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La mère du dépeceur Luka Rocco Magnotta l’aime d’un amour «sans condition»

La mère du dépeceur Luka Rocco Magnotta l’aime d’un amour «sans condition»
Photo d'archives

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La mère du dépeceur Luka Rocco Magnotta, qui a tué et démembré son amant dans un appartement de Montréal en 2012, affirme aimer son fils «sans condition».

Anna Yourkin, qui a cosigné le livre My Son, The Killer, ne tourne pas le dos à son fils même si ce dernier a fait subir une mort atroce à l’étudiant chinois Lin Jun, 33 ans, et, après l’avoir découpé en morceaux, a expédié ses restes à travers le pays.

Après une chasse à l’homme très médiatisée, Magnotta a été arrêté dans un café internet de Berlin, en Allemagne, alors qu’il cherchait à savoir ce que les médias disaient de lui.

Le monde entier a été choqué, car Magnotta a filmé l’assassinat de Lin Jun, des images atroces qui ont marqué ceux qui ont osé les regarder. On y voit Magnotta poignarder Lin Jun à de multiples reprises, pour ensuite le démembrer alors que la caméra tourne toujours.

Dans une entrevue récente accordée à la radio 640 de Global News, Mme Yourkin affirme, à propos de son fils de 36 ans: «J’ai accepté le fait que mon fils avait été accusé et reconnu coupable de meurtre au premier degré. Mais les conséquences sont très difficiles à gérer».

«La personne que mon fils est et a toujours été pour moi, c’est un être humain merveilleux», a-t-elle dit, ajoutant qu'il «est aimé».

Magnotta, qui a été acteur porno, a été également reconnu coupable d’outrage à un cadavre, de production et de distribution de matériel obscène, utilisation illégale de la poste et harcèlement envers le premier ministre canadien de l’époque, Stephen Harper, ainsi qu’envers d’autres membres du Parlement.

Le jury n’avait pas cru à la thèse de non-responsabilité criminelle proposée par la défense, qui avait fait appel du verdict, avant de finalement faire marche arrière en février 2015.

Rappelons que Magnotta, qui doit rester derrière les barreaux au moins jusqu’en 2037, continue de faire parler de lui. Emprisonné au pénitencier fédéral de Port-Cartier, sur la Côte-Nord, il y a trouvé l’amour et s’est marié à l’été 2017 avec Anthony Jolin, un détenu du Nouveau-Brunswick qui a lui aussi été reconnu coupable de meurtre.