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Au Canada: triste bilan pour Trois-Rivières, qui est la deuxième ville où les enfants sont les plus violentés

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TROIS-RIVIÈRES | Trois-Rivières est la deuxième ville au Canada où les enfants sont les plus violentés dans leur propre famille. Et cela ne tient compte que des incidents signalés à la police.

Saguenay arrive au 1er rang des villes en ce qui a trait au taux de violence le plus élevé envers les jeunes, avec 445 victimes. Trois-Rivières suit avec 427 signalements.

Un écart marqué alors que la moyenne au pays est de 194 cas par 100 000 habitants.

En 2017, au Canada, 59 236 enfants ont été violentés. Cinquante-six pour cent des victimes sont de jeunes filles.

Dans plus de la moitié des incidents, les jeunes victimes ont été agressées par un parent. Dans 74 % des cas, la force physique a été utilisée et dans 17 % des dossiers, une arme était en cause. La présence d'armes à feu est heureusement plus rare, dans seulement 1 % des incidents.

«On ose croire à Espace Mauricie que ces données reflètent qu'à Trois-Rivières il y a de plus en plus de dénonciations parce que les gens sont de plus en plus conscientisés à la violence envers les enfants. Ça vient aussi dire que l'importance, c'est de soutenir les ressources en place», a dit Vicky Lauzier, coordonnatrice-animatrice chez Espace Mauricie.

Depuis 30 ans, Espace Mauricie fait de la prévention auprès des enfants. Ses ateliers qui abordent toutes les formes de violence ont permis de sensibiliser plus de 30 000 jeunes.

L'Accord Mauricie fait aussi pression pour augmenter les ateliers qui s'adressent aux pères violents. «C'est triste, mais en même temps on a un pas en avant. On a mis en place des services. Ça, au moins, c'est fantastique, parce que c'est toujours triste de savoir que se sont des enfants qui payent le prix pour des choses qui ne devraient pas être là. Comme société, c'est très discutable», a ajouté Robert Ayotte, directeur de L'Accord Mauricie.

Il y a présentement une liste d'attente pour suivre le cours «Papas bienveillants». L'organisme espère former plus d'intervenants et rendre le programme accessible partout au Québec dans les prochains mois. Ce qui pourrait réduire le nombre de jeunes victimes, surtout à Trois-Rivières.