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Enseignants agressés : constat troublant

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Le sondage de la FSE-CSQ est troublant : près de 2 enseignants sur 3 en adaptation scolaire ont été victimes d’agressions dans leur travail. On parle ici de morsures, coups de pied, insultes et menaces de mort. Le type de comportement qui ne serait pas toléré entre élèves, mais qui semble, avec ces pourcentages inquiétants, monnaie courante envers les enseignants, et ce, depuis plusieurs années. Mais quelles sont les solutions ? Qui doit prendre ses responsabilités ?

Plus d’argent

Le ministre de l’Éducation annonçait en mai 2018 plusieurs propositions de la CAQ, notamment : des hausses de salaire et une diminution du nombre d’élèves à risque dans les classes. Ces propositions, bien qu’intéressantes, n’auront aucun impact pour ces enseignants, qui œuvrent dans des classes qui regroupent des élèves en grande difficulté d’apprentissage ou comportementale.

En fait, une des solutions possibles serait d’augmenter le nombre de techniciennes en éducation spécialisée dans les classes pour appuyer les interventions des enseignants. Ce qui requiert un investissement massif en éducation pour l’intégration de professionnels autres que des enseignants. Un rappel que l’éducation au Québec, c’est plus que simplement des professeurs.

Et les stagiaires ?

Alors que les stagiaires manifestent pour faire reconnaître leur travail et recevoir des compensations, il serait bon de se demander comment les protéger adéquatement de ces violences et de ces agressions. Si le sondage n’en fait pas mention, ces stagiaires sont probablement plus à risque de subir de telles agressions que les enseignants chargés de la classe, car leur gestion de classe n’est pas encore tout à fait au point.

Mais contrairement à leur superviseur et leur enseignant tuteur, ils n’ont pas accès à un syndicat pour se protéger et demander de l’aide. Ils sont laissés à eux-mêmes. Il faudrait donc inclure dans les discussions prochaines avec le ministre des solutions pour les protéger aussi de ces violences.