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Fous furieux en liberté

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Le bien-être animal me préoccupe. Mais la santé mentale des militants de PETA, l’organisme de défense des animaux, tout autant, sinon plus. Fou comme ça, tu n’aides rien ni personne.

Dans un effort d’éliminer le « spécisme » — j’y reviendrai —, ils nous encouragent à cesser d’utiliser des expressions comme « prendre le taureau par les cornes », expression qui pourrait être remplacée par une version végétarienne telle que « prendre la fleur par les épines ».

Jusqu’à ce que quelqu’un s’y oppose parce que les fleurs sont des organismes vivants et qu’elles ont droit à la dignité. (Vous ai-je raconté qu’un ami technicien de son avait convaincu un végane qu’on avait déjà enregistré les pleurs de la tomate quand on la cueille ?)

Je reviens au spécisme. Cette idéologie, qui est aux animaux ce que le racisme est aux êtres humains, postule qu’il n’y a pas de hiérarchie entre les « êtres » vivants. Une fillette, un crocodile, un chimpanzé, même combat.

Coûteux

Comme je m’ennuie de l’époque où la gauche défendait l’ouvrier, la veuve et l’orphelin.

La souffrance animale m’horripile. J’aimerais être végétarienne, mais je déteste fèves et grains. La vie est trop courte pour manger ce qu’on n’aime pas. Je me suis donc mise à la recherche de viande éthique. Horreur : je n’ai rien trouvé chez le boucher à moins de 85 $ le kilo de bœuf, même pas bio (www.boeufquebec.com publie la liste de 46 fermes qui vendent directement au consommateur à bien meilleur prix. Sans compter les paniers bio Equiterre)

Au lieu d’enquiquiner les gens avec des expressions inoffensives, je suggère à PETA de manifester pour exiger que la viande « sans remords » ne soit pas réservée qu’aux bourgeois.

En passant, où est PETA quand des milliers de bêtes sont égorgées à froid à la fête du mouton par des pères de famille inaptes ? Criquets... (je peux dire ça ?)