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Mathieu Betts passe à l’histoire

L’ailier défensif du Rouge et Or a été élu joueur de ligne par excellence au pays pour la troisième fois

Mathieu Betts reçoit le trophée J.P. Metras des mains du président du comité organisateur Christian Côté et une plaque soulignant son exploit de la part de la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne.
Photo Simon Clark Mathieu Betts reçoit le trophée J.P. Metras des mains du président du comité organisateur Christian Côté et une plaque soulignant son exploit de la part de la directrice du Service des activités sportives de l’Université Laval, Julie Dionne.

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Mathieu Betts a écrit une page d’histoire en devenant le premier joueur du réseau universitaire canadien à remporter le trophée J.P. Metras décerné au joueur de ligne par excellence au pays à trois reprises, jeudi au Centre Vidéotron, à l’occasion de la soirée des étoiles présentée dans le cadre de la 54e édition de la Coupe Vanier.

L’ailier défensif du Rouge et Or de l’Université Laval est devenu le premier joueur dans l’histoire de U Sports à remporter quatre prix majeurs au cours de sa carrière. En plus du J.P. Metras les trois dernières années, Betts a mis la main sur le trophée Peter Gorman décerné à la recrue par excellence au pays en 2015.

«Je suis super fier, a mentionné Betts. C’est le fruit du travail de plusieurs joueurs au fil des ans. Je pense à Vincent Desjardins qui est à mes côtés depuis quatre ans. On se complète bien. Je pense aussi à Edward Godin. Je n’arrivais pas à y croire la première fois.»

«Je me rappelle mon premier banquet lorsque j’étais seul, poursuit le produit des Spartiates du Vieux Montréal. Au cours des trois dernières années, j’ai eu la chance de vivre le banquet avec toute l’équipe et les souvenirs sont beaucoup plus vifs.»

Le quart-arrière des Dinos de Calgary, Adam Sinagra, a reçu le prestigieux trophée Hec Crighton.
Photo Simon Clark
Le quart-arrière des Dinos de Calgary, Adam Sinagra, a reçu le prestigieux trophée Hec Crighton.

«Une grosse évolution»

Comment Betts voit-il sa progression au fil de ses quatre saisons à Laval? «C’est le jour et la nuit, a-t-il illustré. À ma première saison, je faisais des jeux en me fiant à mes qualités athlétiques et mes instincts. Maintenant, j’ai une meilleure compréhension du jeu, ce qui me permet de contribuer à l’ensemble du jeu. J’ai vécu une grosse évolution. Ça passe vite un parcours universitaire.»

Dans l’histoire de U Sports, un seul autre joueur a remporté trois prix majeurs. Il s’agit du quart-arrière québécois Chris Flynn, des Huskies de Saint Mary’s, qui a gagné le trophée Hec Crighton décerné au joueur par excellence à trois occasions (1988, 1989 et 1990).

Joueur par excellence

Adam Sinagra a remporté le trophée Hec Crighton remis au joueur par exellence. Le quart-arrière des Dinos de Calgary marche ainsi dans les traces des anciens Dinos Erik Glavic (2007) et Andrew Buckley (2014 et 2015) qui ont remporté le même honneur.

Le pivot originaire de Pointe-Claire a établi un record U Sports en amassant 3233 verges cette saison. Il a aussi lancé 23 passes de touché pour terminer au deuxième rang au pays.

Le Rouge et Or a vu cinq de ses porte-couleurs être nommés dans la première équipe d’étoiles, jeudi. À l’arrière, Samuel Lefebvre, Samuel Thomassin et Ketel Assé accompagnent Vincent Desjardins et Mathieu Betts.
Photo Simon Clark
Le Rouge et Or a vu cinq de ses porte-couleurs être nommés dans la première équipe d’étoiles, jeudi. À l’arrière, Samuel Lefebvre, Samuel Thomassin et Ketel Assé accompagnent Vincent Desjardins et Mathieu Betts.

Trois Mustangs à l’honneur

Invaincus cette saison, les Mustangs de Western sont repartis avec trois prix majeurs. Greg Marshall a remporté le titre de l’entraîneur de l’année ; le secondeur Fraser Sopik a mis la main sur le titre de joueur défensif par excellence, alors que le demi défensif Mackenzie Ferguson a reçu le prix Russ Jackson décerné au joueur ayant le mieux concilié sport, études et engagement communautaire.

Le Rouge et Or a dominé avec huit sélections au sein des deux équipes d’étoiles. Les Dinos de Calgary et les Mustangs de Western ont suivi avec respectivement sept et six.

La ligne offensive du Rouge et Or à l’honneur

Le Rouge et Or de l’Université Laval a vu trois joueurs de ligne offensive être élus dans la première équipe d’étoiles au pays.

Le bloqueur Kétel Assé, le garde Samuel Thomassin et le centre Samuel Lefebvre se sont retrouvés au sein de la première constellation pour la première fois de leur carrière. Thomassin (2017) et Lefebvre (2016) avaient été sélectionnés dans la deuxième équipe dans le passé.

La ligne offensive du Rouge et Or a-t-elle retrouvé ses lettres de noblesse? «On ne les avait jamais perdues, a répliqué Thomassin. Trois joueurs ont été repêchés en première ronde en 2016. On a regarni les rangs et non rebâti.»

