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Les Sénateurs plus coriaces à domicile

Les Sénateurs présentent l’une des meilleures fiches devant leurs partisans

Le gardien des Sénateurs, Craig Anderson, ne trouve pas d’explication aux déboires de l’équipe d’Ottawa sur les patinoires adverses.
Photo Ben Pelosse Le gardien des Sénateurs, Craig Anderson, ne trouve pas d’explication aux déboires de l’équipe d’Ottawa sur les patinoires adverses.

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OTTAWA | Le Canadien pourrait faire face ce soir à une tout autre opposition que celle que les Sénateurs lui ont offerte mardi soir. Pour une raison difficilement explicable, la troupe de Guy Boucher ne présente pas le même visage à la maison.

Depuis le début de la campagne, les Sénateurs ont accumulé 67 % (20 points) des 30 points disponibles devant leurs partisans. En contrepartie, loin du Centre Canadian Tire, ils n’ont touché que 27 % (7 points) des 26 points qui se trouvaient sur la table.

« Je ne saurais dire pourquoi. Je ne crois pas que ce soit un effort déficient. En dehors de la possibilité qu’a l’entraîneur adverse d’opposer les trios de son choix aux nôtres, je ne vois pas quelle peut être la différence », a déclaré Craig Anderson, lui-même drôlement plus efficace à domicile.

Interrogé sur le même sujet, Dylan DeMelo a offert une piste de réponse intéressante.

« On se tire souvent dans le pied à l’étranger. Bien sûr, il y a quelques bonds malchanceux ici et là, mais en général, notre jeu est incomplet, a-t-il d’abord mentionné. On s’éloigne de notre stratégie pendant quelques minutes et ça nous coûte des victoires. À domicile, on travaille plus souvent pendant 60 minutes. »

Impatience et inexpérience

Si l’on se fie aux commentaires avancés par Guy Boucher au terme de la défaite à Montréal, le défenseur a peut-être mis le doigt sur le bobo.

« On a souvent vu cela sur la route cette saison », a lancé Boucher à propos de la période de cinq minutes au cours de laquelle ses hommes ont été sortis du match par le Canadien.

« On devient impatients, on veut répliquer immédiatement, alors on ouvre le jeu et on donne des surnombres », a expliqué l’entraîneur-chef des Sénateurs, mettant cette réaction sur le compte de la jeunesse et de l’inexpérience.

Toutefois, au sein de son groupe, il y a quelques vétérans qui sont un peu plus invisibles loin d’Ottawa.

Par conséquent, Mark Stone en est un que les hommes de Claude Julien devront avoir à l’œil ce soir. Le Manibotain a inscrit 8 de ses 13 buts dans la région de la capitale fédérale. On peut dire la même chose de Matt Duchene, dont 22 de ses 34 points ont été récoltés devant ses partisans.

« C’est malheureux qu’on éprouve des problèmes à l’étranger. Mais, tu ne peux pas t’apitoyer sur ton sort et pleurnicher. Tu dois trouver des façons de t’améliorer. C’est ce que notre groupe doit faire », a indiqué Stone au terme de la rencontre disputée au Centre Bell.

De retour en selle

Le temps n’est pas à l’apitoiement, d’autant plus que le Canadien et les Sénateurs recroisent le fer dès ce soir.

« On doit se remettre en selle rapidement. Si nous avions joué notre meilleur hockey à Montréal et subi ce revers de 5 à 2, ce serait démoralisant. Mais ce n’est pas le cas, a soutenu Boucher. On sait qu’on est meilleurs que ça. En raison de leur vitesse, on ne peut pas leur donner autant de passes gratuites. »

Les Sénateurs ont remporté cinq de leurs sept derniers matchs à domicile.