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«Bombardier, ce n’est pas une société de la Couronne»: première entrevue télévisée d'Alain Bellemare depuis l’annonce des coupes

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Dans le cadre d’une entrevue exclusive accordée à TVA Nouvelles, le PDG de Bombardier, Alain Bellemare, est revenu sur les importantes suppressions d’emploi annoncées au cours des dernières semaines.

Dans son premier entretien télévisé depuis l’annonce de la mise à pied de 5000 travailleurs, dont 2500 au Québec, M. Bellemare a indiqué que son objectif était «d'assurer la croissance d'entreprise et de passer d'une entreprise de 16,5 milliards de dollars aujourd'hui à une entreprise de 20 milliards de dollars en 2020».

«Ça, ça crée des emplois», a-t-il affirmé en marge d’une rencontre avec une centaine d’investisseurs à New York.

Questionné sur la situation de ses employés au Québec, il n’a pas voulu écarter le scénario d’un licenciement massif dans la province au cours de la prochaine année.

«Je ne peux jamais m'engager à garantir quoi que ce soit, a déclaré le PDG. Moi, ce que je peux garantir, c'est qu'on travaille de façon ardue, chaque jour, pour développer de nouveaux produits, pour les vendre et créer des emplois par le fait même. Ça, c'est ce qu'on cherche à faire.»

Il s’est toutefois dit «sensible» à «l’approche» qu’a l’entreprise au Québec.

«Cela étant dit, Bombardier, ce n’est pas une société de la Couronne, ajoute Alain Bellemare. C'est une entreprise qui opère dans les trains, les avions d'affaires, et qui compétitionne avec d'autres fabricants qui sont hautement supportés par leur palier. La situation de Bombardier n’est pas différente de celle de nos compétiteurs.»

Le PDG assure malgré tout travailler pour que l’entreprise fondée en 1942 par Joseph-Armand Bombardier à Valcourt demeure dans la province.

«Ce qu'on cherche à faire, c'est garder ce fleuron québécois, avec des origines d'ici, ici au Québec, et d’en faire un grand succès pour les années à venir et être capables de créer des dizaines de milliers d'emplois pour longtemps», a-t-il indiqué.