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Médecins spécialistes: amélioration du temps d’attente au Québec, selon une étude

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Le temps d’attente moyen des patients québécois pour pouvoir rencontrer un médecin spécialiste et débuter un traitement a diminué de près de cinq semaines en un an, selon une étude de l’Institut Fraser.

L’organisme de recherche a publié mardi son étude intitulée «Waiting Your Turn: Wait Times for Health Care in Canada» qui dresse le temps d'attente médian total entre la première rencontre avec un médecin généraliste, le suivi avec un médecin spécialiste et le début d'un traitement, obtenu en faisant la moyenne de douze spécialités.

Alors qu’au Canada, le temps d’attente moyen en 2018 était de 19,8 semaines, au Québec, il a drastiquement baissé, passant d’un record de 20,6 semaines à 15,8 semaines cette année, toutes spécialité confondues.

En décortiquant les données, il est possible de constater que les Québécois rongent leur frein beaucoup moins longtemps entre le moment où ils rencontrent un médecin généraliste et celui où ils rencontrent un médecin spécialiste. Ce délai a fondu, passant de 11,4 semaines à 6,7 semaines en un an. L'attente suivant la rencontre avec le spécialiste et le début du traitement, elle, n'a guère varié, passant de 9,2 à 9,1 semaines.

Le Québec se retrouve ainsi au troisième rang en 2018, derrière la Saskatchewan (15,4 semaines) et l’Ontario (15,7 semaines). Au Nouveau-Brunswick, l’attente est de 45,1 semaines.

En 1993, lorsque l’Institut Fraser a entrepris de faire son suivi, le temps d’attente dans la province était de 7,3 semaines et de 9,3 semaines au Canada.

«Enfin, on est capable de démontrer que nos actions portent fruits», a confié la Dre Diane Francoeur, présidente de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, tout en reconnaissant qu’il y avait encore place à l’amélioration. «On veut être les meilleurs, on veut continuer à diminuer les délais d’accès», a-t-elle ajouté, en entrevue à TVA Nouvelles.

«Il reste beaucoup de travail à faire pour les patients qui attendent encore près de quatre mois pour recevoir les traitements médicaux nécessaires», a également fait savoir Bacchus Barua, directeur adjoint à l'Institut Fraser et coauteur de l’étude, dans un communiqué.

Ainsi, pour les neurochirurgies, les Québécois attendaient plus longtemps (33,9 semaines) et tandis que pour les chirurgies orthopédiques, l’attente était de 23,8 semaines.

En outre, l’attente la moins longue était pour les oncologies médicales (3,6 semaines).

«Les temps d’attente au Québec ont diminué et c’est très bien, mais ils sont encore trop longs», a affirmé M. Yanick Labrie, agrégé supérieur de l’Institut Fraser, qui estime que «les longues attentes pour recevoir des traitements médicaux ne doivent pas être négligées».

Le chercheur a rappelé que ces attentes «peuvent accroître la souffrance des patients, diminuer leur qualité de vie et, dans les pires cas, mener à une invalidité ou à la mort».