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Le projet de Lab-École prend forme

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Dans la nouvelle école primaire du Vieux-Limoilou, qui est l’un des projets sélectionnés par le Lab-École, les élèves pourront cuisiner dans les classes, jardiner sur le toit et faire des mathématiques à l’extérieur.

Il s’agit du moins des souhaits et besoins exprimés par les membres du comité qui a été mis sur pied pour définir ce projet de 7,5 millions $, qui verra le jour sur le site de l’ancienne école Stadadona d’ici 2021.

Ce comité réunit du personnel de la commission scolaire de la Capitale, mais aussi des enseignants, des éducateurs, des parents et des représentants d’organismes communautaires.

«On veut une école ouverte sur sa communauté, avec des espaces à la disposition de la collectivité», affirme Mireille Dion, directrice générale adjointe aux affaires éducatives à la commission scolaire de la Capitale.

Le gymnase, la bibliothèque, une serre et des cuisines pourraient être autant d’espaces partagés avec les résidents du secteur, indique-t-elle.

Des écoles à repenser

L’équipe qui travaille sur ce projet veut aussi repenser les espaces à l’intérieur de l’école, pour que les élèves puissent apprendre en dehors des murs de la classe, dans des espaces ouverts, des gradins et même dans les corridors.

L’ajout de vestiaires pourra permettre d’utiliser différemment ces longs couloirs où s’alignent traditionnellement des rangées de crochets, explique Mme Dion.

L’objectif est qu’un même espace puisse être utilisé à plusieurs moments pendant la journée, ce que soit pendant les cours, l’heure du dîner ou après la classe.

Deux scénarios à l’étude

Le comité réuni par le Lab-École travaille présentement sur deux scénarios : la rénovation et l’agrandissement du bâtiment existant ou sa démolition pour faire place à une nouvelle construction.

Ailleurs au Québec, cinq autres projets de construction ou d’agrandissement d’écoles sont chapeautés par l’équipe du Lab-École. Sa directrice, Natacha Jean, précise que plusieurs bonnes idées ne coûtent pas nécessairement cher à réaliser. «On veut démontrer que c’est possible de faire des écoles innovantes, qui répondent aux besoins du milieu, sans que ça coûte une fortune», lance-t-elle.

Il reste maintenant à concevoir des plans et devis qui répondent aux besoins exprimés par les différentes équipes qui travaillent sur ces projets. Des concours d’architecture ont été lancés pour chacun des projets. Les finalistes seront connus au cours de l’été prochain.