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Ce merveilleux monde de l’humour

Ce merveilleux monde de l’humour
Illustration adobe stock

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Oui, je sais que déjà une semaine s’est écoulée depuis le gala des Olivier et que, dans le monde d’aujourd’hui, tout ce qui est plus vieux que 24 h devient presque préhistorique. Mais laissez-moi fouiller un peu dans les fossiles du gala de la semaine dernière.

Ce qui m’a le plus sauté aux yeux, c’est comment tant de chemins de vie, de parcours de carrière différents mènent tous au même endroit. Une fois que je suis assis dans la salle du gala, je prends toujours le temps de regarder autour de moi et je m’amuse à analyser les visages qui m’entourent.

Nous sommes tous au même endroit, la Mecque de l’humour, avec des attentes différentes. Certains sont en nomination, d’autres en rêvent. Certains ont des attentes élevées, d’autres sont juste contents d’y être. Les gérants te disent que c’est important que tu y sois pour qu’on te voie la face, d’autres sont là pour voir leurs poulains récolter la récompense de leur dur labeur. C’est un beau mélange de jeunes fringants et de vieux boucs qui prennent deux secondes pour réfléchir à tout le parcours qui les a amenés à cette concrétisation.

Les mots comme bouclier

Je vais être honnête, il y a des poseurs, d’autres qui s’en foutent. Certains sont superficiels, mais en toute honnêteté, le gala Les Olivier est le plus grand rassemblement de l’authenticité dans le monde de l’humour. Parce que par-dessus tout le flafla, ce que nous sommes vraiment est palpable.

L’humour a cette beauté : ton seul bouclier, c’est les mots. On a des comédiens extraordinaires qui apportent énormément à leur personnage ; on a des auteurs-compositeurs tout aussi géniaux qui peuvent te faire sentir fébrile avec la simple magie du grattage d’une guitare.

Mais en humour, ta seule défense, ton seul véhicule pour avancer, c’est ce que tu es et ce que tu écris. Louis-José Houde l’a trop bien dit : « Je passe ma vie à trouver la formule magique, et quelle belle récompense que de réaliser qu’il n’y en a pas ». La base est simple, c’est la formule des essais et erreurs en espérant pour le mieux. Quelle belle quête de vie !

La seule chose qui est triste, celle qui nous sépare entre jeunes et vieux boucs, c’est le bref temps que l’on prend pour apprécier tout ce qui nous arrive, le privilège de vivre les vies qui nous confrontent et nous récompensent.

Beaux moments

On m’a demandé dimanche dernier sur le tapis rouge quel était le moment des 20 ans des galas Les Olivier que je chérissais le plus.

Je vous confirme que le hamster s’est mis à pédaler vite pour le trouver. C’est comme si mes 30 ans de carrière défilaient devant moi pour me donner la réponse la plus simple : être en nomination avec ma fille pour notre série Max et Livia.

Quelle récompense de vie ! Elle ne faisait pas juste m’accompagner, c’était aussi son moment à elle. C’était la réponse à mon parcours à moi.

Certains de mes collègues ont un beau plaisir à nous critiquer, peu importe ce que l’on fait. Mais vous savez quoi ? Des moments comme celui que j’ai vécu au gala, ce contact tous les soirs avec le public, ce partage de tes pensées, ces énormes rires, peu importe les critiques, ces moments, personne ne peut me les enlever.