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Une expérience précieuse face aux Mustangs

Kean Harelimana avait appris à la dure l’an dernier lors de la défaite du Rouge et Or à Hamilton.
Photo d’archives, Simon Clark Kean Harelimana avait appris à la dure l’an dernier lors de la défaite du Rouge et Or à Hamilton.

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Partant dès sa première saison, Kean Harelimana estime qu’il sera mieux outillé pour se frotter au puissant front offensif des Mustangs.

« L’expérience acquise l’an dernier va m’être vraiment utile, a souligné le secondeur de 2e année du Rouge et Or de l’Université Laval. À ma première Coupe Vanier, je ne savais pas à quoi m’attendre. Je pensais au gros show et j’ai voulu trop en faire. Notre équipe est à maturité et nous avons appris de ce match. Nous avons encore la défaite sur le cœur. »

Depuis quelques semaines, Harelimana connaît les meilleurs moments de sa saison. « J’ai atteint mon maximum au bon moment, a souligné le produit des Cheetahs de Vanier qui a été choisi joueur défensif par excellence au pays lors de la dernière semaine. Je devrai éviter d’en faire plus qu’à l’habitude. »

« Notre front défensif sera très occupé, mais Marc (Fortier) a préparé un très bon plan de match, poursuit Harelimana. Notre front est plus lourd que l’an dernier. Dan (Basambombo) et moi, nous sommes polyvalents. On peut aussi bien défendre la course que se retrouver dans l’espace en couverture. »

Un partisan de plus

Kean pourra compter sur un partisan qui l’encouragera sans toutefois se vêtir aux couleurs de l’équipe. Secondeur étoile des Carabins de l’Université de Montréal, Brian sera au PEPS pour appuyer son frère.

« Il ne s’habillera pas en rouge, a précisé Kean, mais il m’appuiera sourire en coin. » Croisé à la soirée des étoiles où il a été élu sur la première constellation, jeudi au Centre Vidéotron, Brian a confirmé sa présence au match pour appuyer son frangin.

Les deux équipes se sont entraînées vendredi à l’extérieur, pour la première fois de la semaine. Du côté du Rouge et Or, tous les joueurs étaient présents contrairement à ce qui se fait habituellement la veille des parties où seulement les 48 joueurs en uniforme sont en action.

« C’est le fun que tout le monde ait été présent, a indiqué l’ailier rapproché Alexandre Savard. De l’extérieur, les gens oublient les joueurs qui ne sont pas habillés, mais ils contribuent autant au succès de l’équipe. Ils ont leur place. »

Le Rouge et Or a couché à l’hôtel, vendredi, pour vivre au rythme de la Coupe Vanier. Pour les Mustangs, il était important de fouler le terrain au moins une fois avant le grand jour. « Ça va être différent la journée du match parce que la neige risque de fondre, a souligné l’entraîneur-chef Greg Marshall, mais on voulait toucher au terrain. »

Avantage du terrain

Conscient que le Rouge et Or profite d’un avantage en accueillant le match ultime à la maison, Marshall ne s’en offusque pas. « Je comprends que c’est un avantage pour Laval, a indiqué l’entraîneur par excellence au pays et lauréat du trophée Frank Tindall, mais ils ont pris le risque de soumettre leur candidature en ne sachant pas si l’équipe allait se qualifier. À Western, je ne suis pas certain qu’on serait prêt à prendre ce risque, sachant qu’on perdrait de l’argent si on n’était pas du match. Laval a pris tous les risques. »

C’est la cinquième fois que Laval est l’hôte de la Coupe Vanier et la 3e où le Rouge et Or est de la distribution après 2010 et 2013 où il était sorti victorieux.

 

Une chance à saisir pour Alexandre Savard

Alexandre Savard, <i>ailier espacé, Rouge et Or</i>
Photo d'archives, Simon Clark
Alexandre Savard, ailier espacé, Rouge et Or

Alexandre Savard prendra part au NFLPA Bowl, le 19 janvier, au stade du Rose Bowl à Pasadena, en Californie.

L’ailier espacé du Rouge et Or de l’Université Laval aura l’occasion de se mesurer à des joueurs de la NCAA susceptibles d’être sélectionnés entre les 3e et 7e rondes du repêchage de la NFL.

« Je me concentre pour l’instant sur le match de la Coupe Vanier, mais il s’agit d’une super belle opportunité, a mentionné Savard, vendredi, au terme du dernier entraînement de la saison. Ça va être comme une entrevue pour un emploi. Un Canadien n’obtient pas dix opportunités de se faire voir par la NFL, et il faut saisir l’occasion quand elle passe. Je suis vraiment content. À Laval, nous sommes tous des travaillants, et il s’agit d’une récompense pour notre éthique de travail. »

Lors du Défi Est-Ouest en mai dernier, au PEPS, les résultats obtenus par Savard aux tests physiques ont fait écarquiller les yeux. « Mes bons résultats ont été l’élément déclencheur, a-t-il indiqué. Les équipes de la NFL veulent des bons chiffres. Je dois bien faire dans l’éventualité d’obtenir un proday, mais c’est une étape à la fois. »

Savard ne sera pas le seul Canadien en Californie. Le bloqueur Maurice Simba, des Stingers de Concordia, a aussi été sélectionné. Ils seront les deux premiers Canadiens à prendre part à cet événement.

« Rêve de petit gars »

Savard veut conclure sa carrière universitaire avec un deuxième titre national après celui remporté en 2016, à Hamilton, face aux Dinos de Calgary. « La défaite de l’an dernier a laissé un goût amer, a-t-il souligné, et on ne veut pas que le même scénario se répète. Comme compétiteur, on n’accepte pas la défaite, peu importe l’adversaire. On veut terminer la saison en beauté. »

« Quand je me suis engagé avec le Rouge et Or, je n’avais jamais pensé avoir l’opportunité de disputer une Coupe Vanier à la maison, de poursuivre le gaillard de 6 pi 5 po et 242 livres. C’est un rêve de petit gars qui se réalise. Comme c’est le cas lors des parties contre Montréal, quelques jeux feront la différence. »