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Zéro emploi créé en 2018 au Québec

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En matière de création d’emplois à temps plein, le Québec connaît une année moche alors qu’aucun emploi n’a été créé depuis la fin de décembre 2017.

La contre-performance du Québec est d’autant majeure que pendant ces mêmes 11 mois de l’année en cours (2018), le Canada affiche une augmentation de 207 000 emplois à temps plein, dont la moitié (103 000) provient de l’Ontario.

Quand on connaît les liens économiques étroits qui existent entre l’Ontario et le Québec, il y a de quoi se questionner sur la léthargie que le Québec connaît cette année en matière de création d’emplois à temps plein.

Pourquoi le Québec accuse-t-il un tel recul sur l’Ontario et le reste du Canada ? Est-ce attribuable à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée au Québec ? Peut-être. Chose certaine, le Québec est confronté à un sérieux problème de création d’emplois !

Et en passant, on ne peut même pas évoquer le fait qu’il est « normal » de connaître une certaine stagnation après la bonne performance enregistrée sous le règne du gouvernement Couillard, où il s’est créé 211 000 emplois au cours de la période allant d’avril 2014 à octobre 2018. Il faut savoir qu’au cours de cette période florissante pour l’emploi au Québec, il en a été de même en Ontario et dans l’ensemble du Canada.

La réalité : le Québec fait carrément cette année piètre figure en création d’emplois à temps plein.

Autre mauvaise nouvelle : bien que le Québec affiche un taux de chômage de 5,6 %, le nombre de chômeurs a grimpé de 21 700 au cours des 11 derniers mois. C’est d’autant plus inquiétant que le nombre de chômeurs a baissé au Canada.

UNE LUEUR D’ESPOIR ?

Coïncidence intéressante pour le nouveau gouvernement de François Legault, à son premier mois de pouvoir, soit novembre, il bénéficie d’un rebond momentané de l’emploi. Ce rebond de 25 800 emplois en novembre permet d’effacer quasiment totalement le recul que le Québec accusait depuis le début de l’année.

Le rattrapage en novembre est attribuable à la création de 8500 emplois dans le secteur public et de 21 800 dans le privé. Chez les travailleurs indépendants, on affiche une perte de 4500 emplois.

Sans aucunement vouloir minimiser ce « départ en lion » du gouvernement Legault sur le marché du travail, il faut dire que « sa » performance de novembre s’inscrit dans une solide performance canadienne alors que le Canada a créé en novembre quelque 94 100 emplois. 

Et autre bémol : le nombre de chômeurs a augmenté en novembre de 9200 personnes au Québec, alors qu’il a chuté de 8900 en Ontario.