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Retour sur la 23e saison de la MLS

L’Atlanta United est l’équipe favorite pour remporter la coupe MLS cette année.
Photo AFP L’Atlanta United est l’équipe favorite pour remporter la coupe MLS cette année.

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La saison 2018 n’est toujours pas terminée, mais nous savons déjà que nous couronnerons un nouveau champion. En fait, puisque le Toronto FC a raté les séries éliminatoires et que les Sounders de Seattle ont été éliminés, nous sommes assurés d’avoir une finale inédite, ce qui est en soi excitant.

À ce stade-ci de la compétition, avec les matchs retour qui ont été joués hier, on peut affirmer sans se tromper qu’Atlanta United est le grand favori. Si ma prédiction s’avère, il y aurait certainement un certain effet de surprise. Malgré tout, dans cette 23e saison de la MLS, la plus grande surprise a sans contredit été la saison du Toronto FC.

Après avoir dominé l’année précédente de bout en bout, les Reds n’ont pas été en mesure de répéter leurs exploits. Manquaient-ils de motivation et d’énergie après une campagne où ils ont tout gagné ? Est-ce que le nombre de matchs joués a eu raison d’eux ?

Au final, en 2018, le Toronto FC est revenu bien malencontreusement aux standards qu’il avait à son arrivée en MLS en 2007. À cette époque, il réécrivait aussi les records de la ligue, mais c’était ceux de médiocrité.

Arrivées remarquées

Cette saison, deux immenses vedettes du soccer mondial ont fait le saut en MLS. Zlatan Ibrahimovic et Wayne Rooney sont non seulement d’excellents joueurs, ce sont aussi deux très grosses personnalités du sport professionnel.

En traversant l’Atlantique, ces deux joueurs ont marché dans les pas des David Beckham, Thierry Henry et autres David Villa.

En ce sens, la MLS continue d’importer de grandes étoiles au bénéfice des spectateurs. Certes, ils arrivent dans la dernière ligne droite de leur carrière, mais ils sont en mesure d’avoir une influence positive sur la ligue.

Malgré tout, Zlatan n’a pas été en mesure d’extirper le L.A. Galaxy du marasme dans lequel il était empêtré cette année. L’impact de Rooney a quant à lui été immédiat. L’Anglais a transfiguré le D.C. United. Son équipe a d’ailleurs récolté la majorité de ses points avec Rooney à son bord.

Pour la suite des choses

Dès l’an prochain, la ligue accueillera en son sein une autre équipe d’expansion, le FC Cincinnati. Suivront ensuite dans les années subséquentes Nashville, Austin et Miami tant et si bien que la MLS comptera 28 équipes en compétition.

Pour moi, il y a danger que la ligue dilue son produit. Y aura-t-il assez de talents pour pourvoir toutes ces équipes ? La qualité du jeu pourrait en souffrir à mon avis.

Pour la MLS, les modèles de la LNH, la NBA ou la NFL sont pour le moins intéressants. Mais je demeure sceptique à propos du fait que l’expansion à ce stade-ci soit la meilleure des solutions. Le continent nord-américain est grand, mais peut-il supporter autant d’équipes compte tenu du bassin de joueurs disponibles ? Voilà un grand défi pour le commissaire Don Garber.

À plus court terme, je surveillerai en 2019 l’arrivée de Marc Dos Santos avec les Whitecaps de Vancouver. Marc a déjà travaillé sous mes ordres avec l’Impact, je lui souhaite le plus grand des succès.

Le Canada se signale

Dimanche soir dernier, à la Coupe du monde U-17, le Canada a battu en quart de finale la sélection allemande, une force dans le soccer féminin.

En demi-finale de cette compétition tenue en Uruguay, nos représentantes ont été vaincues par le Mexique. Les Canadiennes joueront alors pour le bronze.

Sur une note personnelle, je tiens à souligner que quatre joueuses de la sélection sont issues de mon club de Lakeshore. Quel que soit le résultat d’ici la fin, Jessica De Filippo, Lara Kazandjian, Wayny-Natasha Balata Nguenign et Sophie Guilmette nous ont déjà toutes rendus très fiers.

À l’an prochain

Cette chronique marque une pause pour le temps des fêtes. Pour une septième année, ç’a été un plaisir de partager la saison de l’Impact avec vous. On se retrouve donc en 2019.