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Gilbert Rozon compte bien se défendre

Gilbert Rozon compte bien se défendre
Photo d’archives, Pierre-Paul Poulin

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Gilbert Rozon a à nouveau clamé son innocence, mercredi, en rejetant les allégations d’inconduite sexuelle à son endroit.

« Je vais continuer à me défendre devant la justice et réserve tout commentaire pour cette instance », a-t-il brièvement fait savoir par voie de communiqué.

Mais, même si la dénonciation d’une seule des quatorze plaignantes a mené à des accusations contre l’ancien grand patron de Juste pour rire, mercredi, la ministre de la Justice a tenu à rassurer les potentielles victimes d’agressions sexuelles.

Ça fonctionne

« Il ne faut pas que la confiance du public soit ébranlée, a affirmé Sonia LeBel hier. Le public doit comprendre que, chaque jour, dans le palais de justice, il y a de nombreuses accusations qui sont portées et qui ont du succès. »

Elle assure que le système fonctionne, mais que les causes où aucune accusation n’est portée ont peut-être « une publicité plus grande » que les autres.

Elle-même ex-procureure de la Couronne, Sonia LeBel souligne qu’il s’agit de « décisions difficiles » de la part du Directeur des poursuites criminelles et pénales de prendre la décision de poursuivre ou non un suspect.

Sonia LeBel a également voulu s’adresser à celles dont la plainte contre Gilbert Rozon n’a pas été retenue.

« Ce que je veux dire à ces dames-là, c’est que ce n’est pas un jugement de valeur sur leur histoire, ce n’est pas un jugement de valeur sur cette affaire-là, sur le fait qu’elles avaient raison ou non de dénoncer », a-t-elle déclaré.

Confiance des victimes

La députée du Parti québécois Véronique Hivon a de son côté déploré que des victimes se sentent abandonnées par le système de justice.

Elle presse d’ailleurs la ministre de la Justice de mettre sur pied un groupe de travail pour « évaluer toutes les solutions possibles » pour mieux conjuguer la réalité des victimes et le fonctionnement du système.

« Nous devons agir pour rebâtir la confiance et offrir des réponses au sentiment d’incompréhension et d’impunité qui habite les victimes, a-t-elle commenté. C’est notre responsabilité, comme représentants de la population, de nous questionner et d’agir dans la foulée du mouvement #MoiAussi. »