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Un superbe Murakami

<b><i>Le meurtre du Commandeur – Une idée apparaît</i></b><br>
Haruki Murakami, aux Éditions Belfond, 456 pages
Courtoisie Le meurtre du Commandeur – Une idée apparaît
Haruki Murakami, aux Éditions Belfond, 456 pages

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On ne pouvait rêver de plus beau cadeau juste avant le temps des Fêtes : un nouveau Murakami à se mettre sous la dent ! Ou plutôt deux, la suite de ce premier tome étant déjà offerte en librairie.

Le prologue est assez étrange, puisqu’il met en scène un homme sans visage – sous son chapeau, il n’y a qu’un « brouillard laiteux qui tourbillonne » ! – désireux de bientôt pouvoir contempler le portrait que le narrateur parviendra à faire de lui. De ce fait, on comprendra aussitôt que le héros du livre est peintre. Un héros dont le mariage a récemment pris fin et qui, en attendant de retomber sur ses pieds, a accepté d’aller s’installer provisoirement en qualité de gardien dans l’ancienne maison isolée de Tomohiko Amada, célèbre peintre de style nihonga (la peinture japonaise traditionnelle) désormais hospitalisé en raison de son grand âge.

Pendant des semaines, malgré la beauté des lieux, le narrateur sera ainsi incapable de peindre quoi que ce soit, l’inspiration lui faisant cruellement défaut. Et alors qu’il s’était promis de ne plus jamais accepter la moindre commande de portrait, un richissime entrepreneur des environs ayant entendu parler de son talent pour capter la vraie nature de ses modèles parviendra à le convaincre du contraire en échange d’une très généreuse rétribution.

Une touche de fantastique

Mais même si Wataru Menshiki a les traits plutôt réguliers, le narrateur aura beaucoup de mal à transposer son visage sur une toile, et ce, pour deux raisons : son voisin semble en effet porter en lui quantité de secrets extrêmement difficiles à cerner, et depuis qu’il a commencé à le fréquenter dans le cadre de son travail, d’étranges tintements de clochette troublent chaque nuit son sommeil.

Un premier tome tellement magique et envoûtant qu’on va lire la suite au cours des prochains jours.

Frissons garantis

Au cœur de la folie

<b><i>Au cœur de la folie</i></b><br>
Luca D’Andrea, aux Éditions Denoël, 448 pages
Courtoisie
Au cœur de la folie
Luca D’Andrea, aux Éditions Denoël, 448 pages

 

À l’instar de tous les fervents amateurs de thrillers, on a découvert Luca D’Andrea l’an dernier avec L’essence du mal, un premier roman à l’atmosphère particulièrement oppressante qu’on recommande d’ailleurs sans réserve avant qu’il ne soit adapté au grand écran. Et il en va de même pour ce second roman, les étranges tribulations de son intrépide héroïne italienne ayant réussi à nous river d’emblée à notre siège.

Afin de refaire sa vie avec un autre sans avoir à se soucier de questions bassement monétaires, Marlene a choisi d’aller au plus court : fuir le dangereux criminel qu’elle a eu le malheur d’épouser, en lui volant au passage des saphirs d’une valeur inestimable. Le hic ? Les routes du Sud-Tyrol étant souvent traîtres, elle aura un accident de voiture assez sérieux en pleine montagne et pendant que son mari et une puissante organisation de malfrats ne reculeront devant rien pour la retrouver, elle sera recueillie par Simon Keller, un bon Samaritain au cœur tendre dont le chalet pourrait difficilement être plus isolé. Bref, la planque idéale !

Sauf qu’à partir de là, l’intrigue débouchera tranquillement sur un dénouement qu’on n’a franchement pas vu venir, Luca D’Andrea n’ayant pas hésité à y ajouter une touche de fantastique aussi déroutante qu’effrayante. On vous laisse le soin de découvrir pourquoi.

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Stéphane Bern, aux Éditions Albin Michel, 368 pages

 

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