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Emmanuel Bilodeau, critique culinaire dans En tout cas

Emmanuel Bilodeau, critique culinaire dans En tout cas
MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

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Emmanuel Bilodeau campera un personnage épisodique dans la deuxième saison de la série En tout cas, que TVA présentera à compter du lundi 7 janvier prochain.

Il se glissera dans la peau d’un critique culinaire «redoutable et redouté» qui causera quelques maux de tête à Chloé (Anne-Élisabeth Bossé). Son nouveau restaurant à peine ouvert, celle-ci craindra la mauvaise publicité que le drôle de moineau pourrait lui faire s’il était insatisfait à sa table.

«Il devait être beaucoup plus important au départ, mais, vu les contraintes de tournage, ça s’est réduit un peu, a expliqué Emmanuel Bilodeau, rencontré dans les décors de la comédie le mois dernier. C’est un critique culinaire détestable, bizarre, qu’on aime haïr. Il écrit dans un magazine influent et a beaucoup de pouvoir sur l’avenir des restaurants sur lesquels il tombe.»

Bilodeau précise que l’homme en question cache un secret qu’on pourrait découvrir dans une éventuelle troisième saison d’En tout cas, qui n’est toujours pas confirmée pour le moment.

En attendant, son passage dans l’émission, qui n’a nécessité que deux jours de tournage, relève davantage de l’apparition éclair que du rôle récurrent.

«Mais j’ai accepté avec grand bonheur, parce que la série est belle. J’adore Anne-Élisabeth Bossé, c’est une bonne amie de ma blonde [Édith Cochrane], Guylaine Tremblay aussi. C’est un petit “caméo” vraiment sympathique», a détaillé Emmanuel Bilodeau.

Projets d’écriture

Heureux de renouer avec son métier de comédien après la tournée de son premier spectacle solo en tant qu’humoriste, le One Manu Show, dont il a offert 200 représentations entre 2014 et 2017, Emmanuel Bilodeau compte se consacrer essentiellement au jeu pour au moins deux ans, avance-t-il. Il dit avoir été «ressourcé et énergisé» par son retour sur les planches dans Oslo, au Théâtre Jean-Duceppe, plus tôt cet automne.

«Je suis vraiment intéressé à redevenir un acteur pour les prochaines années. J’en ai besoin, j’aime trop jouer.»

Ce qui n’empêche pas l’artiste de 54 ans d’amorcer d’autres projets à gauche et à droite. Avec sa conjointe Édith Cochrane et un couple d’amis, François Péloquin et Sarah Lévesque, il travaille à l’écriture d’une série télévisée, à laquelle un producteur serait déjà intéressé. François Péloquin est le réalisateur et coscénariste, avec Sarah Lévesque, derrière le film Le bruit des arbres. Mais Emmanuel Bilodeau refuse de dévoiler le sujet de l’œuvre ou l’identité des autres créateurs qui y sont rattachés.

«C’est seulement en écriture, même pas en développement», a-t-il noté pour expliquer son silence.

Sans stress, le comique en lui commence également à songer aux textes de son prochain spectacle solo, mais ne prévoit pas lancer celui-ci à brève échéance.

«Je suis en train d’écrire un numéro, mais je ne me mets aucune pression pour l’instant. Je n’ai pas de producteur, pas de date. C’est juste pour le plaisir. Je vais parfois roder par-ci, par-là. Un jour, ça sera un projet plus concret.»

Le reste du temps, le papa de Philomène (21 ans, qui se destine aussi au métier d’actrice), Siméon (10 ans), Paul-Émile (7 ans) et Adélaïde (1 an) remplit son rôle de chef de clan.

«Ma blonde travaille beaucoup, alors j’assure une présence à la maison», a-t-il précisé.

Hommage à Bernard Landry

C’était jour des funérailles d’État de Bernard Landry lorsque les médias ont été invités sur le plateau d’En tout cas, à la mi-novembre. Emmanuel Bilodeau, qui a bien connu le politicien, était d’ailleurs déçu de ne pouvoir assister à la cérémonie.

«J’ai assez bien connu Bernard Landry en 1985, a relaté celui qui a terminé son Barreau et qui a jadis été journaliste. J’ai travaillé pour lui dans son cabinet. Il m’avait engagé parce que j’avais fait un travail sur le libre-échange quand j’étais étudiant en droit. J’étais allé le rencontrer et il m’avait embauché après avoir lu mon travail. J’ai été son stagiaire pendant tout un été, comme assistant de l’attaché de presse.»

«C’est l’été où René Lévesque a démissionné, et Bernard Landry s’était lancé dans la course au leadership [qu’avait finalement remportée Pierre-Marc Johnson], a-t-il poursuivi. J’ai donc vécu de l’intérieur la course à la succession du chef du Parti québécois. C’était passionnant, j’avais 20 ans, j’étais étudiant en deuxième année de droit à l’Université de Montréal, j’assistais à tout ça, c’était merveilleux. J’ai beaucoup connu Bernard Landry là-dedans, tous les jours. On est restés amis tout le long.»

«J’ai eu beaucoup de peine quand j’ai su qu’il était décédé. Je l’aimais beaucoup. Je respectais énormément sa tête, il avait un esprit clairvoyant, il était cultivé, engagé, fidèle au Québec», a conclu Emmanuel Bilodeau, qui a interprété René Lévesque au petit écran en 2004.