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Revivre après un AVC

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Un homme de 40 ans qui a été victime d'un accident vasculaire cérébral cet été se considère extrêmement chanceux de s'en sortir avec peu de séquelles.

Marin Lafleur a été frappé par un AVC en pleine nuit le 17 juillet dernier. Il y a eu un long délai avant qu'il ne soit finalement amené à l'hôpital.

«À 2 h du matin, je me suis levé et, là, ça ne marchait plus parce que je me suis mis à tourner en rond dans ma salle de bains. Je me suis dit "voyons, qu'est-ce qui se passe?" Là, je suis allé me coucher et à 5 h, je me suis relevé et, là, ça ne marchait pas pantoute. Je suis tombé à terre et j'étais paralysé tout d'un bord», a raconté Marin Lafleur.

Entre l'apparition de l'AVC et le moment où l'homme a été emmené à l'hôpital, le médecin évalue à sept heures le temps qui s'est écoulé, réduisant ainsi ses chances de survie.

«Dans ce contexte-là, on a des outils qui nous permettent d'aller extraire les caillots des artères, par aspiration ou avec l'aide d'un tuteur. Les statistiques n'étaient pas en sa faveur d'avoir une bonne évolution, de l'ordre de plus de 50 % de rester avec des séquelles ou des risques de décès associés avec ça», a expliqué la Dre Geneviève Milot, neurochirurgienne à l'Hôpital de l'Enfant-Jésus.

S'il s'en sort très bien dans les circonstances, l'homme doit malgré tout réapprendre à vivre différemment. Col bleu à la Ville de Lévis, il effectue maintenant un retour progressif au travail.

«Ça va durer un trois, quatre heures, et après, je n'ai plus d'énergie. Et ce n'est pas à cause que je ne veux pas, c'est mon cerveau qui ne peut pas», a-t-il détaillé.

Le visage qui s'affaisse, une incapacité de lever les deux bras normalement et des troubles de la prononciation sont les principaux signes qui permettent de détecter un AVC.

Même s'il se considère chanceux de garder si peu de séquelles, l'AVC a tout de même changé Marin Lafleur, parfois pour le mieux.

«Tu ne penses plus de la même manière. Avant, tu avais trois, quatre jobs et tu travaillais, tu te donnais à fond. Là, quand il t'arrive quelque chose de même, tu te dis "Wow, minute, là!" Tu prends deux minutes et tu réfléchis, parce que la vie est fragile en crime», a-t-il souligné.