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Une dernière fois pour Tata

Gerardo « Tata » Martino en est à ses dernières heures à la barre de l’Atlanta United FC.
Photo AFP Gerardo « Tata » Martino en est à ses dernières heures à la barre de l’Atlanta United FC.

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ATLANTA | On sait déjà depuis un bon moment que Gerardo « Tata » Martino quittera l’Atlanta United FC à la fin de la saison. La finale de samedi sera donc son dernier tour de piste.

L’Argentin de 56 ans a eu un impact certain sur son équipe en lui inculquant un style de jeu très dynamique et offensif qui a produit 70 buts lors de chacune des deux saisons d’existence de la formation.

Fort sympathique, l’entraîneur qui a notamment dirigé la sélection nationale argentine et le FC Barcelone s’est montré modeste en conférence de presse, jeudi.

« Ils m’ont invité à faire partie d’un club qui avait des attentes élevées. Nous avons eu beaucoup de succès rapidement, mais je ne fais partie que d’une plus grande vision de la part du club. »

Reconnaissance

On ne peut avoir aucun doute quant à sa sincérité quand il parle de la façon dont il a été accueilli par Atlanta et ses partisans.

« Je suis profondément reconnaissant envers nos partisans et notre club parce que j’ai eu la chance de vivre la naissance de cette équipe. »

À travers une carrière de joueur et d’entraîneur qui s’étire sur 40 ans, Martino a participé à plusieurs finales, mais a rarement vécu la joie de la victoire. Il espère donc conclure son passage à Atlanta sur une bonne note.

« Chaque étape d’une carrière est différente et j’ai eu la chance de participer à plusieurs finales. Malheureusement, je n’ai pas eu autant de chance pour les gagner. »

Il a notamment perdu en finale de la Copa America lorsqu’il était à la barre de la sélection du Paraguay (2011) et de l’Argentine (2015, 2016). Il a vécu le même sort en Copa del Rey avec Barcelone en 2014.

Un leader

Pour le vétéran Jeff Larentowicz, Martino est d’abord un très grand meneur d’hommes.

« L’entraîneur est certainement notre leader et quand il parle, nous écoutons. Il est intransigeant par moments, mais il est notre pilier et c’est toujours pour le bien de l’équipe.

« D’un point de vue technique, nous adhérons à ce qu’il a mis en place. »

Le milieu de terrain défensif assure qu’il n’y a pas eu d’effusion d’émotions particulière depuis le début de la semaine et à mesure que ce dernier match sous les ordres de Martino approche.

« Même si c’est son dernier match, je n’ai pas constaté de différence dans son comportement. Il ne nous a pas transmis de grand message. »

Quant à savoir si les joueurs veulent l’emporter pour le remercier, c’est l’évidence même.

« C’est évident que c’est un seul match et nous voulons le gagner », a insisté Larentowicz.

Foule record en vue

Le Mercedes-Benz Stadium était plein à craquer lors du match entre le Red Bulls de New York et l’Atlanta United FC, le 25 novembre dernier.
Photo USA TODAY Sports
Le Mercedes-Benz Stadium était plein à craquer lors du match entre le Red Bulls de New York et l’Atlanta United FC, le 25 novembre dernier.

Pas de doute possible, on assistera à un nouveau record d’assistance pour une finale de la MLS au Mercedes-Benz Stadium, samedi.

Le record de 61 316 spectateurs tient depuis 2002. Le Galaxy de Los Angeles avait alors défait le Revolution de la Nouvelle-Angleterre en prolongation au Gillette Stadium.

Mais Atlanta est complètement gaga de son équipe, de telle sorte que l’Atlanta United FC a attiré plus de 70 000 spectateurs cinq fois cette saison, répétant l’exploit lors des deux matchs éliminatoires disputés à domicile cette année.

Atlanta a éclipsé un record de la MLS pour la plus importante foule avec pas moins de 72 243 spectateurs lors de la visite des Sounders de Seattle, en juillet dernier.

D’ailleurs, Atlanta a attiré en moyenne 53 002 spectateurs pour un total de 901 033 partisans en 17 matchs à domicile en saison régulière cette année, un record de la MLS.

Une deuxième fois pour Portland

Les Timbers de Portland en sont à une seconde visite en finale de la Coupe MLS et la première avait été plutôt heureuse, se soldant par une victoire de 2 à 1 sur le Crew de Columbus, en 2015.

Dans un match pour le moins étrange, les Timbers avaient marqué alors qu’il y avait moins d’une minute d’écoulée à la suite d’un cafouillage entre le gardien, Steve Clarke, et le défenseur, Michael Parkhurst, à la suite d’un ballon sorti qui n’a pas été sifflé.

Portland avait doublé son avance six minutes plus tard et le Crew avait réduit l’écart de moitié à la 18e minute et plus rien après.

Comme on disait, une bien étrange finale.

La bûche a fait le voyage

La tradition au Providence Park de Portland est de scier une rondelle d’une imposante bûche chaque fois que les Timbers marquent un but. Une bûche toute fraîche a été embarquée sur un semi-remorque, il y a quelques jours, afin d’être transportée au Mercedes-Benz Stadium pour la finale.

