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​Les tranches de vie de Philippe Laprise

L’humoriste a présenté son nouveau spectacle mercredi, à la salle Albert-Rousseau

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Philippe Laprise est un conteur hors pair. C’est ce qui permet à son nouveau spectacle, véritable incursion dans le quotidien de sa famille et ses amis, de tenir le rythme d’un bout à l’autre malgré quelques imperfections.

Les tranches de vie de Laprise, qui forment la colonne vertébrale de ce spectacle solo baptisé Je m’en occupe, ont ravi le public de ce soir de première, mercredi, à la salle Albert-Rousseau.

Complice avec ses fans, l’humoriste de 42 ans a articulé son spectacle autour de toutes ces choses que lui, en tant qu’homme, prend en main dans sa vie, du rasage de ses poils de nez à l’euthanasie de son chat.

Vous l’aurez deviné, on se trouve ici sur le terrain des anecdotes et de l’humour au premier degré. On oublie les textes raffinés. Quand il parle de l’effet du port du cuissard chez les cyclistes ou de « l’entorse rectale » qu’il s’est infligé en apprenant à faire du snowboard, Laprise recueille sans peine les rires parce qu’il incarne avec fougue ce qu’il raconte.

On croit néanmoins que quelques petites retouches ça et là pourraient rehausser la sauce. Notamment durant les premiers numéros de la soirée consacrés à une visite chez Chocolats Favoris et de ses randonnées à vélo du Grand défi Pierre Lavoie. Ça manquait de punch.

L’amour, comme un barbecue

Entre deux décrochages parce que les gars ne pognaient pas des gags qui leur étaient destinés, le spectacle a pris son élan quand l’humoriste a raconté son achat d’une tondeuse de nez dont il n’a pas besoin de lire les instructions parce que « nous les hommes avons dans notre tête les instructions de tous les appareils électroménagers du monde ».

Le couple, sujet inépuisable en humour, a été traité sous l’angle plutôt original de la rupture du couple d’amis avec Laprise qui ne trouve rien de mieux pour consoler son amie de fille que de comparer l’amour à un barbecue.

Mais le comique a excellé quand il a tourné son miroir vers sa famille et ses enfants. Notamment lorsqu’il a raconté comment il a fini par accepter de faire tuer son chat, âgé de 19 ans. Il pleurait, a-t-il confié, presque tendrement.

« Ça faisait 19 ans que je le connaissais. Je le connaissais plus que mes enfants. C’est normal que je l’aime plus », a lancé Laprise, très bon quand il se moque de sa progéniture.

Ça lui a permis de terminer sur une bonne note un spectacle qui, si on lui ajoute quelques gags bien placés en cours de route – et on croit bien que Laprise est du genre à vouloir peaufiner son offre – pourrait être encore plus convaincant.