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L’Alberta réduira temporairement sa production de pétrole

Rejets de boues des sables bitumineux
Photo d'archives

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En raison de surplus élevés qui font baisser les prix, le gouvernement albertain a annoncé dimanche une réduction de la production de pétrole de l’ordre de 8,7 % dans la province.

Les entreprises oeuvrant en Alberta seront forcées de réduire leur production dès le premier janvier, afin d’éliminer 325 000 barils par jours jusqu’à ce que les surplus aient fondu et que les prix s’améliorent. Ceci devrait durer trois mois, a fait savoir l’État albertain par communiqué, dimanche.

«Nous croyons que les marchés sont les plus aptes à fixer les prix. Mais lorsque les marchés ne fonctionnent pas, les compagnies sont forcées de vendre leurs ressources pour des grenailles, donc nous avons la responsabilité d’agir, de défendre notre province et nos ressources», a dit la première ministre Rachel Notley.

Elle a affirmé que le pétrole albertain se vend seulement à environ 10 $ le baril alors que cet hydrocarbure se détaille parfois cinq fois plus cher ailleurs.

Seize millions de barils de trop

Le gouvernement albertain a mentionné que les entreprises de sa province ont 16 millions de barils entreposés en trop, sur un total de 35 millions, et qu’elles produisent 190 000 barils par jour qu’elles n’arrivent pas à transporter par rail ou pipeline pour être vendus.

Des capacités d’expédition insuffisantes ainsi que des surplus font en sorte que le pétrole albertain est vendu au rabais, selon le gouvernement provincial.

La province estime que ses surplus de pétrole et son incapacité à l’exporter coûtent 80 millions $ par jour au pays.

C’est pour cette raison qu’elle milite pour la construction de pipelines vers le Pacifique, dont le projet Trans Mountain qui vise à augmenter la quantité de pétrole des sables bitumineux albertains - destiné à l’exportation - transporté jusqu’au port de Burnaby, en Colombie-Britannique.

La faute de Trudeau selon Scheer

«La situation dans le secteur énergétique de l’Alberta devient une crise économique nationale. Un grave manque de pipelines – un résultat direct des échecs de Justin Trudeau sur plusieurs projets de pipeline majeurs – entraîne une grave baisse de valeur des ressources de l’Alberta, ce qui menace des dizaines de milliers d’emplois», a déclaré le chef du Parti conservateur du Canada, Andrew Scheer, par communiqué, dimanche.

«Cela oblige l’Alberta à prendre les choses en mains. L’annonce drastique et exceptionnelle de la première ministre Rachel Notley ce soir repose entièrement sur les épaules de Justin Trudeau», a-t-il ajouté.

Il a notamment reproché au premier ministre Trudeau d’avoir empêché la réalisation du pipeline Northern Gateway et celui d’Énergie Est, tout en ayant mal géré le projet Trans Mountain.