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Pas de reconstruction chez les Remparts

Roy évalue toujours ses options en vue de l’ouverture des transactions, dimanche

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Les Remparts de Québec seront-ils acheteurs ou vendeurs, à partir de l’ouverture du marché des transactions, dimanche prochain ? À cette question, Patrick Roy n’a pas de réponse claire, mais il assure une chose : une reconstruction est hors de question. 

Québec pointe actuellement au septième rang de l’Association de l’Est, et au dixième du classement général. 

À l’approche du début de la période de transactions, Roy se dit toujours en discussions à l’interne afin de déterminer la direction dans laquelle l’équipe désire se diriger. 

Parmi ses options ne figure pas une reconstruction, a-t-il juré. 

«C’est sûr qu’il n’y aura pas de reconstruction parce qu’on ne joue pas dans un amphithéâtre qui nous le permet, précise Patrick Roy. On va peut-être faire un pas de côté, mais on n’est pas rendus là encore. Pour le moment, ça ne me donne rien d’avancer des choses qui vont peut-être changer tout dépendamment du marché.» 

ASSISTANCES À LA BAISSE 

Les Remparts vivent toujours les contrecoups de la dernière reconstruction de l’équipe, orchestrée après l’année de la coupe Memorial à Québec, en 2015. 

Les assistances ont drastiquement chuté au cours des dernières saisons et, en 15 parties à domicile cette année, les Diables rouges ont attiré une moyenne de 8371 spectateurs au Centre Vidéotron. Si cette tendance se maintient, il s’agirait de la première fois depuis la saison 2005-2006 que les Remparts n’attirent pas au moins 9000 spectateurs en moyenne lors de leurs matchs locaux. 

Pour Roy, il est donc important d’offrir aux amateurs de Québec un spectacle de qualité, année après année, ce qu’une reconstruction ne permet pas. 

«C’est un peu toujours ce qu’on a essayé de faire à Québec, soit d’avoir une équipe compétitive année après année. C’est ce qui plaît aux gens. L’équipe a connu moins de succès au cours des dernières années et on a perdu du monde, ce n’est pas aussi rempli que ça l’était par le passé. Si on veut ramener les gens à l’aréna, on va devoir leur offrir une équipe qui livre la marchandise soir après soir», mentionne-t-il. 

Roy ajoute toutefois tenir à sa banque de choix et au repêchage, qui sera «un élément déclencheur pour connaître du succès». 

PAS PRESSÉ 

Pour le moment, Roy assure ne pas avoir reçu beaucoup d’appels de ses homologues. 

Selon lui, les premiers jours de la période de transactions seront surtout axés sur les gros noms disponibles, les Noah Dobson ou Pierre-Olivier Joseph. 

«Avec le peu d’expérience que j’ai dans la ligue, je sais que beaucoup de choses vont se passer après Noël, a-t-il mentionné avec sarcasme. Il y a des directeurs généraux qui essaient de jouer une game de poker en ce moment. Je ne suis pas pressé. Ce n’est pas arrivé souvent que j’arrive à la période des échanges avec une bonne banque de choix et un club que j’aime. Si on ne bouge pas, on ne bouge pas et si on bouge, on bouge.» 

Kurashev prêt à aider les Suisses 

Philipp Kurashev en sera à une deuxième participation au Championnat mondial de hockey junior, du 26 décembre au 5 janvier prochain et, cette année, il compte jouer un rôle de premier plan avec l’équipe suisse. 

Le meilleur pointeur des Remparts, Kurashev, part ce matin pour Comox Valley en Colombie-Britannique en vue du camp d’entraînement de l’équipe nationale suisse junior. 

L’an dernier, il avait été l’un des meilleurs attaquants de sa formation, terminant au deuxième rang des pointeurs de la Suisse avec trois points en cinq parties.  

Mais, cette année, le joueur de centre vise plus haut encore. 

MIEUX FAIRE 

«Je suis excité, c’est un rêve pour moi de participer au Championnat mondial junior. L’an dernier, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, tandis que cette année c’est différent. J’espère utiliser cette expérience à mon avantage», a mentionné celui qui a reçu la visite de l’entraîneur de l’équipe nationale, Christian Wohlwend, il y a quelque temps. 

L’an dernier, les Helvètes n’avaient pas fait long feu, s’inclinant en quarts de finale contre le Canada pour terminer huitièmes. Kurashev espère que son pays fera mieux cette année. 

«Je pense qu’on aura une bonne équipe. On peut battre n’importe qui un jour donné, même le Canada. Au hockey, peu importe qui tu affrontes, tu as une chance de gagner.» 

ÉCHANGÉ OU PAS? 

Kurashev quitte donc Québec sans savoir si son prochain match dans la LHJMQ sera avec les Remparts ou ailleurs. Mais il ne s’en fait pas trop avec ça pour l’instant. 

«Tout peut arriver, mais je suis heureux à Québec. Pour l’instant, je veux juste aller rejoindre l’équipe nationale et on verra par la suite.» 

De son côté, Roy n’a pas laissé présager qu’il avait l’intention d’échanger son attaquant vedette mardi. 

«Je le vois jouer dans la LNH très rapidement. Si ce n’est pas l’année prochaine, ça va être l’année suivante. Son jeu est solide, il va au filet et il arrête devant, ses replis défensifs sont excellents et il fait une bonne job sur les mises au jeu. En deuxième moitié de saison, je suis curieux de voir jusqu’où il peut aller. Les gens de Québec vont être excités de le voir jouer», a-t-il mentionné.