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Uber à Lévis: «Pas pour le moment», dit le ministre des Transports

Le ministre des Transports, François Bonnardel
Photo d'archives, Simon Clark Le ministre des Transports, François Bonnardel

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À entendre le ministre des Transports François Bonnardel, ce n’est pas de sitôt que les gens de Lévis auront accès aux services d’Uber comme promis par la Coalition avenir Québec pendant la campagne électorale.

«Non, non, non. On ne va pas plus loin pour Uber», a indiqué M. Bonnardel lorsqu'on lui a demandé si la CAQ donnerait suite à son engagement électoral.

«Pas pour le moment», a ajouté le ministre des Transports, face à l’étonnement suscité par sa réponse devant la presse parlementaire.

Dans une entrevue accordée à notre Bureau parlementaire le mois dernier, la ministre responsable de la Capitale-Nationale, Geneviève Guilbault, avait pourtant rappelé que son parti s’était engagé à étendre à Lévis le projet-pilote qui permet aux chauffeurs d’Uber de travailler à Québec et dans la grande région de Montréal.

Dans la plateforme «Priorité capitale» présentée pendant la campagne électorale, l’engagement de la CAQ était d’ailleurs clair.

«Un gouvernement de la Coalition avenir Québec élargira la couverture des nouveaux services mobiles facilitant les déplacements, notamment ceux d’Uber, aux usagers de Lévis», peut-on lire dans le document.

Relancée à ce sujet en point de presse, la vice-première ministre a assuré que cette promesse tenait toujours. Impossible, toutefois, de savoir quand elle sera remplie.

«C’est toujours un engagement que nous avons, a dit Mme Guilbault. [...] On n’est pas au stade de pouvoir donner un échéancier précis.»

L’application Taxi Coop sauvée

Le ministre des Transports s’est par ailleurs défendu de privilégier Uber par rapport à l’industrie du taxi, comme Québec solidaire l’en a accusé.

«On va moderniser, oui, l’industrie du taxi», a dit M. Bonnardel en annonçant que les modalités d’un nouveau projet-pilote avaient été déposées jeudi soir afin d’empêcher que l’application Taxi Coop, à Québec, cesse de fonctionner le 31 décembre prochain.

Il faudra toutefois attendre le dépôt d’un arrêté ministériel avant d’en connaître les détails.

«Nous tenons à dire merci au ministre. Pendant les quatre années précédentes, on avait l’impression que le gouvernement faisait exprès de créer une concurrence déloyale, en donnant des avantages aux autres et en maintenant des règles archaïques pour les taxis», a réagi Abdallah Homsy, porte-parole du Regroupement des intermédiaires de taxi de Québec (RITQ).