/sports/hockey
Navigation

La nouvelle vie de Steve Bégin

L’ex-joueur du Canadien a amorcé cet automne une carrière d’entraîneur adjoint avec les Voltigeurs

SPO-INAUGURATION D’UNE 10E PATINOIRE BLEU BLANC BOUGE
Photo d'archives, Agence QMI Vainqueur de la coupe du Président comme joueur avec les Foreurs en 1998, Steve Bégin pourrait répéter l’exploit derrière le banc des Voltigeurs le printemps prochain alors que l’équipe aspire aux grands honneurs cette saison.

Coup d'oeil sur cet article

Ç’aurait été bien mal connaître Steve Bégin de croire qu’il se destinait à une carrière d’entraîneur lorsqu’il patinait encore à fond train sur les patinoires de la Ligue nationale de hockey. Bégin nage pourtant en plein bonheur avec les Voltigeurs de Drummondville, où il agit comme adjoint depuis le début de la saison.

La vie est parfois drôlement faite et Bégin en a eu la preuve quelques mois après avoir accroché ses patins, en janvier 2014. Le Trifluvien avait accepté d’aider les Foreurs de Val-d’Or, l’équipe junior dont il avait été le capitaine, durant leur parcours éliminatoire qui a culminé par la conquête de la coupe du Président. Il a eu la piqûre instantanément.

« Avant ça, j’avais toujours dit que je ne voulais jamais coacher ni être assistant. Je trouvais ça ingrat. J’ai toujours adoré jouer au hockey, mais je ne trouvais pas ça attrayant pour moi. Lorsque je suis allé en 2014 avec les Foreurs, j’ai vraiment tripé. On était en séries, on a gagné la coupe du Président, alors tout était là pour que j’aime ça, et ça m’a fait changer d’idée », raconte l’ancien joueur du Canadien en entrevue téléphonique avec Le Journal.

Bégin avait alors un rôle de motivateur avec la formation abitibienne tout en supervisant le travail des attaquants. Chez les Voltigeurs, son rôle est différent aux côtés de Steve Hartley. D’abord parce qu’il occupe la fonction à plein temps et puis parce qu’il est responsable des défenseurs.

Conditions parfaites

C’est Hartley lui-même qui est entré en contact avec celui qui a participé à 524 rencontres dans la LNH. Les deux hommes se connaissaient en raison de l’école de hockey de Bob Hartley, paternel du mentor des Voltigeurs et ex-pilote de la LNH.

« Le fit est parfait. Je m’étais donné cinq ans avant de revenir tranquillement dans le hockey. Je l’ai fait en quatre ans ! Je voulais passer du temps avec ma famille. Je suis revenu, il commençait à être temps. Je voulais gravir les échelons tranquillement, mais disons que ç’a commencé raide en allant dans le hockey junior directement !

« Je suis tellement bien encadré. Les gars sont bons pour moi. Je suis bien placé pour bien apprendre. Je commence à m’adapter de plus en plus et c’est vraiment une belle expérience. C’est le fun ! » souligne Bégin dans sa voiture, sa troisième « maison », puisqu’il fait la route entre Drummondville et Candiac presque quotidiennement pour se rendre à son nouveau boulot.

Horaire chargé

Avec sa compagnie de travaux en génie civil basée dans sa ville natale, il ne chôme pas. Même ses rares temps libres sont occupés, que ce soit pour rencontrer des clients dans des municipalités avoisinantes ou simplement s’occuper de ses deux filles de 11 et 14 ans. « Je suis à la maison quand elles sont à la maison, ce qui était important pour moi. Tout s’est bien aligné », dit l’ancien hockeyeur de 40 ans.

Sans le savoir, avant de s’y tremper de nouveau les orteils, l’esprit de camaraderie qui règne dans un vestiaire de sport – ou dans un bureau d’entraîneurs ! – manquait au choix de deuxième ronde des Flames de Calgary en 1996.

« J’ai réalisé comment ça me manquait le facteur d’une équipe, la famille et d’être tous ensemble. Entraîneur, c’est ce qu’il y a de plus près de l’action après avoir joué au hockey. Tu es en avant de l’action et tu diriges l’action. Ici, on a une belle gang d’entraîneurs », se réjouit Bégin, impressionné par la vitesse du jeu, « vraiment plus rapide » qu’à son époque.

Si Bégin se plaît derrière le banc des Voltigeurs, il ne sait toutefois pas ce que l’avenir lui réserve dans cette profession. Pourrait-il porter le chapeau d’entraîneur en chef un jour ? Pour l’heure, il se concentre à continuer d’apprendre les rudiments du métier.

« Je suis loin d’être prêt pour ça. Je ne sais pas où ça va me mener et combien de temps je vais faire ça. Je ne pourrais pas te dire. Je voulais commencer tranquillement. On va voir ce que l’avenir va nous réserver. » Une philosophie payante jusqu’ici.

Dans le calepin...