En 2013, Pierre Lavertu, Charles Vaillancourt et Karl Lavoie avaient été choisis sur la première constellation. En 2014 et 2015, deux joueurs s’étaient retrouvés à la première équipe et un troisième à la seconde.

«On ne joue pas au football pour ça, mais il s’agit d’une belle tape dans le dos, a souligné Lefebvre. C’est un bel honneur de me retrouver sur la scène avec tous ces joueurs étoiles. C’est un bel honneur pour l’organisation. Carl Brennan fait tout un travail et je lui lève mon chapeau.»

«Je me sens vraiment bien, mais ce n’est pas une finalité, renchérit Assé. Ces sélections que nous avons une bonne équipe. C’est le prix collectif que l’on recherche.»

Deux joueurs de ligne défensive ont aussi trouvé leur niche sur la première équipe d’étoiles. L’ailier défensif Mathieu Bettset et le plaqueur Vincent Desjardins ont reçu cet honneur pour une troisième année consécutive. «Je suis en “mautadit”, a exprimé Desjardins. C’est un bel honneur. À ma première sélection, je ne m’y attendais pas vraiment. Ce fut aussi une surprise l’an dernier. En vieillissant, tu es plus en mesure d’évaluer si tu as connu une bonne saison ou non. Ce ne fut pas ma meilleure année en termes de statistiques, mais je n’ai pas eu de bobos. C’est le fun de faire partie des meilleurs.»

Le secondeur Brian Harelimana et le demi défensif Marc-Antoine Dequoy, des Carabins de l’Université de Montréal, complètent le contingent du RSEQ.

Deuxième équipe

Au sein de la deuxième constellation, on retrouve cinq joueurs du RSEQ. Le quart-arrière Hugo Richard, du Rouge et Or, a reçu cet honneur pour une deuxième année consécutive et une troisième fois au cours de sa carrière.

Ses coéquipiers Émile Chênevert et David Côté ont aussi été sélectionnés comme demi de coin et botteur de précision respectivement.

Un demi-siècle au service du football

Pete Regimbald était fort ému après avoir reçu son prix.
Photo Simon Clark
Pete Regimbald était fort ému après avoir reçu son prix.

Pete Regimbald a conclu en beauté une carrière de 50 ans en remportant le prix Gino Fracas décerné à l’entraîneur adjoint bénévole par excellence au pays.

Regimbald a toujours jumelé son travail d’administrateur à l’université Concordia à celui d’entraîneur adjoint avec les Stingers. «J’ai été chanceux que l’Université me permette de faire les deux, a-t-il souligné très ému de l’honneur reçu. J’ai aimé chaque moment de ma carrière. Le plus important était de permettre à des jeunes d’évoluer au football et de monter en grade pour devenir des citoyens de qualité. J’ai l’impression que j’ai commencé, jeudi. Je suis content pour des gars comme Sylvain Girard et André Bolduc qui ne disaient pas un mot d’anglais à leur arrivée à Concordia. Ils ont obtenu leur diplôme et se débrouillent bien dans la vie.»

«Le football au Québec a beaucoup progressé depuis mes débuts, ajoute Regimbald, et je suis content que les universités francophones aient pris leur place.»

Sa carrière a débuté en 1968 avec la légende des Alouettes de Montréal George Dixon. Avec les Warriors de Loyola et plus tard les Stingers, il a porté plusieurs chapeaux, mais il a passé une longue période comme coordonnateur des unités spéciales.

«J’aime gagner»

Qu’est-ce qui tient quelqu’un dans le football pendant cinq décennies? «Le point le plus important est mon aspect compétitif. Je n’ai pas l’air d’être compétitif, mais je déteste perdre et j’aime gagner. Après une défaite, ma femme préférait ne pas me parler tant que je n’avais pas regardé le film du match.»

«Le contact avec les joueurs et les entraîneurs va me manquer, ajoute Regimbald qui a commencé le football chez les pee-wee avec les anglophones parce qu’il n’y avait pas d’équipe à Lachine. J’échangeais sans cesse et je les encourageais. Les entraînements ne me manqueront pas. Rendu à 75 ans, c’était devenu difficile.»

Il a rendu hommage à son épouse présente dans la salle. «Je suis très chanceux d’avoir pu compter sur une femme très compréhensive. Pour coacher aussi longtemps, tu as besoin de l’appui de ta famille. Ce n’est pas facile une saison de football. Elle a été à mes côtés pendant 47 ans.»

LES LAURÉATS DE LA SOIRÉE

Trophée Hec Crighton 

Joueur par excellence : Adam Sinagra

Quart-arrière : Calgary


Trophée des Présidents 

Joueur défensif : Fraser Sopik

Secondeur : Western


Prix Russ Jackson

Football, études et engagement communautaire : Mackenzie Ferguson

Demi défensif : Western


Trophée J.P. Metras

Joueur de ligne : Mathieu Betts

Ailier défensif : Laval


Trophée Peter Gorman

Recrue : Tyson Philpot

Receveur : Calgary


Trophée Frank

Tindall : Entraîneur

Greg Marshall : Western


Prix Gino Fracas

Entraîneur-adjoint : bénévole

Pete Regimbald : Concordia