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Ambiance folle au match de l’année

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Ils ont festoyé, mangé et même prié : les partisans du Rouge et Or ont fait honneur à la tradition de l’avant-match, samedi, dans les stationnements du stade Telus, où se disputait la 54e Coupe Vanier.

« Ne nous soumets pas à la défaite, mais délivre-nous des Mustangs ! » ont scandé, entre deux éclats de rire, des centaines d’admirateurs du Rouge et Or à quelques minutes du botté d’envoi, en récitant la « prière » de « La Merveille », ce fameux partisan vêtu en superhéros.

Le caricatural personnage est sorti de sa retraite « pour [cette] grande occasion », mais surtout pour le plus grand plaisir de son public. On l’avait aussi aperçu en 2010 et en 2013, lorsque le Rouge et Or s’était également battu à son domicile pour la suprématie du football universitaire canadien.

L’homme fort a enfilé un gilet de l’équipe adverse uniquement pour le déchirer avec ses mains quelques secondes plus tard, électrisant la foule et concluant son discours en invitant ses camarades à se diriger vers la « sainte église du PEPS ».

Arrivés très tôt le matin

Le tout a conclu de belle manière l’une des fêtes d’avant-match les plus courues de la saison, et pour cause.

« On attend toute l’année pour voir ce match-là. Ça va être un bon match et ça va être différent de celui de l’année passée [où le Rouge et Or avait subi une défaite crève-cœur à Hamilton] », anticipait André Savard, arrivé à 6 h du matin sur le site.

D’autres se sont présentés encore plus tôt pour avoir les meilleures places dans le stationnement. Le froid n’a pas freiné les amateurs de l’avant-match : ils étaient plus d’un millier à une heure du duel tant attendu.

« À 4 h, on était en ligne. On était les quinzièmes à peu près. C’est le fun, on est motivés. C’est le match de l’année », a affirmé Éric Bouchard tout en présentant au Journal son fumoir fait maison. Bacon canadien, œufs bénédictine, pilons de poulet et burgers étaient au menu chez les Bouchard.

Certains spectateurs ont beaucoup voyagé pour assister à la grande finale. Kent Blackburn et son groupe d’une douzaine de personnes arrivaient de l’Ontario, pas spécifiquement pour encourager la troupe de l’Université Western, mais surtout par amour du sport.

« Nous assistons à la Coupe Vanier toutes les années depuis 23 ans », a-t-il fièrement.

Des spectateurs de Vancouver

Jo-Ellen Zakoor et Brian Ellis débarquaient pour leur part de Vancouver, en Colombie-Britannique. Leur fils Chris Ellis joue pour les Mustangs de Western.

« Il est très excité, mais pas nécessairement stressé. Il a joué l’an dernier, alors je crois qu’il sait à quoi s’attendre », a dit le papa, fébrile, peu de temps avant le début de la rencontre.