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Chaleur australienne, douceur italienne !

Chaleur australienne, douceur italienne !

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Malgré le froid, qui sévissait hier soir, le dynamisme de la chanteuse canado-australienne Tami Neilson a plus que réchauffé nos esprits. Avant d’aller entendre le brillant pianiste Danilo Rea au Upstairs, de la visite rare, nous avons donc passé une petite heure avec une chanteuse attachante, drôle et à la voix sublime. Depuis son premier passage à Montréal, il y a quatre ans, si notre mémoire ne fait pas défaut, son répertoire est passé d’un country-folk agréable à un télescopage de gospel et de soul, qui aurait certainement fait sourire la divine Mahalia Jackson. Tout est puissant chez Tami Neilson, en commençant par la voix qui couvre presque trois octaves, avec un ascendant pour la sonorité des années 60. De Women Pain,

dédié à sa grand-mère en passant par Kiddy Kat,

une jolie petite pointe à l’attention de l’homme à la couette orange qui sévit aux États-Unis, et bien entendu le roboratif Stay Outta My Business, qui chapeautait sn 40e anniversaire, tout fut réussi. Plus qu’une présence, voici ce qui définit une authentique chanteuse.

Douceur italienne


À 21 h 30, le pianiste italien Danilo Rea, invité, par le Umbria Jazz Festival et le consulat italien nous a «  servi   », un plat royal. Compagnon de route du trompettiste Chet Baker, du joueur de trombone Curtis Fuller et du saxophoniste alto Lee Konitz, son éloquente feuille de route reflète un style immense, tout en finesse composée de quelques surprises. Plutôt que de revoir les standards de jazz, il a attaqué avec Hey Jude,

 

limpide et brillant, suivi de Michelle et Lucy in The Sky with Diamonds. Les Beatles à la sauce jazz, oh que oui ! Jamais dénaturées dans leurs essences, ces compositions immortelles ont fait amplement notre bonheur, comme ce pianiste que nous souhaitons ardemment revoir.