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L’heure de la revanche a sonné pour le Rouge et Or

Glen Constantin veut «remettre les pendules à l’heure» face aux Mustangs de Western à la Coupe Vanier

Un an après la défaite crève-cœur face aux Mustangs de Western à la Coupe Vanier, le Rouge et Or n’a pas l’intention de revivre les mêmes émotions.
Photo d’archives Un an après la défaite crève-cœur face aux Mustangs de Western à la Coupe Vanier, le Rouge et Or n’a pas l’intention de revivre les mêmes émotions.

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Glen Constantin s’apprête à sortir les épices à l’aube de la 54e édition de la Coupe Vanier.

L’entraîneur-chef du Rouge et Or de l’Université Laval n’a pas oublié la défaite face aux Mustangs de Western l’an dernier à Hamilton, mais le mot revanche n’a pas fait partie de son discours pendant la saison. Ça va changer à quelques heures du botté d’envoi.

«C’est émotif de parler de revanche et ça gruge de l’énergie, a raconté Constantin. En début de saison, ce n’est pas le moment de parler de revanche et il fallait battre Montréal avant de penser affronter Western de nouveau. Maintenant que nous y sommes, on va sortir l’épice de la revanche dans les prochaines heures. Nous sommes contents de retrouver Western, mais il y a une expression en anglais qui dit qu’on doit faire attention à ce qu’on souhaite.

«Ce fut hyper difficile de regarder de nouveau la Coupe Vanier 2017 et je ne l’ai pas fait en décembre pour ne pas gâcher mes vacances de Noël, mais tu dois regarder en arrière pour aller de l’avant, d’ajouter le pilote de l’Université Laval. Crédit à l’édition 2017 de Western qui est l’une des bonnes équipes que j’ai vues dans l’histoire avec Saint Mary’s en 2001 et Manitoba en 2007.

«Nous avons une équipe plus en santé, plus reposée et une crotte sur le cœur, d’ajouter Constantin. Nous avons une meilleure équipe que ce que nous avons montré l’an dernier.»

Remettre les pendules à l’heure

Les Mustangs ont remporté leurs 23 dernières parties et ils ne sont plus qu’à deux du record de 25 détenu par le Rouge et Or (2012 à 2014). Les protégés de Greg Marshall pourraient devenir la première équipe dans l’histoire du football universitaire canadien à connaître deux saisons parfaites consécutives.

«Pour être champions, tu dois battre les champions, a résumé Constantin. Ils sont les favoris comme McMaster l’était aussi en 2012, mais on veut remettre les pendules à l’heure. Les Mustangs jouent avec beaucoup de confiance. Pour avoir connu une telle séquence de victoires dans le passé, tu penses que tu ne peux pas perdre. Ça frise l’arrogance. Crédit à Western. On les respecte, mais on ne les craint pas.»

La bataille des fronts sera déterminante. «Ça va être capital et nos deux fronts devront rivaliser, a expliqué Constantin. Nous aurons besoin d’une meilleure production offensive que lors de certaines parties contre Montréal. C’est impensable de croire qu’il se marquera peu de points et il ne faudra pas jouer timidement.»

Bris mécanique

Débarqués à Québec avec trois heures de retard et absents du traditionnel point de presse des deux entraîneurs en raison d’un bris mécanique de leur avion, les Mustangs ont néanmoins sauté sur le terrain à 13 h comme prévu.

«Nous ne sommes pas meilleurs que l’an dernier, mais nous sommes très, très similaires, a mentionné l’entraîneur-chef Greg Marshall. Je m’attends à un match plus serré que l’an dernier et ça va être totalement différent de jouer au PEPS. On a eu un parcours plus difficile en affrontant les champions de l’Ouest, mais Laval a battu Montréal, qui est une excellente équipe, trois fois, ce qui est une tâche difficile.

«Les deux équipes sont favorites, de poursuivre Marshall. L’affrontement Laval-Western est un classique et un duel de rêve. Les deux équipes sont invaincues et nous avons occupé les positions 1 et 2 au Top Ten toute la saison.»

En santé et mieux préparé

Contrairement à l’année dernière où il souffrait d’une blessure aux côtes lors de la Coupe Vanier, le quart Hugo Richard sera en pleine santé pour affronter les Mustangs de Western.
Photo Jean-François Desgagnés
Contrairement à l’année dernière où il souffrait d’une blessure aux côtes lors de la Coupe Vanier, le quart Hugo Richard sera en pleine santé pour affronter les Mustangs de Western.

Hugo Richard se retrouve dans un bien meilleur état physique que l’an dernier à l’aube de disputer la Coupe Vanier.

«C’est le jour et la nuit, a illustré le quart-arrière du Rouge et Or de l’Université Laval. Je m’étais fêlé une côte contre Calgary en demi-finale canadienne et je me la suis fait casser lors du premier quart contre Western. Ce n’était pas très confortable pour courir. Ce n’était pas le fun. C’est très différent pour moi cette année, mais c’est aussi le cas pour toute l’unité.

«Les gars sont super motivés, plus qu’en 2017, et vraiment concentrés, de poursuivre Richard. Ce midi, les joueurs de ligne offensive ont pris l’initiative de se rencontrer pour maximiser la préparation. L’an dernier, on a sous-estimé les Mustangs. On le réalise avec le recul qu’on les avait pris à la légère. Cette année, on a plus le souci des détails et on est entré dans la saison étape par étape.»

En santé et mieux préparé, le Rouge et Or devra aussi offrir une meilleure performance pour espérer l’emporter. «L’exécution devra être meilleure, a-t-il expliqué. L’an dernier, j’ai manqué des lectures et raté des passes faciles où les receveurs étaient ouverts. On devra aussi être plus intenses et plus physiques. Leur défensive est très intense et joue bien en groupe. Comme attaque, on doit relever le défi de produire davantage.»

À son dernier match en carrière, Richard ressent-il une pression additionnelle de soulever la Coupe Vanier? «La seule pression que je ressens, c’est celle que je m’impose, a souligné le produit des Cheetahs de Vanier. Je dois éviter de tenter de trop en faire.»

Freiner le jeu au sol

Les champions en titre misent sur une redoutable attaque terrestre. «Ils misent sur un bon quart-arrière et de bons porteurs de ballon, mais tout se passe par la course pour nous, a raconté l’ailier défensif Mathieu Betts. Notre défi est d’arrêter leur jeu au sol en premier essai et les placer dans des situations où ils n’ont pas le choix de passer. Il faut les neutraliser en 1er et 10.

«L’an dernier, nous étions toujours à un ou deux pouces de réussir le jeu, de poursuivre le joueur de ligne par excellence du RSEQ au cours des trois dernières années. Western avait joué un grand match. Ça va être un travail collectif. Il faudra éviter de vouloir trop en faire individuellement, car c’est de cette façon qu’on se tire dans le pied.»

Betts disputera fort probablement son dernier match dans les rangs universitaires. «Ça se pourrait très bien qu’il s’agisse de mon dernier match, mais j’essaie de ne pas trop y penser. C’est spécial ta 4e année parce que tu es admissible au repêchage, mais tu peux aussi revenir pour ta dernière saison.»