordonnateur des unités spéciales et entraîneur de la ligne défensive des Ravens de Carleton. Les Mustangs ont peu de faiblesses, mais il y a des choses qu’on peut exploiter. Ils sont constants dans tout ce qu’ils font. »

Les Ravens se sont inclinés en prolongation devant les Mustangs lors du premier match de la saison et ont aussi baissé pavillon en demi-finale.

« Le Rouge et Or devra miser sur une boîte défensive agressive et active pour arrêter le jeu au sol, a-t-il expliqué. Leurs porteurs de ballon sont très patients et ils misent sur une bonne ligne offensive. »