Espérons maintenant que la « bûche de la victoire », sciée par le très coloré Timber Joey, sera admise dans le stade d’Atlanta, même si rien n’indique qu’elle sera repoussée à la porte.

Il y a trois ans, on avait envoyé une bûche à Columbus pour la finale contre le Crew, mais il avait été décidé qu’il n’était pas question que celle-ci soit admise dans le MAPFRE Stadium.

On avait d’ailleurs fait une mise à jour des règles du stade afin d’y interdire les scies mécaniques et les rondins de bois de quelque variété que ce soit.

L’Ouest a l’avantage

Nous en serons à la présentation de la 23e finale de la Coupe MLS et on peut dire que l’Association Ouest a un net avantage sur l’Est avec une fiche de 13 victoires contre 8.

On doit aussi tenir compte de Kansas City, qui a remporté la coupe en 2000 alors que les Wizards faisaient partie de la division centrale. Qui plus est, le Sporting de Kansas City a aussi gagné en 2013 alors qu’il était dans l’Est. Il a depuis été transféré dans l’Ouest.

Avantage à l’hôte

Jusqu’en 2011, la ville qui présentait la Coupe MLS était déterminée à l’avance, comme c’est le cas pour le Super Bowl dans la NFL. Les choses ont cependant changé en 2012 quand on a décidé que le finaliste qui avait la meilleure fiche en saison régulière obtenait la présentation du match ultime.

Il y a donc eu six finales depuis ce changement de formule et l’équipe hôtesse l’a remporté quatre fois en six matchs. Parmi les vainqueurs, le Galaxy de Los Angeles a été sacré champion à deux reprises.

La régularité du Galaxy

Le Galaxy de Los Angeles est l’équipe qui a participé le plus souvent à la finale de la Coupe MLS au cours des 10 dernières années avec quatre apparitions, dont trois victoires.

Columbus (0-2), Real Salt Lake (1-1), Houston (0-2), Seattle (1-1) et Toronto (1-1) sont sur un pied d’égalité avec deux participations chacun. Fait à noter, Seattle et Toronto se sont affrontés en finale lors des deux dernières éditions de la Coupe MLS, Seattle l’emportant en 2016 et Toronto se vengeant l’an passé.

Atlanta clairement favori

Les joueurs de l’Atlanta United FC qui célèbrent leur conquête aux dépens des Red Bulls de New York.
Photo AFP
Les joueurs de l’Atlanta United FC qui célèbrent leur conquête aux dépens des Red Bulls de New York.

L’Atlanta United FC est favori pour remporter la Coupe MLS depuis le début de la saison et les choses n’ont pas changé depuis le début des séries.

Selon le site FiveThirtyEight, Atlanta possède 77 % de chances de battre les Timbers de Portland. Au début des séries éliminatoires, l’équipe de la Géorgie figurait parmi les trois favoris avec 23 % des chances, sur un pied d’égalité avec les Red Bulls de New York qu’ils ont défait en finale de l’Association Est.

Pas besoin de dire que dans le camp des Timbers, on va se servir de ça comme source de motivation. On n’accorde que 23 % des chances à l’équipe de l’Oregon, alors qu’avant le début des séries, on ne leur accordait que 7 % des chances d’atteindre la finale et 2 % de possibilités de l’emporter.

Un officiel respecté

L’arbitre Alan Kelly qui infligeait un carton à Raheem Edwards lors d’un match de l’Impact.
Photo USA TODAY Sports
L’arbitre Alan Kelly qui infligeait un carton à Raheem Edwards lors d’un match de l’Impact.

C’est Alan Kelly qui sera l’arbitre pour cette 23e finale de la Coupe MLS. Il s’agit de l’un des officiels les plus expérimentés et respectés de la ligue. S’il s’agit d’une preuve de ce qu’on avance, Kelly a été nommé arbitre de l’année dans la MLS en 2015, 2016 et 2018.

Cette saison, Kelly a officié dans 22 matchs, présentant un ratio de 95 % sur les événements clés. Cette statistique comprend les décisions reliées aux buts, les tirs de pénalité et les cartons rouges.

Âgé de 43 ans, l’Irlandais est à l’emploi de PRO, l’organisme qui supervise les officiels, depuis 2014. Il a notamment arbitré la finale 2016 entre Seattle et Toronto.

On planifie la parade

Atlanta est une ville qui est mordue de sport et c’est pourquoi elle a ainsi embrassé son équipe de soccer.

Mais voilà, la ville n’a pas fêté un championnat depuis 1995 alors que les Braves avaient remporté la Série mondiale de baseball.

Mercredi, le propriétaire de l’Atlanta United FC, Arthur Blank, a révélé que la mairesse de la ville, Keisha Lance Bottoms, avait déjà commencé à planifier la parade de championnat de la Coupe MLS advenant une victoire de l’équipe locale, samedi.

Évidemment, le proprio s’est montré un peu plus réservé dans ses propos.