  • Les Cataractes devront oublier le défenseur Simon Benoît. Actif chez les Gulls de San Diego dans la Ligue américaine depuis le début de la saison, l’arrière de 20 ans terminera celle-ci chez les professionnels, ont annoncé les Ducks d’Anaheim à l’organisation de la LHJMQ. Un autre dur coup pour le directeur général Martin Mondou, après les pertes prématurées de Samuel Girard et d’Anthony Beauvillier au cours des dernières années. Benoît aurait pu s’avérer une monnaie d’échange intéressante, surtout dans le contexte où les défenseurs de son âge ne courent pas les rues. Ce dernier a participé à 21 rencontres cette saison, amassant un but et six points.
  • Dans le cadre de la tournée du 50e anniversaire de la LHJMQ, le commissaire Gilles Courteau a profité de son arrêt à Chicoutimi pour réitérer la nécessité d’aller de l’avant avec la construction d’un nouvel amphithéâtre pour remplacer le vétuste Centre Georges-Vézina. Courteau a aussi rencontré la mairesse Josée Néron pour discuter de son projet de complexe sportif de 80 millions $. « Ici au Saguenay, ça passe par un amphithéâtre neuf si on veut voir les Saguenéens pour les 50 prochaines années », a-t-il déclaré.
  • À Rouyn-Noranda, pour quelle stratégie les Huskies opteront-ils avec leurs gardiens Samuel Harvey et Zachary Emond durant la période des échanges ? À 20 ans, Harvey représente une monnaie d’échange intéressante puisque le jeune Emond, repêché par les Sharks de San Jose au dernier encan de la LNH, a prouvé qu’il pouvait tenir son bout de chemin. En se départissant de leur vétéran, les Huskies pourraient garnir leur banque de choix tout en greffant un joueur prometteur. Pari risqué néanmoins si l’élu devait se blesser.
  • Si Noah Dobson sera convoité à la ligne bleue, Joël Teasdale, de l’Armada, le sera tout autant parmi les joueurs d’avant. L’espoir de 19 ans du Canadien pourrait donner tout un coup de main à une équipe aspirante aux grands honneurs, d’autant qu’il est un habitué des longs parcours éliminatoires !

Faites place aux échanges des Fêtes !

Le défenseur Noah Dobson a aidé le Titan à remporter la Coupe Memorial la saison dernière.
Photo d’archives, Didier Debusschère
Le défenseur Noah Dobson a aidé le Titan à remporter la Coupe Memorial la saison dernière.

L’une des périodes de l’année à la fois des plus excitantes et des plus stressantes s’amorcera dimanche dans la LHJMQ avec l’ouverture du marché des échanges du temps des Fêtes jusqu’au 6 janvier.

Les rumeurs de corridors sont nombreuses depuis quelques semaines et elles vont continuer à s’accentuer chez les équipes prêtes à frapper le grand coup ou chez celles dont la reconstruction les force à se départir d’éléments clés.

Le joueur le plus convoité sera sans doute le défenseur Noah Dobson, du Titan d’Acadie-Bathurst, dont la fin de la carrière junior sera dictée par l’appétit du directeur général des Saguenéens, Yanick Jean. C’est que Jean aura les droits de négociations de l’espoir des Islanders de New York, selon le confrère Mikaël Lalancette. Les Mooseheads de Halifax et les Wildcats de Moncton seront à surveiller dans ce dossier, tout comme les Voltigeurs de Drummondville. Imaginez une seconde une paire formée par Dobson et Nicolas Beaudin !

Les champions de la Coupe Memorial auront d’ailleurs un visage bien différent après le 6 janvier puisque plusieurs autres joueurs seront envoyés sous d’autres cieux, question que les briques ne prennent pas une éternité à poser.

Un autre arrière qui fera saliver est Pierre-Olivier Joseph, mais l’entraîneur et directeur général des Islanders de Charlottetown, Jim Hulton, pourrait être tenté de le garder à la lumière des performances de l’équipe depuis le début de la campagne. Au moment d’écrire ces lignes, les Insulaires logent parmi la crème.

Mouvements à Baie-Comeau

Après deux ans loin des projecteurs, le Drakkar de Baie-Comeau voit enfin sa patience être récompensée cette saison en connaissant une saison du tonnerre et nul doute que le directeur général Steve Ahern passera beaucoup de temps au téléphone pour ajouter les pièces manquantes au puzzle. Ce dernier a d’ailleurs confirmé qu’il avait déjà bouclé quelques transactions. Le Journal a appris de son côté que le défenseur Keenan MacIssac, qui a soulevé la coupe Memorial avec le Titan le printemps dernier, déménagera sur la Côte-Nord. Ahern devra aussi manœuvrer en échangeant l’attaquant D’Artagnan Joly ainsi qu’avec la demande du gardien Justin Blanchette d’évoluer sous d’autres cieux.

La ville de Baie-Comeau a soif de championnat plus que jamais alors que ses favoris n’ont jamais remporté la Coupe du Président depuis leur arrivée en 1997, et ce, en dépit de leur participation à la finale en 2013 et en 2014.

Le face-à-face

JOËL TEASDALE

SPO-INAUGURATION D’UNE 10E PATINOIRE BLEU BLANC BOUGE
Photo courtoisie

Armada | Ailier gauche

  • Buts |14
  • Aides | 18
  • Points | 32
  • Différentiel | +8

ALEX-OLIVIER VOYER

SPO-INAUGURATION D’UNE 10E PATINOIRE BLEU BLANC BOUGE
Photo courtoisie

Phoenix | Ailier droit

  • Buts | 18
  • Aides | 16
  • Points | 34
  • Différentiel | +12

9 | Le nombre de joueurs qui représenteront la LHJMQ au Match des meilleurs espoirs le 23 janvier prochain, à Red Deer, soit Colten Ellis, Samuel Bolduc, Artemi Kniazev, Nikita Alexandrov, Maxim Cajkovic, Raphaël Lavoie, Nathan Légaré, Samuel Poulin et Jakob Pelletier.

49 | Le nombre d’arrêts du gardien Matthew Welsh dans la victoire de 5-4 en tirs de barrage des Islanders de Charlottetown sur les Wildcats de Moncton devant près de 3000 étudiants dans le cadre de la journée scolaire au EastLink Centre, mercredi.

0 | Les Huskies sont la seule équipe invaincue au bris d’égalité cette saison, et ce, en six occasions, grâce à trois victoires en prolongation et autant en tirs de barrage.