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Producteurs de lait: le Québec veut sa juste part des compensations d’Ottawa

Le nouveau ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne
PHOTO JEAN-FRANÇOIS DESGAGNÉS Le nouveau ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne

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Le nouveau ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, André Lamontagne, compte s’assurer que les producteurs de lait de la province obtiennent leur juste part des compensations d’Ottawa.

M. Lamontagne a brisé la glace, mercredi, en prononçant son premier discours devant les membres de l’Union des producteurs agricoles, réunis en congrès à Québec.

Accord Canada-É.-U.-Mexique

D’entrée de jeu, il a voulu se montrer rassurant par rapport aux impacts de l’Accord États-Unis–Mexique–Canada. Dès sa nomination, M. Lamontagne s’est entretenu avec son homologue fédéral pour que le Québec ait «une présence importante» dans les groupes de travail qui se réuniront dès la semaine prochaine.

«Les compensations que nos producteurs vont établir doivent servir de base et être au cœur des groupes de travail», a-t-il affirmé.

Le ministre de l’Agriculture reconnaît qu’Ottawa a utilisé la gestion de l’offre pour sécuriser l’économie canadienne.

Le Québec produit 40 % du volume de lait canadien.

«Nos attentes, c’est que le reste de l’économie canadienne vous tende la main et vienne vous sécuriser aussi. C’est dans ce sens-là que nous allons faire les démarches», a affirmé M. Lamontagne en précisant qu’il serait en discussion bilatérale avec le ministre Lawrence MacAuley.

Il a également mentionné qu’il avait l’intention de poursuivre la réalisation des cibles de la politique bioalimentaire. Pour favoriser l’achat local, il a demandé la création d’un répertoire de l’offre bioalimentaire québécoise destinée aux institutions, faisant référence à l’épisode des pommes américaines servies dans les hôpitaux, que Le Journal a révélée. Il a également annoncé un soutien temporaire pour aider les producteurs à absorber les hausses de taxes foncières agricoles, le temps de trouver une solution à long terme.