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Hugo Richard fier de son parcours

Le quart-arrière du Rouge et Or a su faire mentir ses détracteurs

En plus de lancer pour 348 verges, Hugo Richard a réussi quelques courses fort importantes. Le pivot de 5e année a notamment réussi un majeur sur une course de six verges lors de la première série du 3e quart, séquence où il courait comme si sa vie en dépendait.
Photo Didier Debusschère En plus de lancer pour 348 verges, Hugo Richard a réussi quelques courses fort importantes. Le pivot de 5e année a notamment réussi un majeur sur une course de six verges lors de la première série du 3e quart, séquence où il courait comme si sa vie en dépendait.

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Justin Éthier estime que les succès de Hugo Richard sont encore plus méritoires puisqu’il a vécu une situation que personne d’autre avant lui n’avait expérimentée avec le Rouge et Or de l’Université Laval.

Le quart-arrière de 5e année termine son parcours universitaire avec deux Coupes Vanier, deux trophées Ted Morris, prix décerné au joueur par excellence de la rencontre ultime, trois titres de joueur par excellence du RSEQ et trois Coupes Dunsmore.

« Dans l’histoire du programme, il n’y a pas un athlète qui a dû vivre avec autant de pression, a affirmé le coordonnateur offensif du Rouge et Or. La pression a été un énorme fardeau, mais il est passé au travers. Quand tu choisis le Rouge et Or parce que tu aimes jouer devant 18 000 personnes, tu dois vivre avec la pression. »

« Il a connu une saison recrue exceptionnelle en 2014, qui a fait en sorte que les attentes étaient très grandes, de poursuivre Éthier. Nous avons perdu la Coupe Dunsmore contre Montréal en 2014 et 2015, ce qui n’était jamais arrivé. Ces défaites ont amené une dose de pression épouvantable. J’ai passé l’été 2016 à répondre à des amateurs dans la rue qui me disaient qu’ils n’étaient pas des partisans de notre quart-arrière. Hugo est aussi arrivé à Laval après qu’on venait de remporter deux Coupes Vanier consécutives en 2012 et 2013. »

Un des meilleurs

Dans la victoire de 34-20 face aux Mustangs de Western, samedi, au PEPS, qui a mérité au Rouge et Or la 10e Coupe Vanier de l’histoire du programme, Richard a connu un match de rêve. Il a complété 23 de ses 31 passes pour 348 verges et a lancé deux passes de touché. Il a ajouté 60 verges et un majeur en dix courses. « Il ne l’a pas fait seul comme il n’a pas perdu les deux Coupes Dunsmore seul, a résumé Éthier. Le travail de la ligne offensive a été extraordinaire et les receveurs ont réussi tous les attrapés contestés. La protection avait été difficile en 2017 à Hamilton et les receveurs n’avaient pas réussi un attrapé contesté. »

« Quand nous avons recruté Hugo, en 2013, ma seule crainte était son taux de passes complétées, qui était d’environ 55 % dans les rangs collégiaux, d’ajouter Éthier. Cette année, il a frôlé le 70 %, ce qui le place dans la même lignée que Benoît Groulx. »

« Hugo voulait laisser un héritage de deux Coupes Vanier, comme Mathieu Bertrand (1999 et 2003) et Benoît Groulx (2006 et 2008) l’avaient fait avant lui, de renchérir l’entraîneur-chef Glen Constantin. Il sera reconnu comme l’un des meilleurs quarts-arrière de l’histoire. »

Équipe incroyable

Richard convient qu’il a traversé des moments difficiles en raison de la pression qui pesait sur ses épaules. « Ce ne fut évidemment pas quelque chose de facile, a-t-il reconnu, mais les entraîneurs et mes coéquipiers ne m’ont jamais mis de pression. J’ai toujours été bien accueilli et bien respecté. C’est ça qui fait la différence. »

« Je suis content de mon parcours avec des gars incroyables », de poursuivre le recordman du RSEQ pour le plus grand nombre de passes de touché en carrière, avec un total de 70 passes de touché. « J’ai vécu des choses que je n’aurais jamais pensé vivre. J’ai eu beaucoup de plaisir en 2018. Nous avons tout mis sur la table pour ce dernier match, mais les risques étaient très calculés. Il ne reste qu’à terminer mes études en décembre. »

 

Kevin McGee quitte le programme le cœur gros

Impliqué comme jamais pour contrer l’attaque au sol adverse, le maraudeur Kevin McGee tente de plaquer le porteur de ballon Alex Taylor sur la photo. Il a terminé le match avec 4,5 plaqués et une passe rabattue.
Photo Didier Debusschère
Impliqué comme jamais pour contrer l’attaque au sol adverse, le maraudeur Kevin McGee tente de plaquer le porteur de ballon Alex Taylor sur la photo. Il a terminé le match avec 4,5 plaqués et une passe rabattue.

Kevin McGee complète son parcours universitaire l’esprit tranquille.

