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«Il venait pour me passer», soutient la présumée victime

<b>Francis Labrecque</b><br /><i>Accusé</i>
Photo courtoisie Francis Labrecque
Accusé

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« Je n’étais plus capable de respirer, je me dégonflais. Le sang coulait partout », a raconté mercredi la présumée victime de l’accusé Francis Labrecque.

Steven Marceau-Brousseau devait encore 20 $ à la conjointe de l’accusé le jour des événements, le soir de la Saint-Jean-Baptiste 2017, selon son témoignage au procès de Labrecque devant jury pour tentative de meurtre.

Une dette récente en lien avec une transaction pour 7 g de cannabis était en cause. Cette journée-là, Marceau-Brousseau, une « connaissance » de Labrecque et de sa conjointe, avait bu de l’alcool et fumé des joints.

Réveil brutal

En milieu de soirée, il affirme que Labrecque s’est introduit dans son appartement et l’a réveillé « en lui serrant le cou ».

« Il était en tab... Il me disait de me débrouiller pour trouver son argent. Ça pressait. [...] J’étais stressé », a-t-il dit.

Plus tard lors de cette même soirée, Labrecque, intoxiqué par l’alcool, aurait eu « un déclic » en marchant vers un bar, selon un ami commun qui a témoigné mercredi.

« En colère », l’accusé se serait rué vers le domicile de Marceau-Brousseau, rue Boisseau, où les deux hommes habitent à deux immeubles de distance dans le quartier Saint-Sauveur.

Une première chicane a éclaté dans la rue, où l’accusé et le plaignant se sont croisés. La présumée victime aurait été frôlée par un couteau de chasse que Labrecque portait sur lui. Marceau-Brousseau est allé se réfugier dans son logement, a-t-il raconté.

Bagarre à coups de poing

Labrecque aurait alors défoncé la porte, barrée à l’aide d’un morceau de bois.

« Il est rentré agressif. J’ai vu que je ne pouvais pas me laisser faire. Il venait pour me passer », a soutenu le plaignant.

Une violente bagarre à coups de poing a éclaté dans la cuisine, sous les yeux de la conjointe de Marceau-Brousseau. Ce dernier estime avoir reçu 7 à 8 coups de couteau, qui auraient été portés par Labrecque avec un petit couteau qui se trouvait sur le comptoir.

Le plus important coup lui a transpercé le dos à la hauteur du poumon droit.

« J’ai senti l’air qui sortait. J’étais en panique totale, j’avais de la misère à respirer. Je pensais que ça se finissait là. »

Il est resté huit jours à l’hôpital pour une hémorragie interne et un poumon perforé.

Contre-interrogé par l’avocat de l’accusé, Marceau-Brousseau a dit qu’il était « confus » lors de sa déclaration faite aux policiers à l’époque, pour justifier une différence entre cette déclaration et son témoignage concernant un élément du déroulement de la soirée.