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Des femmes autochtones forcées à la stérilisation

Des femmes autochtones forcées à la stérilisation
AFP

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Alors que le gouvernement fédéral du Canada tente une réconciliation avec les Premières Nations, le sort des femmes autochtones semble empirer d’année en année.

En effet, pendant que l’enquête sur la disparition des femmes autochtones s’éternise, plusieurs femmes autochtones dénoncent, encore aujourd’hui, la stérilisation forcée dont elles ont souffert.

Pratiques douteuses

Dans plusieurs provinces et territoires, des femmes autochtones ressentent de la pression des services sociaux afin d’avoir recours à l’avortement et à la stérilisation. Des tactiques odieuses sont souvent utilisées afin d’obtenir le consentement non éclairé de ces femmes concernant la ligature de leurs trompes de Fallope. Par exemple, la procédure est recommandée lors du travail actif d’un accouchement, elle est présentée, à tort, comme étant réversible ou, encore, elle est effectuée à l’insu des patientes.

Il s’agit d’une violation de leurs droits fondamentaux, en plus d’être, ni plus ni moins, un acte de génocide du peuple autochtone et devrait être une priorité dans l’agenda des politiciens du pays.

Hypocrisie

Pendant que notre premier ministre clame que nous sommes un pays plus fort grâce à notre diversité, nous n’écoutons pas les premières nations sous le prétexte que leur situation s’est améliorée. Mais elle n’est en fait pas meilleure, elle est simplement moins pire.

Ce n’est pas avec des enquêtes qui n’aboutissent qu’à un constat d’une situation alarmante ou avec des excuses publiques que des changements s’effectueront. C’est dans notre système postcolonial que ces femmes souffrent, c’est donc à nous de nous informer et d’agir, en tant que société soi-disant empathique et avancée, afin de soutenir ces femmes autochtones dans toutes leurs démarches de demande de justice.

Le chef national de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a notamment appelé à ce que les victimes de la stérilisation forcée soient indemnisées. De plus, afin d’empêcher que de tels actes se perpétuent, les gouvernements, tant au niveau fédéral que provincial, devraient établir et observer des lois rigoureuses entourant ces pratiques qui ne devraient appartenir qu’au triste passé de notre pays.

C’est d’une extrême honte que de tels actes sont encore perpétués au Canada en 2018.

 

Écoutez, comme si vous y étiez, les conversations téléphoniques entre Marie-Pier Gosselin et son mentor Pierre Martin alors qu’ils discutent de cette chronique finale.

 

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