« Je peux partir en paix, a imagé le maraudeur qui a disputé son dernier match universitaire. J’avais deux objectifs. Gagner contre Western et finir ce qu’on n’avait pas été en mesure de finir l’an dernier. Et on laisse une équipe en santé, unie et une gang de frères. C’était vraiment important pour les vétérans. »

McGee signe une deuxième victoire à la Coupe Vanier en quatre ans après celle de 2016. « Parce que je suis un vétéran, la victoire de 2018 a un cachet spécial, a-t-il raconté, accompagné du demi défensif Nicolas Viens. En 15 ans de football, je n’ai jamais joué avec une gang de frères qui s’aiment comme ça. Ce n’est pas de l’amitié, mais de l’amour. Nous étions tous soudés, des recrues aux joueurs de 4e ou 5e année. C’est vraiment spécial de quitter une grande famille victorieuse. Ce ne fut pas toujours facile pour moi, mais j’ai appris à devenir un bon vétéran. Le noyau a grandi ensemble et nous avons fait toute une job. »

Des fleurs aux entraîneurs

McGee a lancé des fleurs au coordonnateur défensif Marc Fortier. « Marc est un technicien et un magicien, a-t-il mentionné. C’est grâce à Marc et à Glen [Constantin] que mes années ont été incroyables. Pendant mes quatre années à Laval, on a parfois eu de la misère contre certaines équipes, mais Marc s’est toujours assuré que ça n’arrive pas deux fois. On les arrête la deuxième fois. Depuis le camp de printemps en Floride, Marc a mis des formations en place pour arrêter l’attaque terrestre des Mustangs. »

« Tout au long de la semaine de préparation, il y avait un état d’esprit spécial, poursuit le produit des Cougars du Collège Champlain. Nous avions des réunions de trois à quatre heures chaque jour et le bureau des entraîneurs était devenu notre petit chez-nous. »

Impliqué comme jamais dans le jeu au sol, McGee a pu en découdre avec son ami Cedric Joseph.

« C’était mon dernier match et je voulais tout donner, a-t-il résumé. Marc savait que j’étais capable de jouer contre la course et il m’a mis le plus près possible du jeu. Quant à Cedric, je lui ai écrit le matin du match après avoir lu ton article où il disait que j’étais l’un de ses meilleurs amis. Je lui ai souhaité bonne chance, que je l’aimais beaucoup et qu’il comptait pour moi. Pendant le match, on s’est dit qu’on allait se revoir après Noël. »

Admissible au prochain repêchage, McGee espère participer à un camp de la LCF.

 

Lebreux a vu ses efforts récompensés

Le retour de Clément Lebreux a pesé lourd dans la balance.

Après une année loin du terrain, le plaqueur était une pièce importante dans le casse-tête du Rouge et Or pour stopper l’attaque terrestre des Mustangs. « Mes efforts ont été récompensés et ça en valait la peine, a raconté Lebreux. C’est le scénario idéal. On respectait Western, mais on était assez confiants qu’on pouvait les battre même si nous étions les négligés à l’extérieur du vestiaire et dans la communauté médiatique. »

« Le contexte était différent de 2016 où le mot d’ordre était de retourner au sommet au Québec et au Canada et de redorer notre programme après les deux échecs à la Coupe Dunsmore, de poursuivre Lebreux. Cette année, on voulait prendre notre revanche. »

Maintenant qu’il est revenu au jeu, le gaillard de 6 pi 4 po et 296 livres accrochera-t-il de nouveau ses épaulettes ? « Parce que j’ai raté une saison et quelques parties, ma vidéo n’est pas assez bonne pour que je sois sélectionné au repêchage de la LCF, a-t-il raconté. Je devrai passer par le camp d’évaluation régional, mais je n’ai pas encore décidé si je vais y aller ou non. J’ai le gabarit nécessaire, mais il n’y a pas seulement cet aspect. Je vais commencer à travailler, mais je vais continuer de m’entraîner. »

Les autres départs

Élu sur les équipes d’étoiles au pays en 2016 et 2017, Gabriel Ouellet a lui aussi disputé son dernier match. « Je vais me souvenir toute ma vie de mes cinq années et de la centaine de chums que je me suis faits, a mentionné le demi défensif. Le désir de se surpasser, l’excellence, l’esprit de famille et la discipline sont des éléments qui vont m’aider toute ma vie et qui expliquent pourquoi les anciens du Rouge et Or auront du succès dans toutes les sphères de leur vie. »

« Je n’étais pas le joueur le plus spectaculaire, mais j’ai gagné la confiance des entraîneurs et j’ai gravi les échelons, d’ajouter Ouellet qui a mérité un poste de partant à sa 3e saison. Je suis super content de ma carrière. »

Benoît Gagnon-Brousseau, Christopher Amoah, Étienne Moisan et Alexandre Savard sont les autres joueurs de l’alignement de 48 de la Coupe Vanier qui ont complété leur parcours universitaire.