/sports/hockey/remparts
Navigation

Un Baribeau renouvelé

Le gardien de retour devant le filet des Remparts vendredi soir face aux Foreurs

Disant avoir appris à prendre davantage soin de son corps pendant le dernier mois où il a repris la forme, le gardien Dereck Baribeau effectuera son retour au jeu vendredi soir face aux Foreurs.
Photo d’archives, Stevens Leblanc Disant avoir appris à prendre davantage soin de son corps pendant le dernier mois où il a repris la forme, le gardien Dereck Baribeau effectuera son retour au jeu vendredi soir face aux Foreurs.

Coup d'oeil sur cet article

Ralenti par des blessures à la hanche et à la main depuis le début du camp d’entraînement, le gardien Dereck Baribeau est plus en forme que jamais après quatre semaines de rééducation intense et est prêt à reprendre sa place devant la cage des Remparts de Québec, vendredi soir, à l’occasion de la visite des Foreurs de Val-d’Or au Centre Vidéotron. Et quoi de mieux que d’effectuer son retour au jeu contre son ancienne équipe ?

Le grand portier de L’Ancienne-Lorette se dressera devant les attaques adverses pour la première fois depuis le 19 octobre contre Acadie-Bathurst. Il s’était toutefois fracturé la main droite une semaine avant en frappant le mur du couloir menant vers le vestiaire des Remparts après avoir été remplacé au cours de la défaite de 6-2 écopée aux mains du Drakkar de Baie-Comeau, le 12 octobre.

Un geste de frustration que Baribeau avait qualifié « d’erreur stupide » dans les jours suivant l’incident.

« Il faut que je contrôle mes émotions. Dans le gym, j’ai appris à être un peu plus un professionnel hors glace. Je crois que c’est important de prendre soin de mon corps, et j’ai travaillé vraiment fort dans les quatre dernières semaines. Je ne dois pas briser ça », a-t-il rappelé à la veille de son match.

Rythme à retrouver

Baribeau n’a participé qu’à neuf rencontres cette saison, conservant un dossier de 5-4, tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 2,62 et un pourcentage d’arrêts de ,899. Durant le camp, des problèmes à la hanche l’avaient aussi contraint à jouer le rôle de spectateur à quelques reprises.

« On dirait que je n’ai pas eu le rythme encore de premier gardien en commençant une couple de matchs de suite. Là, mon corps va bien, et c’est tant mieux. Il faut juste que je continue de m’en occuper pour que ça continue à aller bien jusqu’à la fin de la saison. Je ne suis pas trop anxieux », a assuré le gardien de 19 ans.

Heureux des prestations de l’auxiliaire Anthony Morrone en l’absence de son titulaire, lui qui a dépassé le nombre de minutes d’expérience qu’il possédait préalablement dans la LHJMQ durant les deux derniers mois, Patrick Roy n’a pas voulu ajouter de pression inutile sur les épaules de son partant.

« On est content de le voir revenir, il a travaillé fort à l’extérieur de la glace. Maintenant, il faut aussi lui donner le temps de retrouver son rythme. Je ne veux pas mettre d’attentes par rapport à ses performances. Ce que je veux, c’est qu’il se sente bien devant le filet et qu’on joue bien devant lui », a exposé l’entraîneur-chef des Remparts.

« Garder les choses simples »

L’excitation de Baribeau ne viendra d’ailleurs pas contrecarrer l’approche qu’il entend utiliser entre les poteaux face à l’équipe qui l’avait sélectionné en première ronde (5e au total) en 2015.

« Je pense que le mot d’ordre sera de garder les choses simples pour mon match de vendredi et de ne pas essayer de faire de gros arrêts pour rien. Ce n’est pas en me tirant partout que ça va m’aider », a signalé l’espoir du Wild du Minnesota, qui aime se mesurer aux Foreurs parce que « j’ai encore une couple de choses en tête qu’ils m’ont dites quand j’étais là-bas avant de m’échanger. C’est toujours une motivation de plus ».

 

De mauvaises situations à éviter

 

Les Remparts ont subi la défaite à leurs deux dernières sorties, mais au-delà de ces résultats, ce sont certains revirements qui ont donné des cheveux gris à Patrick Roy et à son personnel. Roy espère que ses ouailles seront moins généreuses à l’avenir.

Si le « Diable » en chef a parlé de revirements coûteux en entrée de zone adverse, les ennuis à déblayer la rondelle du territoire lorsque l’équipe se retrouve à court d’un homme ont aussi fait mal. Avant la soirée de jeudi, Québec se retrouvait au 16e rang en désavantage numérique avec une efficacité de 72,4 %.

« Notre jeu en désavantage numérique n’est pas vilain, il est même très bon, mais c’est de sortir la rondelle du territoire qui cause des problèmes. Quand on essaie de dégager la rondelle du territoire, elle reste dans le territoire et on demeure plus longtemps sur la glace. On est plus fatigués et l’adversaire, à ce moment-là, a un avantage important », a expliqué Roy.

Ses adjoints et lui se sont attardés à des situations de jeu prises à l’entraînement.

« On veut être plus détaillés dans certaines situations. On veut limiter les surnombres contre les meilleures équipes [...] Dans notre zone défensive, on veut être meilleurs et mettre plus de pression rapidement sur le club adverse. Offensivement, on veut être meilleurs autour du filet. Il y a beaucoup de rondelles libres près du filet sur lesquelles on a de la difficulté à mettre la main, a-t-il ajouté.

Sur une lancée

Quinzièmes au classement général, les visiteurs du jour au Centre Vidéotron, les Foreurs de Val-d’Or (9-13-2-1), connaissent leurs meilleurs moments de la saison alors qu’ils ont remporté leurs trois dernières rencontres.

Par ailleurs, Daniel Brière (Voltigeurs), Brad Richards (Océanic) et Vincent Lecavalier (Océanic) mènent le contingent d’attaquants de l’équipe d’étoiles des années 90 dévoilée jeudi par la LHJMQ dans le cadre de ses 50 ans. L’ancien des Huskies et des Remparts, Mike Ribeiro, y figure aussi. À la ligne bleue, l’ancien patron des opérations hockey des Remparts, Philippe Boucher, qui a porté les couleurs des Bisons de Granby et du Titan de Laval, fait partie de la liste de 23 joueurs.