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La LNH n'est pas préoccupée par Ottawa

Gary Bettman se dit déçu, mais pas inquiet, de la situation des Sénateurs

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 SEA ISLAND, Géorgie | Même si le plan de nouvel aréna pour les Sénateurs au centre-ville d’Ottawa semble au point mort et que des conflits en apparence irréconciliables entre les promoteurs sont en voie de saboter le projet, la LNH ne semble pas prête à appuyer sur le bouton de panique et ne doute pas de la survie de l’équipe dans la capitale fédérale.  

 Rassemblés à Sea Island, en Géorgie, pour la traditionnelle assemblée de décembre, les gouverneurs du circuit ont abordé l’épineux dossier des Sénateurs. 

 Les 31 équipes officialiseront de toute évidence une expansion à Seattle mardi, mais n’ont pas étudié le plus gros point à l’ordre du jour, lundi. 

 Les gouverneurs présents ont plutôt parlé des affaires courantes de la ligue, dont le plafond salarial qui devrait grimper à 83 millions la saison prochaine. Le commissaire Gary Bettman a aussi donné une mise à jour aux propriétaires concernant les Sénateurs. Ceux-ci n’arrivent pas à progresser dans leur ambition de faire construire un aréna sur les Plaines LeBreton, au point où le propriétaire de l’équipe, Eugene Melnyk, a même intenté une poursuite de 700 millions contre son partenaire dans le projet, John Ruddy du Groupe Trinity. 

 «M. Melnyk n’est pas là, mais j’ai parlé aux gouverneurs de la poursuite et de mon évaluation d’où est-ce que l’équipe est avec le projet LeBreton. Je dirais que je suis plus déçu qu’inquiet de la tournure des événements, mais il s’agit de problèmes complexes», a expliqué Bettman. 

 Avenir possible à Kanata 

 Il y a un bon moment que les Sénateurs rêvent de mieux que le Centre Canadian Tire, à Kanata. Depuis l’an dernier, les foules s’avèrent souvent clairsemées, mais jamais au point désolant des assistances dans des marchés boiteux comme l’Arizona, la Floride ou la Caroline. 

 Les Sénateurs et le groupe Trinity ont jusqu’à la fin de janvier pour trouver une solution viable afin d’aller de l’avant sur les Plaines LeBreton. Si Bettman ne semble plus croire à un dénouement positif à cet effet, il ne voit pas l’avenir des Sénateurs ailleurs pour autant. 

 «Pour un tas de raisons, l’aréna au centre-ville serait une bonne chose, mais M. Melnyk a déjà mentionné que s’il doit faire fonctionner l’équipe au Centre Canadian Tire, il peut le faire. Ne sautons pas aux conclusions, c’est une situation très compliquée. Malheureusement, le projet tel qu’envisagé au départ n’est pas viable», a-t-il indiqué, secondé par son adjoint Bill Daly. 

 «Il (Melnyk) est le propriétaire de la franchise et il faut se fier à son expertise locale. S’il a le sentiment qu’il peut faire fonctionner l’équipe dans cet aréna à long terme, nous allons nous rallier à lui», a-t-il dit. 

 Bettman a par ailleurs rappelé que l’implication de la ligue par le passé dans d’autres marchés en attente de résolution, comme à Edmonton et Pittsburgh, a porté ses fruits. 

 «Si nous sommes invités et que nous sommes considérés comme utiles, il y a certains aspects où nous pourrions être constructifs. Nous ne voulons juste pas aller dans des marchés où nous ne sommes pas les bienvenus, car nous ne serons pas utiles dans ce contexte», a-t-il laissé entendre. 

 Et les Coyotes? 

 En ce qui concerne une équipe qui en arrache diablement plus que les Sénateurs et qui végète depuis bien plus longtemps, les Coyotes de l’Arizona, Daly a continué de promettre que la ligue continuerait de faire preuve de sa légendaire patience. 

 «M. Barroway a été clair à l’effet qu’il recherche un partenaire. Il y a eu plusieurs discussions à ce sujet et je crois qu’il a bon espoir d’en arriver à une solution. Les efforts seront investis pour un nouvel aréna et nous serons patients.»