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Des histoires et des chansons

La 8e édition des Contes à passer le temps tourne autour du conte Un chant de Noël de Charles Dickens

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Des nouveaux auteurs, de nouveaux comédiens et des histoires toutes fraîches et inédites, les Contes à passer le temps investiront la Maison historique Chevalier au cours des prochaines semaines. Il y aura même des chansons et de la musique.

Après une année où les meilleurs contes des six premières éditions étaient en vedette, la compagnie La Vierge Folle arrive avec beaucoup de nouveauté, dont un volet musical.

« C’est quelque chose qui mijote depuis longtemps et que l’on voulait faire dès le début. C’était toutefois un peu compliqué à mettre en place pour des raisons de logistique. On avait le goût, cette année, d’essayer ça », a lancé l’auteur, comédien et metteur en scène Maxime Robin, lors d’un entretien.

Le musicien Frédéric Brunet sera sur « scène » avec quelques instruments et des percussions lors des 18 représentations qui se dérouleront, à partir de vendredi, dans cette maison ancestrale au cœur de Place-Royale.

Il interviendra dans chacun des contes avec des chansons de Noël et des chansons populaires réarrangées et avec une composition.

L’ajout de ce volet musical a amené Maxime Robin et son équipe à choisir des comédiens qui pouvaient chanter.

On retrouvera Israël Gamache, Linda Laplante, Valérie Laroche, Jacques Leblanc, Marc-Antoine Marceau et Sarah Villeneuve-Desjardins. Tous de nouveaux comédiens, sauf pour le vétéran Jacques Leblanc, qui a déjà vécu l’expérience des Contes à passer le temps.

Le Château Frontenac

Joëlle Bond, Jean-Michel Girouard, Sophie Grenier-Héroux, Isabelle Hubert et Marc-Antoine Marceau ont écrit les contes qui sont liés aux quartiers Saint-Jean-Baptiste, Saint-Sauveur, Saint-Roch, Montcalm et Limoilou.

« Les contes parlent de déneigement, d’une femme qui n’aime pas l’hiver et qui s’enferme, de l’ouverture sur le monde, d’une mère qui fait le point sur sa vie au moment où ses enfants quittent le domicile familial, et d’une dame de Limoilou qui est difficile à comprendre et qui se rapprochera d’un voisin capable de la décoder », a raconté Maxime Robin.

Ces cinq histoires font partie d’une grande thématique, habituellement déjantée, qui tourne autour du conte Un chant de Noël (A Christmas Carol) de Charles Dickens, adapté par Maxime Robin et Sophie Thibeault.

Une histoire qui se déroule à Québec, au moment de la construction du Château Frontenac. Cette adaptation, inspirée par le Québec hanté et l’hôtel du film The Shining, ne raconte pas, précise Maxime Robin, l’histoire du Château Frontenac.

« Le Château est la marque de commerce de Québec et l’édifice qui est le plus photographié. On aimait cette idée de mélanger l’histoire et la fiction pour créer ce conte », a-t-il raconté, en allant mettre au four l’un des nombreux gâteaux qui se retrouveront dans l’alléchant bar à desserts.

Les fantômes viendront rendre visite à William Cornelius Van Horne, qui a participé à la construction du Château Frontenac, et qui prendra le rôle de Scrooge.

« Des fantômes qui viendront lui montrer que Noël n’est pas un bon moment pour faire des affaires et qu’il faut être capable de donner. On retrouve, dans tous les contes, cette idée, comme dans celui de Dickens, de recevoir une visite du passé, du présent et du futur », a-t-il dit.


► Les contes à passer le temps sont présentés du 14 au 30 décembre à la Maison historique Chevalier, dans le quartier Petit-Champlain.