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«Révolution»: des performances émouvantes

 «Révolution»: des performances émouvantes

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MONTRÉAL – Mis au défi par les maîtres de dévoiler un aspect de leur vie ou de leur personnalité pour cette ultime étape avant la finale, les danseurs de «Révolution» ont présenté des numéros émotionnellement intenses. Les quatre finalistes reviennent sur leurs choix.

Charles-Alexis Desgagnés, 27 ans, Montréal 

En choisissant d’évoquer son chaos intérieur, Charles-Alexis avait plusieurs messages à faire passer. «La danse m’a beaucoup aidé à apaiser l’espèce de tornade qui a souvent été présente dans ma tête. J’ai réussi à créer de la beauté avec des moments qui le sont un peu moins. Ma chorégraphie montre aussi qu’il faut s’accepter et essayer d’accepter ses côtés plus sombres ou négatifs.» 

Le danseur a également réussi un moment révolution quasiment parfait. «Je voulais faire quelque chose de très artistique, qui ne soit pas un saut pour un saut. Il fallait qu’il y ait un lien avec la pièce. J’avais placé les tissus tout autour de la scène, et le fait de lancer les tissus colorés en l’air, ça donne l’effet d’une toile que j’aurais peinte. C’était très poétique.» 

C4, de 23 à 34 ans, Montréal

Pour ce défi, les cinq filles de C4 ont choisi d’illustrer l’histoire difficile de Laurence, l’une d’entre elles. «Elles connaissent mon histoire et elles m’ont demandé si j’étais à l’aise, a expliqué Laurence en entrevue. Je me sentais prête à raconter mon histoire, car c’est mon passé. Je suis très heureuse aujourd’hui.» 

Afin d'ajouter du piquant, leur moment révolution apportait encore plus de contenu à leur propos. «La violence dans un couple, ce n’est pas juste physique. La violence psychologie est souvent invisible, et on s’est inspiré de ça pour le moment révolution. J’ai aimé la réaction des maîtres qui ne l’avaient pas vu venir.» 

Pour Laurence, entendre de la bouche de Jean-Marc Généreux qu’elle et les filles de C4 font de la danse intelligente était tout un compliment. 

Team White, 23 et 25 ans, Montréal

Frère et sœur, Katerine et Alexandre Leblanc ont une complicité qui dépasse la fratrie. «Dans notre chorégraphie, on voulait montrer à quel point notre relation est spéciale. Depuis qu’on est tout petit, même à travers toutes les épreuves qu’on a vécues, on a gardé une connexion particulière. On s’est formé une bulle, un monde à l’intérieur duquel on se sent parfaitement bien ensemble.» 

Le duo était fébrile avant de monter sur scène. «On est tellement habitué à être dans notre monde, juste tous les deux. La chorégraphie représente aussi beaucoup de moments difficiles qu’Alex et moi avons vécus. Il fallait se remettre dans ces émotions et aller plus profond. Ça a touché des cordes sensibles, surtout pour moi.» 

Par contre, comme à chacune des étapes, ils ont eu du mal à trouver leur moment révolution. «On a décidé de mélanger la technique classique avec la force physique d’Alex pour créer une espèce de statue qui représente notre numéro. Mais c’était tout un défi.» 

Yoherlandy, 27 ans, Montréal

En levant le voile sur le décès de son frère, Yoherlandy a frappé fort et a ému tout le public, faisant même pleurer les Twins. «C’est certainement la période la plus difficile que j’ai vécue. J’ai voulu rendre hommage à mon frère, et faire quelque chose de beau pour lui. C’était pour lui que je voulais danser.» 

Avant de monter sur scène, le danseur avait peur de perdre ses moyens et de ne pas être capable de gérer ses émotions. «C’est quelque chose qui vient toujours me chercher. Tout au long du numéro, je ne voulais pas pleurer. Mais à la fin, je pense que je me suis lâché; c’était très émouvant pour moi. Mes larmes représentaient surtout ma fierté d’avoir dansé pour lui. À ce moment-là, je ne pensais plus du tout à la compétition.»

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