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Les coûts de construction sous contrôle, assure la Ville de Québec

Aucun dépassement en vue dans le mégaprojet d’usine de biométhanisation

L’usine de 124,5 M$ produira, entre autres, du gaz naturel, qui sera injecté dans le réseau d’Énergir. Sur la photo, Carl Desharnais, directeur du Service des projets industriels et de la valorisation, lors d’un point de presse, mercredi, sur le projet de biométhanisation.
Photo Jean-François Desgagnés L’usine de 124,5 M$ produira, entre autres, du gaz naturel, qui sera injecté dans le réseau d’Énergir. Sur la photo, Carl Desharnais, directeur du Service des projets industriels et de la valorisation, lors d’un point de presse, mercredi, sur le projet de biométhanisation.

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Alors que d’autres villes remettent en question la construction d’usines de biométhanisation en raison des coûts élevés, Québec assure qu’il n’y aura aucun dépassement de coûts pour son projet.

« Il y a visiblement des scénarios catastrophiques ailleurs. Nous, on ne le vit pas », a commenté le maire de Québec, Régis Labeaume, au sujet du projet d’usine de biométhanisation, qui se chiffre à 124,5 millions $.

L’usine de 124,5 M$ produira, entre autres, du gaz naturel, qui sera injecté dans le réseau d’Énergir. Sur la photo, Carl Desharnais, directeur du Service des projets industriels et de la valorisation, lors d’un point de presse, mercredi, sur le projet de biométhanisation.
Courtoisie Ville de Québec

L’usine permettra à la Ville d’éliminer les boues municipales et les résidus alimentaires, qui seront bannis de l’enfouissement et de l’incinération dès 2022. La construction doit débuter l’an prochain et la mise en service est prévue pour 2022.

« Il va bien, notre projet », s’est réjoui M. Labeaume. « Avec les soumissions qu’on a, on a l’impression qu’on va respecter les budgets. »

Cette information a été confirmée par le directeur du Service des projets industriels et de la valorisation, Carl Desharnais. « Pratiquement tous les équipements ont été achetés. Dans nos estimations, on est même 1 % en dessous de ce qu’on avait estimé. »

L’usine de 124,5 M$ produira, entre autres, du gaz naturel, qui sera injecté dans le réseau d’Énergir. Sur la photo, Carl Desharnais, directeur du Service des projets industriels et de la valorisation, lors d’un point de presse, mercredi, sur le projet de biométhanisation.
Courtoisie Ville de Québec

La Ville explique qu’elle est en contrôle des coûts grâce au fait que certains équipements comme l’incinérateur et la station de traitement des eaux sont déjà présents à proximité et que la gestion par lot est une méthode qui a fait ses preuves.

Il reste un dernier choix à faire, sur la méthode de tri des sacs, une technologie qui existe déjà, mais pour laquelle on n’a pas arrêté le choix final.

Pas de bacs bruns

Car il est toujours prévu qu’on n’ajoute pas une troisième collecte de bacs bruns. Les citoyens recevront des sacs de la Ville, dans lesquels ils disposeront de leurs résidus de table. Ils mettront ces sacs dans le bac vert et ils seront triés à l’incinérateur, avant de prendre le chemin de l’usine de biométhanisation par un conduit souterrain.

La Ville s’est donné une cible de 70 % de participation des citoyens au tri. « Je suis optimiste », a indiqué la conseillère responsable du dossier, Suzanne Verreault. « Les citoyens vont avoir été sensibilisés quelques années avant [l’ouverture de l’usine]. Ils vont avoir été préparés. »