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Jim Corcoran toujours vibrant

Jim Corcoran toujours vibrant
Photo Chantal Poirier

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À l’aube de ses 70 ans, Jim Corcoran n’a pas dit son dernier mot. Timidement, mais sûrement, il s’est remis à l’écriture et à la guitare, après avoir entendu «Complètement Corcoran», une revue musicale de son parcours, à paraitre le 30 novembre.

L’auteur-compositeur-interprète avoue avoir toujours eu des réticences avec le fait de produire lui-même une compilation. C’est Michel Bélanger, son complice des 40 dernières années et président fondateur d’Audiogram, qui s’est occupé de sélectionner les chansons et de produire l’album. Au total, 19 compositions du musicien minutieusement choisies pour raconter une carrière riche de huit albums en solo, de cinq Félix et d’un Juno.

Le résultat final n'a été dévoilé à l'artiste que deux jours avant l’impression. «J’ai eu un choc quand j’ai entendu les chansons que Michel avait choisies pour moi, raconte Jim Corcoran. Je me suis dit que ça ne pouvait pas être fini, que j’avais encore des choses à dire.»

C’est seulement à ce moment, en écoutant les chansons qui ont tracé sa vie, qu’il a su que son œuvre ne pouvait se terminer ainsi. Le désir de créer, à nouveau, s’est alors manifesté de façon évidente.

Les guitares pleurent

Si son amour de la musique ne l’a jamais quitté, il lui a certainement fait faux bon pendant 13 ans. Son dernier album solo, «Pages blanches», remonte à 2005. Étonnamment, ce n’est pas le syndrome de la page blanche qui l’a tenu à distance de la musique, mais bien un emploi d’animateur à la radio qui lui a pris tout son temps.

Curieux de savoir ce qu'il lui reste à dire, il s’est imposé un certain rythme d’écriture, accompagné de sa guitare acoustique, son instrument de prédilection. Il ne s’impose toutefois pas de date de tombée, mais s’il remonte sur scène, ce sera pour présenter du nouveau matériel.

«Timidement, je recommence à gratter ma guitare, avoue-t-il. J’ai réalisé que j’avais partagé et écouté la musique des autres longtemps, mais que je m’étais négligé en tant que créateur», confie--t-il.

«Je sens que j’ai un devoir à accomplir. J’ai le privilège d’avoir pu gagner ma vie en tant que créateur, je ne dois plus laisser mes guitares pleurer. J’ai une œuvre à compléter.»

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