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La CAQ veut accélérer l’immigration

La pénurie de main-d’œuvre, un problème « urgent »

Geneviève Guilbault, vice-première ministre
Photo Stevens LeBlanc Geneviève Guilbault, vice-première ministre

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Le gouvernement caquiste a rencontré le gouvernement fédéral pour tenter de faire réduire les délais de traitement des dossiers en immigration, afin de pallier l’importante pénurie de main-d’œuvre au Québec.

C’est ce qu’a confirmé la vice-première ministre Geneviève Guilbault lundi, en marge de l’annonce des 15 entreprises lauréates dans le cadre du projet Vision entrepreneuriale Québec 2023, à l’hôtel de ville de Québec.

Pourparlers

Qualifiant le problème «d’urgent», Mme Guilbault a assuré que le ministre de l’Immigration, Simon Jolin-Barrette, était en pourparlers avec ses homologues fédéraux, dans le but d’améliorer le sort de plusieurs entreprises québécoises qui peinent à recruter de la main-d’œuvre.

«On veut essayer de faire en sorte que quelqu’un qui a déjà un employeur à Québec, soit un engagement d’embauche, que son dossier soit traité plus rapidement», a-t-elle affirmé.

Le ministre Jolin-Barrette fera d’ailleurs le point sur ses discussions avec le gouvernement Trudeau à cet effet, cette semaine.

La vice-première ministre a par ailleurs affirmé que le système informatique du ministère fédéral de l’Immigration ne semblait pas «optimal», en faisant état des lourds délais de traitement.

«Il y a déjà plusieurs dossiers qui sont en suspens. Il y a des milliers de dossiers qui ne sont pas encore traités, donc on arrive avec un certain retard cumulé», a-t-elle indiqué.

Labeaume réagit

Une affirmation qui a trouvé écho auprès du maire Régis Labeaume, revenu de sa mission en France, où il a souvent abordé le sujet. Selon lui, le gouvernement fédéral doit revoir sa façon de faire. «C’est ridicule. On demande aux PME de faire une étude de marché pour démontrer qu’un Canadien de Winnipeg ne pourrait pas faire le travail», a-t-il déploré.

Selon Emploi Québec, plus de 5700 postes sont actuellement disponibles dans la région de la Capitale-Nationale. On en compte plus de 3000 en Chaudière-Appalaches.

Malgré tout, le maire a confirmé l’arrivée prochaine de trois entreprises provenant de Bordeaux, Avignon et Rennes à Québec. Les détails de ces nouveaux venus seront dévoilés au début de 2019.