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Un douloureux souvenirs à effacer

Marc-Antoine Pivin avait été mis K.-O. par un plaqué à la tête à la dernière Coupe Vanier

Quebec
Photo Stevens LeBlanc L’ailier espacé Marc-Antoine Pivin est « très affamé » à quelques jours de la 54e édition de la Coupe Vanier.

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Marc-Antoine Pivin garde des souvenirs douloureux du dernier match face aux Mustangs de Western.

Victime d’un plaqué à la tête du maraudeur Jesse McNair au deuxième quart, ce qui lui avait valu une punition de 15 verges pour rudesse, l’ailier espacé du Rouge et Or de l’Université Laval était demeuré au sol et n’avait pas été en mesure de revenir au jeu, victime d’une commotion cérébrale.

Marc-Antoine Pivin avait été durement plaqué à la tête par Jesse McNair, lors de la dernière Coupe Vanier. Le porte-couleur du Rouge et Or avait été contraint de quitter le match, victime d’une commotion cérébrale.
Photo d'archives
Marc-Antoine Pivin avait été durement plaqué à la tête par Jesse McNair, lors de la dernière Coupe Vanier. Le porte-couleur du Rouge et Or avait été contraint de quitter le match, victime d’une commotion cérébrale.

« J’ai oublié le passé et il ne s’agit pas d’une motivation additionnelle, a assuré Pivin. De disputer la Coupe Vanier est une motivation amplement suffisante. On s’entraîne neuf mois pour se rendre là et nous avons la chance de disputer le match le plus important à la maison devant notre famille et nos amis. Sur le coup, j’étais fâché l’an dernier de ne pas pouvoir terminer le match, mais c’est oublié. »

McNair a complété son parcours universitaire. Daniel Valente Jr. a pris la relève comme maraudeur et il a été élu sur la première équipe d’étoiles en Ontario.

« Des choses à prouver »

L’offensive du Rouge et Or avait peiné dans la défaite de 39-17 l’an dernier à Hamilton.

« Nous avons des choses à nous prouver, a reconnu Pivin. Chaque saison est différente, mais je suis très affamé et tous les gars ont très faim. Il faudra réussir des gros jeux des deux côtés du ballon et l’équipe qui en réussira le plus a de bonnes chances de remporter la victoire. Ils ont de bons athlètes partout et on aura droit à un match physique. »

Lors de la Coupe Uteck, samedi dernier, face aux X-Men de St. Francis Xavier, Pivin a vu de l’action à certaines occasions comme demi inséré, une première cette année. Quand Pivin se retrouvait à l’intérieur dans des formations à cinq receveurs, le Rouge et Or déplaçait la recrue Vincent Forbes-Mombleau à l’extérieur.

« Pour la Coupe Uteck, on aimait voir Vincent comme ailier espacé, a expliqué le coordonnateur offensif Justin Éthier. Pour la Coupe Vanier, il n’y a pas de décision de prise. À la Coupe Vanier l’an dernier, on avait aussi utilisé Marc-Antoine comme demi inséré dans les formations à cinq receveurs et on misait sur Alexandre Savard comme ailier espacé. »

Conte de fées

Laissé de côté à la Coupe Vanier l’an dernier, Mathieu Robitaille vit une saison de rêve. Partant depuis le début de la saison à sa deuxième campagne universitaire, le demi inséré est devenu une cible de choix de Hugo Richard.

« C’est vraiment “hot”, a-t-il illustré avec son plus beau sourire. Je n’aurais pas pu rêver à ça en début de saison. C’est un rêve d’enfance de disputer une Coupe Vanier à la maison. C’est ma première finale en carrière depuis que je joue au football. Il reste maintenant à aller chercher la victoire.

« J’étais présent au match en 2017, mais je ne vis pas les mêmes papillons cette semaine, de poursuivre le produit des Titans de Limoilou. Nous avons encore notre défaite sur le cœur et on veut gagner pour prouver notre valeur. On travaille pour ça depuis 12 mois. »

« On devra être plus physique » - Justin Éthier

Justin Éthier souhaite une meilleure production offensive du Rouge et Or comparativement à la dernière Coupe Vanier. Il souhaite miser sur une attaque équilibrée.
Photo Stevens LeBlanc
Justin Éthier souhaite une meilleure production offensive du Rouge et Or comparativement à la dernière Coupe Vanier. Il souhaite miser sur une attaque équilibrée.

Si la défensive du Rouge et Or s’était fait brasser l’an dernier à la Coupe Vanier, l’unité offensive avait aussi subi le même sort.

