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6 façons de vieillir en sagesse

6 façons de vieillir en sagesse
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Vieillir n’a pas que des désavantages, selon le Dr Dilip Jeste. En effet, ce neuropsychiatre gériatre d’origine indienne, installé en Californie, a constaté qu’en prenant de l’âge les gens atteignent un mieux-être mental. La vie offre peut-être une forme de compensation : avec les ans, on deviendrait plus avisé, sage, content, voire heureux, même si le corps décline. À partir des travaux d’autres chercheurs, Thomas W. Meeks et lui ont distingué six composantes de cette « sagesse » acquise grâce aux années.

1. La stabilité émotionnelle. À mesure qu’on vieillit, on contrôle mieux ses émotions. Alors que les adolescents sont souvent des cocottes minute émotionnelles, les hauts et les bas s’aplanissent quand on prend de l’âge : la dépression descend moins bas, l’excitation monte moins haut. Les émotions auraient également tendance à se positiver, on ressentirait davantage de contentement que de tristesse.

2. La connaissance pratique de la vie. C’est l’image du vieux sage des anciens villages, de celui qui a de l’expérience, qui a déjà vu neiger, comme on dit. Ce bagage de connaissances donne la capacité de faire des choix mesurés.

3. Un comportement prosocial. L’empathie, la compassion, l’altruisme, le sens de l’équité prendraient de l’ampleur avec les années. Ce qu’on fait pour les autres, plutôt que pour soi, devient de plus en plus important. Pour les auteurs, il s’agirait de la composante essentielle de la sagesse.

4. L’autoréflexion, la connaissance de soi. Se connaître soi-même est plus difficile qu’on pense, affirme Dilip Jeste. On comprend souvent mieux les autres que soi-même. Il entend par autoréflexion : savoir s’analyser, connaître sa nature, ses forces, ses faiblesses.

5. Le sens du relatif. On deviendrait plus tolérant avec les ans. On a une plus grande capacité de se libérer des préjugés et de respecter les opinions divergentes. Ça n’implique pas de lâcher ses valeurs, mais plutôt de comprendre que chacun a son parcours, que chacun ressent et pense la vie à sa manière. Ce sens du relatif permet de changer d’idée quand on obtient de nouvelles informations.

6. Choisir, malgré l’incertitude. Même si, avec le temps, on accepte mieux de vivre dans l’incertitude, on ne peut pas, affirme Dilip Jeste, « s’asseoir tout le temps sur la clôture », ménager toujours la chèvre et le chou. Une personne avisée grâce à l’accumulation des ans ne passe plus sa vie à peser les pour et les contre de tout. Elle n’est plus dans l’ambivalence. Elle agit. Pour conclure, rappelle le médecin : « La prochaine fois que vous vous lamenterez de votre anniversaire qui vient à grands pas, souvenez-vous qu’une année de sagesse et de bonheur vous attend. »


► Sources : Thomas W. Meeks, Dilip V. Jeste, « Neurobiology of Wisdom: A Literature Overview», Arch Gen Psychiatry. 2009. « Wisdom Profiles: Dilip Jeste » dans evidencebasedwisdom.com.