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Garou porte le flambeau de la francophonie

Garou
Photo Agence QMI, Stevens Leblanc Garou

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Il vient de faire connaissance avec de nouveaux fans à Dubaï, en Estonie et en Turquie. Bientôt, il rencontrera ceux de la Chine et du Japon, et jamais il n’oublie ses admirateurs de longue date en Russie et en Pologne, qu’il a encore revus récemment. Avant de poser ses valises pour le temps des Fêtes au Capitole de Québec, Garou a repris avec bonheur son rôle non officiel de porte-voix de la francophonie.

Et il est très fier de porter le flambeau.

« J’ai la chance d’être un des chanteurs francophones les plus connus dans les pays non francophones. [...] Je vis des expériences extraordinaires. Je trace le chemin et ça crée un intérêt. Combien de personnes dans ces pays m’ont dit qu’ils ont appris le français grâce à mes chansons ? » confie Garou, que Le Journal a rencontré à Québec, il y a quelques jours.

Ainsi, en octobre, il est devenu le deuxième chanteur francophone, après l’illustre Charles Aznavour, à se produire à Dubaï.

« On jouait au pied de l’hôtel 7 étoiles. C’était le délire », dit-il.

Mais comment expliquer cette popularité hors francophonie ? Au-delà du succès de Notre-Dame-de-Paris à Moscou ou de la pièce Gitan, qui a été numéro 1 en Pologne en 2002, Garou croit que l’exotisme de la langue française joue pour beaucoup.

« C’est comme quand les gens allaient voir les Gipsy Kings. Ils ne comprenaient pas un mot, mais ils tripaient. »

Sa récente tournée automnale à travers le monde lui a permis de revisiter les succès de ses 20 ans de carrière.

Son party des Fêtes du Capitole comportera un condensé de ce spectacle. « Il va y avoir pas mal de mashup. À un moment donné, je mets trois de mes tounes dans Iris, des Goo Goo Dolls. »

Noël blues

L’autre partie, la festive si on peut dire, lui permettra de jouer pour la première fois sur scène les chansons de son album de Noël, XMas Blues, pourtant lancé en 2014. « Mes boys [ses musiciens] me demandaient tous quand on allait les jouer. »

Le nom de l’album indique bien où il a conduit les classiques de Noël choisis. En territoire « très blues ». « Ce ne sera pas comme les autres shows de Noël », promet-il.

Il y aura des invités. Au moins deux. S’il garde la surprise pour un nom, il ne cache pas la présence de Yama, sa protégée et championne de La Voix 2018. « J’essaye de l’aider pour la suite parce que c’est une hostie de bonne chanteuse. Ironiquement, on n’a jamais chanté ensemble. Quand nous sommes arrivés à la finale, je ne comprenais pas qu’on ne chante pas avec notre talent. »

Parlant de La Voix, et par ricochet de The Voice (il a pris part à quatre saisons) en France, Garou, qui a renoncé à son poste de coach après une seule saison au Québec, affirme qu’il a tiré un trait sur ce concept.

« C’est assez. Par contre, dans un autre concept, parce que celui de La Voix va finir par s’essouffler comme les autres, je trouverais ça stimulant. Mais je suis content de l’avoir fait. Et je suis d’autant plus heureux que ce soit Marc Dupré qui reprenne son siège. »

Destination Eurovision

En tout cas, il n’en a pas fini avec les concours télévisés. Du moins en France, où il animera la deuxième saison de Destination Eurovision, une compétition visant à déterminer le représentant de la France au prestigieux Eurovision, en plus d’agir comme capitaine de Together : Tous avec moi, un nouveau concours de chant.

Preuve de son statut de vedette là-bas, il peut se permettre d’apparaître sur les deux émissions, même si elles seront présentées au début de 2019 sur des chaînes concurrentes, France 2 et M6.

« Disons que ça fait beaucoup jaser. Les deux sont annoncées cette semaine et tout le monde capote. On me dit : “T’es fou, ça ne s’est jamais fait”. »


► Garou présentera son spectacle Dans l’temps au Capitole de Québec, du 19 au 22, du 26 au 29 et le 31 décembre.