« On devra être plus physique et plus intense dès le départ, prévient d’entrée de jeu le coordonnateur offensif Justin Éthier. Les Mustangs avaient été plus physiques que nous. Les porteurs de ballon devront mieux courir et les receveurs devront se démarquer et réussir des attrapés contestés. On avait perdu toutes ces batailles l’an dernier. C’est l’ensemble de l’œuvre que l’on doit améliorer. »

La ligne offensive du Rouge et Or a meilleure mine qu’à pareille date l’an dernier, mais Éthier refuse de s’emballer.

« En raison des blessures et de la jeunesse en 2017, nous sommes dans une meilleure situation, a-t-il convenu, mais c’est la même chose pour la ligne défensive des Mustangs. Ils ont les mêmes effectifs et une bonne recrue s’est greffée au groupe. On avait permis de la pression sur notre quart-arrière l’an dernier et on ne pourra pas se permettre ça.

« Western est excellent contre le sol, mais l’équilibre fait partie de notre attaque, de poursuivre Éthier. Je n’ai pas senti qu’ils ont une faiblesse contre la passe. Tu peux exploiter certaines faiblesses, mais tu dois gagner des batailles à un moment donné quand les forces des deux équipes se rencontrent. »

Compte tenu de la puissance de l’offensive des champions en titre, le Rouge et Or devra-t-il marquer 30 points et plus pour espérer soulever la 10e Coupe Vanier de son histoire ?

« On devra être plus productif que l’an dernier, mais l’important est de marquer un point de plus que l’adversaire et non pas le nombre de points que l’on inscrit. J’ai confiance en notre défensive et nos unités spéciales, et l’offensive fait partie d’un tout. La défensive de Western est très, très solide et ne compte pas de faiblesses. C’est très le fun de pouvoir se mesurer à eux de nouveau. »

Fraser Sopik à l’oeil

Éthier a identifié un joueur que ses protégés devront garder à l’œil.

« Montréal a une défensive extra, mais Fraser Sopik fait partie de la crème de la crème. C’est un joueur qui a un gros impact et qui peut changer un match à lui seul. Il joue avec beaucoup de hargne et d’intensité et il faudra rivaliser à ce niveau avec lui. Il est capable de tout faire. »

Rôle accru pour un Québécois chez les Mustangs

Le secondeur intérieur Philippe Dion campe un rôle plus important cette année dans la défensive des Mustangs.

Dion chausse maintenant les bottines de son ancien colocataire Jean-Gabriel Poulin qui s’aligne maintenant avec les Alouettes de Montréal. « L’an dernier, j’étais déjà un leader et j’étais impliqué, mais je vois beaucoup plus de terrain cette année, a raconté le produit des Cougars du Collège Champlain. Je m’assure de faire mon travail aussi bien que lui. Nous avons perdu un grand joueur, mais d’autres sont prêts à prendre la relève dans notre système. J’ai toujours regardé Jean-Gab et j’ai beaucoup appris de lui. »

Il évolue en compagnie de Fraser Opik qui a été nommé joueur défensif par excellence dans la conférence de l’Ontario. « Il a quelque chose de spécial, a résumé Dion. Il rend mon travail plus facile. »

Dion a aussi perdu son ami de toujours Jordan Beaulieu, lequel a fait le saut avec les Eskimos d’Edmonton. « On a développé des liens tellement serrés qu’on se parle une fois par semaine sur Facetime, a raconté Dion qui avait opté pour Western en compagnie de Beaulieu avant que Poulin et Grégoire Bouchard ne décident de les rejoindre après s’être commis initialement aux Carabins de l’Université de Montréal. Les deux ont atteint leur rêve et ils étaient à London, samedi dernier, pour nous encourager et nous motiver à la Coupe Mitchell. Ils ont leur billet pour la Coupe Vanier. »

Dion est excité d’être de retour à la grande danse pour une deuxième année consécutive. « On savait que nous avions le potentiel pour retourner à la Coupe Vanier. Il y avait seulement nous qui aurions pu nous empêcher d’être présents. On n’a pris personne à la légère et on s’est préparés pour chaque match comme s’il s’agissait du dernier. On a passé la saison à se préparer pour ce match. »

« Nous allons être prêts »

Dion s’attend à ce que le Rouge et Or se présente dans un état d’esprit différent.

« Ils ne nous prendront pas à la légère comme l’an dernier, a-t-il mentionné. Nous allons être prêts dès le botté d’envoi initial et nous verrons s’ils seront en mesure de garder le même rythme pendant quatre quarts. Si on joue bien, on risque d’avoir du succès. »