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Une commission parlementaire sur l’avenir des médias

Une commission parlementaire sur l’avenir des médias
Photo Simon Clark

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Sans écarter la possibilité d’imposer les géants du web comme Netflix, le gouvernement Legault proposera, dès la semaine prochaine, la mise sur pied d’une commission parlementaire sur l’avenir des médias au Québec.  

« La protection du droit à l’information des Québécois et des Québécoises, bien naturellement, c’est une priorité pour notre gouvernement », a fait valoir en point de presse l’ex-journaliste devenue ministre de la Culture et des communications, Nathalie Roy.   

C’est son adjoint parlementaire, le député caquiste de Saint-Jean et lui aussi ex-journaliste, Louis Lemieux, qui suggérera la création de cette commission via un mandat d’initiative.   

Bien que le mandat de la commission reste à définir, le gouvernement souhaite qu’elle ait principalement pour mandat de trouver des solutions concrètes à l’exode des revenus publicitaires des médias traditionnels vers les plateformes numériques, essentiellement les géants du web comme Google, Facebook, Amazon et Netflix.   

Imposer les géants du web  

« Payer de l’impôt, ce serait peut-être la première chose à faire (avec les géants du web), croit Mme Roy. Ce sont des capitaux qui sortent et qui vident nos médias locaux actuellement. [...] Moi, de voir des industries qui font une fortune en revenus publicitaires ici, et qui ne paient pas d’impôts ici, ça me dérange. »   

Outre la publication d’un groupe de travail sur l’avenir de l’information, en 2010, il y a près de vingt ans que l’Assemblée nationale n’a pas tenu ce genre de commission.   

Or, depuis, « le monde de l’information est en pleine mutation et il y a des conséquences, a signalé la ministre Roy. [...] Au cours des huit dernières années, le nombre de journaux locaux et régionaux a diminué de 28 %. (...) On est passé de 200 journaux à 143 en huit ans. [...] Moins il y a des sources d’information, moins les gens peuvent s’informer. »   

La hausse de Netflix critiquée  

La ministre Roy a salué l’aide fédérale de 595 M$ sur cinq ans annoncée la semaine dernière par Ottawa. Elle estime toutefois qu’elle ne règle pas tout.   

Nathalie Roy craint par ailleurs que la plus récente augmentation de 1 à 3 $ sur le coût de l’abonnement à Netflix permette à l’entreprise d’éponger les 500 M$ que l’entreprise s’est engagée à investir dans des productions canadiennes.   

« Encore une fois, les consommateurs qui vont être pris à subventionner les productions de Netflix, a-t-elle déploré. [...] Encore une fois, c’est le contribuable qui se fait avoir. »